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CHRONIQUES |
Trois ans après un "Atmosphere 136" qui
hésitait (et le terme n'est pas forcément péjoratif) entre heavy prog et hard
rock mélodique burné, revoilà les auvergnats de Awacks avec un line up
légèrement remanié.
En effet, le claviériste Guillaume Greffier et le bassiste Eric Tixeront s'en
sont allés et ont été respectivement remplacés par Nach et Stan-W D qui s'est
par ailleurs chargé, non sans talent, de l'intégralité de l'artwork de ce nouvel
album.
Et les deux nouveaux ont manifestement rapidement pris leurs marques et se
montrent très présents d'entrée de jeu.
En effet dès l'intro de "Rêve", les claviers de Nach sont
omniprésentspour le plus grand bonheur de nos oreilles. La musique ne manque pas
d'évoquer Dream Theater, d'autant plus lorsque Steve (guitares) et son
claviériste se laissent aller en soli d'abord séparémentpuis dans une harmonie
du plus bel effet.
Ajoutez à cela la voix sans faille de l'excellentissime Crock et vous obtenez un
magnifique titre d'introduction qui vous file une belle petite claque dès le
départ.
Après une petite intro sans intérêt, "Halfway to infinity" suit et permet
à Stan de mettre en valeur la qualité de son jeu de basse dont les plans et la
virtuosité ne sont pas sans rappeler un certain Jon Myung de qui vous savez. Et
là encore ce titre est un ravissement, alliant avec panache heavy prog et
mélodie imparable.
Cette "troisième voie", sans pour autant renier le côté mélodique propre aux
deux premiers albums du groupe, s'engage résolument dans les couloirs tortueux
du heavy progressif, offrant aux auvergnats une liberté sans frontière en terme
de composition, d'arrangements et d'interprétation.
Et les bougres ne s'en privent pas, les titres se rallongent, les structures se
complexifient, diverses ambiances sont tour à tour explorées, tout ça sans
jamais tomber dans l'ennui ce qui n'est pas un mince exploit.
On est tour à tour happé par la noirceur et la mélancolie d'un "Vivre sans
lumière" aux paroles somptueuses (le titre est dédié à David Dudziak, décédé
en 2004 et semble t-il considéré comme le 6ème membre du groupe si j'en crois le
livret), par un "Waterfall" à l'intro atmosphérique et "aquatique" qui
n'est pas sans rappeler le Marillion de la période Fish, avant d'être soufflé
par un pavé de près de 10 minutes intitulé "La haine et la souffrance".
Un titre alambiqué où les ambiances se succèdent avec bonheur et où Crock est
impérial, son organe se rapprochant de celui de son compatriote de Manigance
Didier Delsaux. Ce morceau possède de plus des paroles magnifiques et un refrain
parfait, propre à s'immiscer dans votre mémoire. Voici assurément un des plus
gros temps forts de cette galette.
La qualité des refrains (clairement un héritage de la facette hard rock
mélodique du groupe) et des paroles est par ailleurs une constante tout au long
de cet album et ce n'est pas un "Timecurse warcurse", un "Everything
is nothing" ou encore un "SOS" qui, en français ou en anglais,
sauraient me faire mentir.
L'album se termine de manière plus atmosphérique avec un "Secret place"
plus ambiancé mais loin d'être inintéressant où la qualité des musiciens prend
toute son ampleur.
Vous l'aurez compris, avec "The third way" Awacks semble résolument avoir
choisi la voie du heavy progressif classieux.
Il en résulte un album aux titres tarabiscotés, alambiqués où la mélodie n'est
cependant jamais occultée et qui se révèle petit à petit, écoute après écoute
sans jamais être lassant pour l'auditeur.
Il faut dire que les clermontois ont pris un soin tout particulier à concocter
des refrains suffisamment catchy qui constituent autant de bouées auxquelles se
raccrocher avant de plonger dans le grand bain de sa musique.
Et la musique est somptueuse, le travail sur les arrangements de qualité et
l'interprétation des divers protagonistes sans faille.
Ajoutons à cela des paroles et des textes remarquables et je peux affirmer sans
parti pris qu'Awacks a, avec "The third way", franchi un palier et nous
offre là son album le plus abouti. Certains diraient l'album de la maturité et
je ne suis pas loin de le croire.
Reste maintenant à espérer que ce CD ne sera pas le dernier et qu'après plus de
6 années d'attente, le groupe réussira à nous proposer très bientôt un
successeur au moins aussi bon si ce n'est encore meilleur. |
Chronique par
Lolo36
Juin 2012 |
01 - Rêve (6:51)
02 - Out of nowhere (Intro) (1:10)
03 - Halfway to infinity (4:02)
04 - Vivre sans lumière (4:51)
05 - Waterfall (4:39)
06 - La haine et la souffrance (9:38)
07 - Timecurve/Warcurse (5:20)
08 - Everything is nothing (6:47)
09 - S.O.S. (5:28)
10 - My secret place (6:01) |
Paroles : Indisponibles. Ajoutez les paroles
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Musiciens
: Crock (Chant), Nach (Claviers, Chœurs), Steve (Guitares), Stan-WD (Basse,
Chœurs), François (Batterie) |
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