France Metal Museum : Hard-Rock et Metal français

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Pochette EMERALD MOON
"The sky's The limit Tour 2025"
2026
(Autoproduction)

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Discographie

Phase one (2024)
The sky's The limit (2025)
The sky's The limit Tour 2025 (2026)

Le rock seventies a depuis longtemps de solides ambassadeurs entre Paris et Lyon, cinq musiciens s'associant désormais pour distiller leurs riffs sous le nom de EMERALD MOON, un groupe qui intègre avec une vigueur incroyable l'univers du classic rock, des twins guitares acérées, une rythmique implacable, le tout porté par une chanteuse à la voix puissante et au charisme animal. Leurs morceaux oscillent entre épopées électriques et ballades acoustiques célestes.

Un quintet haut en couleurs qui n'est pas sans nous rappeler des groupes légendaires comme Thin Lizzy, Led Zeppelin, Wishbone Ash ou encore Pat Benatar et tout un pan de rock 70's qu'il revendique sans nostalgie poussiéreuse.

Un premier EP "Phase one" a vu le jour en Octobre 2024, suivi en Juin 2025 par l'album "The sky's The limit", sorti en juin 2025 avec 12 titres dans les entrailles, qui remettent le classic rock en haut de l'affiche. En mars 2026, le groupe sort "The sky's Limit Tour 2025", un live puissant d'authenticité qui montre à quel point EMERALD MOON est un groupe taillé pour la scène.

Enregistré au Woodstock Guitares d'Ensisheim à l'automne 2025, "The Sky's The Limit Tour 2025" capture EMERALD MOON exactement là où le groupe vit le mieux : sur scène, devant un public compact, proche, qui respire au même rythme que les amplis. On sent d'emblée que ce live n'est pas un simple produit dérivé entre deux albums, mais le prolongement logique d'un premier long format déjà très abouti...

La pochette, dans la continuité de l'univers du groupe, joue sur cette idée de classic rock. Le son, autoproduit mais clairement travaillé avec soin, garde le grain brut du live : guitares en avant, voix très présente, section rythmique large, un mix qui privilégie l'impact et la dynamique plutôt que le polissage clinique, et un mastering qui laisse respirer les crêtes, comme sur un vieux vinyle qu'on pousse un peu trop fort.

Le set s'ouvre sur "When there's a will, there's a way", et c'est un choix malin : ce morceau, déjà marquant sur l'album studio, prend ici une couleur encore plus Southern. La slide de Fabrice Dutour et de Michaal Benjelloun apportent ce côté sudiste qui évoque autant les grands classiques que le Rock contemporain, tandis que la basse de François C. Delacoudre ancre le tout dans un groove massif. La batterie de Laurent Falso donne l'impression d'être au milieu de la salle, et la voix de Vanessa Di Mauro, ajoute une rugosité qui sert parfaitement le refrain. On entend déjà la patte de la prod : rien n'est aseptisé, les respirations, les frottements de cordes, les réactions du public sont intégrés au tableau.

"What you're told" enchaîne sans temps mort, et c'est là que les twins-guitares explosent vraiment. Le groupe joue ici la carte d'un boogie survitaminé, avec un break de guitares harmonisées qui prend une dimension quasi épique. Les guitares se croisent, n'écrasant pourtant jamais la voix de Vanessa, qui navigue entre puissance Rock et inflexions plus Soul, rappelant pourquoi on la compare volontiers à des chanteuses comme Pat Benatar ou Beth Hart. La section rythmique, ultra serrée, donne ce côté "groupe qui tourne déjà depuis des années"... alors que l'on parle d'un projet né en 2024 seulement.

Avec "Bad mood", la bande ralentit légèrement le tempo mais durcit le ton. Le riff principal, très 70's dans l'esprit, repose sur un motif de guitare enroulé autour d'une basse qui ronfle. Chaque note reste lisible. Vanessa joue davantage sur la colère contenue, sur des lignes mélodiques qui montent en tension avant de lâcher tout sur le refrain, et le public répond immédiatement, audible dans les silences entre les phrases. Un titre taillé dans la masse d'un Deep Purple en forme...

La première reprise, "Ramble on" de Led Zeppelin, est un passage obligé pour un groupe qui revendique fièrement cette filiation. EMERALD MOON ne cherche pas à copier la version originale : la rythmique est un peu plus lourde, plus rock que folk, et les guitares se permettent quelques libertés dans les arrangements. La voix de Vanessa, loin de singer Robert Plant, impose sa propre identité, avec un grain plus soul, qui donne au morceau une couleur différente.

On revient sur le terrain de compos personnelles avec "On & on" dans un classic rock mélodique, accrocheur, avec un refrain taillé pour être repris en chœur. Le morceau gagne ici en nervosité : la batterie pousse légèrement le tempo, les guitares se répondent, et la voix se fait plus incisive, presque pop-rock dans certaines lignes, ce qui rappelle les influences Pat Benatar.

EMERALD MOON bascule dans un registre plus Bluesy, presque ballade lourde avec "Worry". Vanessa joue sur les nuances : elle passe de murmures rauques à des envolées pleines de vibrato sans jamais forcer, et la captation garde ces micro-détails de respiration qui rendent la performance très humaine. Les guitares se font plus retenues, laissant de l'espace à la voix, puis se déploient dans un solo plein de feeling.

La suite renoue avec un Hard Rock plus direct, pour un "Devil woman" porté par un riff qui pourrait sortir d'un vieux Deep Purple ou d'un Led Zeppelin période la plus rugueuse. Le refrain, scandé, fonctionne parfaitement. Le solo, très Jimmy Page dans l'esprit, profite d'un son de guitare légèrement plus saturé que sur d'autres titres, ce qui donne au morceau un côté plus abrasif.

La reprise de "The boys are back in town" de Thin Lizzy est presque un manifeste pour EMERALD MOON. Entre les twins-guitares parfaitement callées de Fabrice Dutour et Michaal Benjelloun et l'amour évident du groupe pour les harmonies à la Gorham/Robertson, le morceau semble taillé sur mesure pour eux. La voix de Vanessa, là encore, ne cherche pas à imiter Phil Lynott, mais apporte une énergie différente, plus tranchante, qui modernise le titre. Le public, qu'on entend chanter sur le refrain, est intégré dans le panorama sonore, renforçant l'impression d'être dans la salle.

Le groupe s'autorise un moment plus décontracté, presque pub-rock, avec "Stay with me" (Faces). La batterie de Laurent Falso y est particulièrement savoureuse, avec ce swing volontairement détendu, qui donne au morceau tout son charme. Les guitares jouent davantage sur le feeling, tandis que "The sky's The limit", long titre qui dépasse les huit minutes et condense tout ce que le groupe sait faire, déploie ses gammes. On y retrouve les riffs hérités des 70's, les rythmiques légèrement hachées qui évoquent autant Rush que le hard rock classique, les harmonies de guitares à la Thin Lizzy et un final vocal qui monte en intensité jusqu'à l'explosion. L'occasion également de faire participer le public dans une osmose évidente, tout cela suivit d'un solo de batterie de Laurent Falso...

On comprend à cet instant pourquoi ce live existe : pour montrer que ces compositions, déjà solides en studio, prennent une autre dimension sur scène, et que la communion avec le public est importante pour la bande...

L'autre clin d'œil assumé aux racines soul et rhythm'n'blues du groupe, s'articule autour de "Nutbush bush limits" de Tina Turner. La rythmique est plus droite, presque funk-rock, et la basse de François C. Delacoudre y trouve un terrain de jeu idéal, avec des lignes qui slappent à peine mais groovent énormément. Les guitares, plus discrètes, se contentent de ponctuer, puis se lâchent sur un solo court mais incisif. Sans oublier une nouvelle participation avec le public... et un finish au riff intemporel que je vous laisse découvrir...

Le set se conclut sur le classique intemporel "Rock'n Roll" de Led Zeppelin, et c'est difficile d'imaginer une sortie plus logique pour un groupe qui revendique autant cette filiation. Laurent Falso y livre une performance avec ce shuffle nerveux qui tient tout le morceau, tandis que les guitares reprennent le riff mythique en lui donnant un léger coup de jeune, plus massif, plus moderne.

Derrière ce live, il y a surtout cinq parcours qui expliquent cette maturité étonnante pour un groupe aussi jeune. Vanessa Di Mauro, frontwoman magnétique, vient de formations comme Undercover ou IDentity, où elle a déjà rôdé cette voix puissante, capable de passer du rock le plus rugueux à des nuances plus blues ou soul. À ses côtés, Fabrice Dutour, guitariste passé par Back Roads, Mégaphone, Sang pour Sang et le projet United Guitars, apporte un sens aigu du riff et de l'arrangement, forgé au contact de nombreux musiciens de la scène rock française. Michaal Benjelloun, lui aussi habitué des grandes scènes avec le Gaëlle Buswel Band et United Guitars, complète ce twin-guitar redoutable, capable de passer d'un registre bluesy à des harmonies plus sophistiquées sans jamais perdre le fil.

La base rythmique repose sur François C. Delacoudre, ex-bassiste de Laura Cox, Guitar Night Project et United Guitars, dont le jeu, à la fois mélodique et massif, donne à EMERALD MOON ce socle qui fait toute la différence. À la batterie, Laurent Falso, passé notamment par Jack Bon, apporte une frappe à l'ancienne, très organique, avec ce sens du groove qui fait autant penser aux batteurs de hard 70's qu'aux artisans du rock plus contemporain. Ensemble, ces cinq musiciens, réunis en 2024 autour d'un amour commun pour le rock seventies, ont très vite trouvé leur son : un classic rock qui ne se contente pas de recycler des clichés, mais qui les réinjecte dans des compositions solides, portées par une vraie personnalité vocale et instrumentale.

Cet album live "The sky's The limit Tour 2025" n'est donc pas seulement un souvenir de tournée : c'est la preuve, gravée sur disque, qu'EMERALD MOON est déjà un groupe de scène au niveau des références qu'il revendique. La captation, le mix et le mastering ont su préserver cette énergie brute tout en offrant un son suffisamment précis pour qu'on puisse savourer chaque détail de jeu, chaque interaction entre les musiciens. Après pile 1 heure de son, on referme ce live avec la sensation d'avoir passé un vrai bon moment de Rock, de simplicité et de feeling pur !
Chronique par Duby
Avril 2026

01 - When there's a will, there's a way (4:50)
02 - What you're told (5:31)
03 - Bad mood (5:00)
04 - Ramble on (Led Zeppelin Cover) (5:18)
05 - On & on (4:22)
06 - Worry (5:27)
07 - Devil woman (3:40)
08 - The boys are back in town (Thin Lizzy cover) (5:37)
09 - Stay with me (Faces cover) (4:46)
10 - The sky's the limit (8:39)
11 - Nutbush bush limits (Tina Turner cover) (5:23)
12 - Rock'n Roll (Led Zeppelin cover) (4:04)

Paroles : Indisponibles. Ajoutez les paroles ICI Cliquez pour ajouter les paroles

Musiciens : Vanessa Di Mauro (Chant), Fabrice Dutour (Guitares), Michaal Benjelloun (Guitares), François C. Delacoudre (Basse), Laurent Falso (Batterie)

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