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AMARTIA nous revient en ce printemps 2021
avec un sixième album "Daylight beauty". Basé à Lille, le groupe du guitariste
Vincent Vercaigne a subit maints remous et est aujourd'hui stabilisé, avec à
ses côtés la chanteuse Amandine Duwooz, le bassiste Sébastien Descarpentries, le
claviériste Cyril Carrette, ainsi que le batteur Quentin Daumal.
Le combo s'est
attelé à l'enregistrement de dix nouvelles chansons autoproduites, faisant
appel à Bruno Levesque (SYRENS CALL, SILENCE...) pour le mixage et le mastering.
COVID oblige, le nouvel album a été composé en mode distanciation, cela jouant
inévitablement sur l'ambiance et l'état d'esprit des musiciens.
Au sein du groupe depuis 2014, Amandine a écrit une bonne partie de ce "Daylight
beauty". Le changement climatique est au centre des sujets traités,
ainsi que l'avenir de "notre jeunesse".
Musicalement, le groupe Lillois œuvre dans un Rock Atmosphérique, flirtant avec
le Progressif. L'album "Daylight beauty" sort en Avril 2021 sur le Label
M&O Music.
Tout en sobriété, l'artwork est l'œuvre du bassiste Sébastien Decarpentries. Il représente
sur fond blanc, un cœur au sein duquel émerge une plante, et en opposition,
"tête en bas", un bulbe (faisant penser à quelque masque africain, lui donnant
un certain côté inquiétant), et un oiseau vole entre les deux. Des symboles, source
de vie révélant une certaine "beauté de la lumière du jour".
Place à la musique. "Lose control" s'ouvre sur des battements ressemblant à ceux
d'un cœur. La voix susurrée d'Amandine lance le sujet. Plus de sept
minutes de plaisirs auditifs, tout en finesses et harmonies. La rythmique de
Sébastien et Quentin se met au service des claviers de Cyril qui délaie une
ambiance addictive. Sébastien propose un superbe solo. On se laisse aisément
porter par le lyrisme d'Amandine et les mélodies distillées par AMARTIA. Le
titre se conclut tout en fading, nous laissant un sourire aux lèvres, et les
écoutilles bien ouvertes !!
"Dancing light" poursuit avec son côté un peu
lancinant. Amandine y mène les débats, montant régulièrement sans excès dans les
aiguës. Les riffs de guitares se font plus Heavy. Quelques notes de basses et la
batterie marque le tempo, laissant place aux solis claviers puis guitares. On
ferme les yeux et on se laisse porter !!! Le titre monte progressivement tout en
puissance, un côté bien Progressif que n'aurait pas renié un ARENA ou un
PENDRAGON. On conclut une nouvelle fois en fading laissant quelques nappes de
claviers, le tout œuvrant autour des sept minutes.
"Lily" se veut plus calme, littéralement porté par la voix d'Amandine qui
montre toute ses capacités tout en finesse et élégance. L'on est plus dans un
registre calme version The GATHERING, la voix de la Frontwoman des Lillois me
faisant beaucoup penser à Anneke Van Giersbergen. A signaler le solo de saxo de
Benjamin Dubray, invité pour l'occasion par le groupe. Pas vraiment fan de
l'instrument, j'avoue que le rendu est plutôt plus que plaisant.
AMARTIA propose un voyage onirique, planant et addictif. Piano et voix lancent "Child's
eye", avant que la rythmique ne survienne. La douceur de la voix se heurte à des
riffs bien sentis, les solos de guitares sont proposés en versions acoustiques
pour céder le pas à l'électrique. La richesse musicale d'AMARTIA fait penser à
ANATHEMA d'aujourd'hui, sans renier les racines d'un Mike OLDFIELD ou d'un PINK
FLOYD.
Les Lillois nous proposent un "Voyage" tout en finesse sur lequel la basse groove,
la batterie se fait caressante. La guitare se la joue acoustique, laissant
l'électrique pour le soli. Le morceau évolue vers un passage plus agressif,
instrumental, sur lequel chaque musicien monte en puissance. "The journey"
dépasse les huit minutes sans moment de lassitude...
"In waves" est un petit
instrumental de toute beauté qui sert d'intro à ""Old man and the sea",
puisque enchaînant directement sans temps mort. Une petite bluette
musicale qui montre que l'univers d'AMARTIA délivre plusieurs aspects auditifs.
"Old man and the sea" ne déroge pas à la règle, avec ses superbes partie de Basse,
dont certains arpèges ont un côté jazzy, que l'on retrouve plus légèrement dans
les claviers qui laissent place à un solo version "Guitar Hero", à l'opposé du
tempo limite lent voire Mid-tempo du titre.
Batterie et guitare acoustique nous
plongent dans "Melancholy". Résolument progressif, malgré son titre, le morceau est
loin d'être mélancolique. Porté une nouvelle fois par la voix d'Amandine,
saluons le travail tout en finesse du batteur Quentin. Les claviers de Cyril
posent des ambiances de toute beauté.
"Please tell me" durcit un peu le ton par son entame, avant que le soufflet ne
retombe avec le chant d'Amandine. Le titre alterne passages calmes et
véritable envolé plus agressive, le chant n'étant pas en reste, montrant ainsi
qu'il peut naviguer au grés des styles, prouvant ainsi que le côté agressif du
groupe dévoilé sur le précédent album "The beast within" peut émerger à tout
moment !! Cela reste toutefois très mélodique pour un titre dépassant à peine
les quatre minutes.
"Cloud 9" conclut l'album avec des ambiances qui me font
penser à SAGA. Un titre qui alterne une nouvelle fois "Calme et Tempête". J'adore
le contraste de la douceur de la voix avec les passages plus agressifs et
accélérés, donnant une couleur et un caractère plus trempé à l'ensemble. Le titre
se conclut sur la voix d'un homme qui déclame son message... Un bien bel ouvrage
!!!
AMARTIA vient de nous proposer son sixième album, que les amateur de Heavy et de
gros riffs bien sentis ne trouveront sûrement pas à leur goût. Mais les
amateurs de belles mélodies, de Rock Progressif et Atmosphérique, y trouveront
leur compte !
Tout en délicatesse, les Lillois d'AMARTIA nous dévoilent avec
grand talent leur vision de la Beauté de la Lumière du Jour !! Et il est certain
qu'à l'écoute de ce "Daylight beauty" vous la verrez différemment !!! Rehaussé
par un mixage et un son "aux petits oignons", cet album est un régal auditif
!!! Attention Risque d'Addiction !!!
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