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CHRONIQUES
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ADX
"13ème choc"
2026
(Verycords)
Discographie
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Quarante ans après avoir surgi de la scène francilienne, ADX continue de traiter le Heavy/Speed metal à la dure. Né en 1981 dans l'Oise, le groupe s'impose dès son premier album "Exécution" en 1985, puis enchaîne avec le superbe "La terreur" '1986 et le magnifique "Suprématie" (1987).
ADX posait les bases d'un style Heavy Speed Metal énergique et énergique mais néanmoins mélodique, où riffs acérés, refrains martiaux et textes historiques font corps.
Après une première résurrection à la fin des années 90, la machine repart ensuite de plus belle avec "Division blindée" (2008), "Immortel" (2011), "Ultimatum" (2014), "Non serviam" (2016),"Bestial" (2020) et "L'empire du crépuscule" (2024)... sans oublier les réenregistrements de "Terreurs" (2010) et "Etranges visions" (Réadaptation en 2021 du "Weird visions en français).
Au fil des décennies, le line up s'est recomposé autour de Philippe "Phil" Grelaud au chant et Didier "Dog" Bouchard à la batterie, rejoints par Neo à la guitare, puis par Frederick Allanic (guitare) en 2022 et Jules Brosset (basse) en 2023, apportant un sang neuf au combo.
Ce treizième album "13ème choc" sort le 25 septembre 2026 chez Verycords, au format CD et vinyle gatefold (500 exemplaires). Il est enregistré au Studio Sainte-Marthe à Paris, avec Francis Caste aux manettes, garant d'un son massif et précis.
Le visuel est une nouvelle fois signé par Stan W-Decker, affichant un thème guerrier, historique et dramatique parfaitement raccord avec le contenu des 12 titres de l'album (dont 3 instrumentaux), annoncé avec "une orientation musicale plus agressive et Thrash, tout en conservant les thématiques historiques et fantastiques emblématiques du groupe"... même si perso, je ne trouve pas ce durcissement si radical que cela...
Les choses sérieuses démarrent par l'instrumental orchestral "13ème choc", avant que "Nom de code : ADX" ne déboule : riffs en rafales et refrain marquant. On sent que les guitares sont plus travaillées et assurées. Les harmonies sont également plus limpides, avec cette patte mélodique ADX reconnaissable. Un excellent Speed Metal !
Plus sombre et agressif, "Le règne des écorcheurs" plonge dans une page sombre du Moyen-Âge s'inspirant de ces mercenaires surnommés les "écorcheurs" et engagés par certains seigneurs pour accomplir leurs basses besognes, notamment des massacres, des tortures et des assassinats... exprimé sur un tempo speed nerveux et des guitares qui lacèrent à chaque changement de riff.
Avec une intro qui m'évoque étrangement Scorpions dans le son des guitares, "La peur te va si bien continue sur un Speed Metal à la fois nerveux et mélodique, avec un refrain plus posé. Un pont presque parlé apporte une ambiance plus calme atmosphérique nouvelle, avant le retour de la furie. Les guitares Heavy proposent riffs saignants, solo singlant magnifique et accords plus mélodiques, comme nous en prodigue ADX depuis ses premiers albums.
"Les neuf de Senlis" : "L'histoire se passe à l'époque des templiers, le roi Philippe le Bel a fait exécuter donc brûler, neuf templiers qui se trouvaient dans la ville de Senlis, ce sont les premiers d'une longue série, on raconte le commencement et le pourquoi de ces exécutions"... avec une construction dramatique où les montées en puissance épousent la tragédie des bûchers.
L'aspect plus sombre et Thrash se présente avec "Cardinal", mais toujours avec la pâtine ADX, avant "Sous le masque du fléau", qui joue sur la lourdeur, des breaks efficaces, un refrain marquant, un tempo plus saccadé et un chant habité.
Plus Heavy mélodique, au chant plus susurré, "L'ombre des hussards" apporte sa pierre à l'édifice d'un titre parfaitement dans la logique du style ADX. Un Heavy au tempo plus posé mais néanmoins énergique, avec des mélodies attachantes et des guitares excellentes. La paire Neo/Allanic est parfaite.
Puis c'est au tour de "Eldorado, terre de sang" de nous envoyer son Heavy Speed puissant aux mélodies toujours bien trouvées. Les grattes sont encore une fois superbes et les lignes de chant très bonnes. Un futur hit en puissance !
Apportant une note plus mystérieuse, "L'entité" mêle agressivité et mélodies entêtantes, sans oublier les instrumentaux "Bellatores" façon orchestral et violons qui apporte un peu de fraicheur, et "Perdition", plus dispensable à mon sens...
La section rythmique cogne avec une régularité martiale, les guitares se répondent en tissant un mur de son incisif et des harmonies parfaites, et le chant, toujours très typé, même s'il monte moins haut que par le passé, est la marque ADX et assume pleinement son rôle de narrateur des textes sanglants qui traversent l'album, même si par moments il gagnerait en clarté car certains passages sont difficilement compréhensibles.
"13ème choc" n'est pas une simple nouvelle livraison d'ADX : c'est la démonstration qu'un groupe vétéran peut encore durcir le ton, affûter son écriture et signer un très bon album, bien meilleur que les précédents "Bestial" et "L'empire du crépuscule".
ADX fait du ADX. Les fans seront ravis. Les autres critiqueront le manque de renouveau, même si la bande propose ici un disque qui regarde l'avenir droit dans les yeux, sans jamais tourner le dos à son histoire.. Excellent cru...
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Chronique par Duby
Septembre 2026
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01 - 13ème Choc (1:38)
02 - Nom de code : ADX (5:14)
03 - Le règne des écorcheurs (4:32)
04 - La peur te va si bien (7:15)
05 - Les neuf de Senlis (4:59)
06 - Cardinal (5:37)
07 - Sous le masque du fléau (3:41)
08 - L'ombre des hussards (4:46)
09 - Eldorado, terre de sang (3:59)
10 - Bellatores (2:15)
11 - L'entité (4:27)
12 - Perdition (2:09)
Paroles :
Indisponibles. Ajoutez les paroles
ICI
Musiciens
: Philippe "Phil" Grelaud (Chant), Neo (Guitare), Frederick Allanic (Guitare), Jules Brosset (Basse), Didier "Dog" Bouchard (Batterie)
Écoute de l'album '13ème choc' (2026) de ADX :
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