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Pochette HELLIXXIR
"Beyond the frame"
2025
(M&O Music)

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Discographie

The cypress forest (2003)
War within (2007)
Corrupted harmony (2011)
A dull light around (2018)
The black fortress (2019)
Beyond the frame (2025)

Le Mint Julep est probablement le plus vieux cocktail connu : créé en 1810, ce mélange de Bourbon, de sucre, d'eau et de menthe, ancêtre du Mojito, à la recette fluctuante, est un élixir resté caché dans les volutes de fumée des bars de la Nouvelle-Orléans. Un peu comme ce groupe grenoblois bien ancré sur la scène underground : HELLIXXIR.

Créé en 2001, à l'initiative de Matthieu Laforêt, le guitariste et second chant, ex-membre de Catharsis, HELLIXXIR doit son nom à la combinaison du breuvage de santé, l'Enfer (Hell). Quant aux deux X suivi du I, ils correspondent au XXIème siècle. En presque 25 ans, son style évolue, passant du Heavy Metal avec une première démo, en 2003 "The cypress forest", au Thrash et son premier album "War within" quatre ans plus tard.

En 2011, le groupe est frappé par le malheur : le décès accidentel de Camille Marquet, le bassiste-chanteur. Alors que le groupe aurait pu mourir également, c'est avec la force d'un vieux malt tourbé que HELLIXXIR sort quelques mois après "Corrupted harmony" sur lequel figure le travail du feu-musicien, mais avec la voix d'Alexandre Manin. Son arrivée marque aussi le tournant d'HELLIXXIR, s'orientant davantage vers une musique plus sombre, mais il faut attendre le millésime 2019 et la sortie de l'album de Black Thrash "The black fortress".

Il aura fallu patienter jusqu'à ce 28 Novembre 2025 pour retrouver une ambiance toujours plus obscure avec ce quatrième opus "Beyond the frame", sorti chez
M&O Music.

"Beyond the frame" est un Jéroboam comprenant treize titres évoquant l'histoire d'un lugubre personnage et ce, pendant presque une heure. Ce sinistre protagoniste vous accueille sur cette pochette signée de l'artiste isérois David Berbel.

L'album est inauguré par "Genesis", un court morceau alliant carillon à vent et boîte à musique détraquée. Un extrait à priori doux mais qui évoque déjà l'inquiétude.

C'est par une courte intro un peu Prog que commence "The sun will no longer rise". Cependant, les gros riffs et le growl prennent vite le relais avec ce mélange de voix et cette guitare disharmonieuse au rythme d'une échappée. Le chant d'Alex sait se montrer Death ou Black.

"An overview of the great beyond" entame un rythme lent inquiétant et un chant puisé dans le marc de la bouteille. La batterie de Romain Charbonnier prend l'ascendant pour battre le tempo plus rapide puis laisse de nouveau la place à la six cordes électrique et sa lenteur écoeurante de lourdeur.

Le Black Metal atmosphérique est à l'honneur avec "Far away from my previous life", marqué par un kit de fûts tonitruant et un chant martelé comme sait le faire le duo hollandais Carach Angren.

Sur les accords doux de la guitare, le chant est soufflé pendant l'ouverture de "Worst day of your life, Best time of my day". La voix et les cordes s'intensifient au fur et à mesure de l'évolution du titre. Le rythme s'accentue pendant que les textes coulent à flots. Les voix d'Alex et de Matthieu se mélangent pour un final enivrant.

Après une période très noire, revenons à du Death pour "Birth of the goodness" : des arpèges saccadés, du growl, du chant scandé constituent la structure de ce titre, également marqué par différentes ambiances, alors que la guitare est plus "thrashienne".

A mi-album, les petits et doux accords de cordes du court titre "Prelude to the shrouded path" annoncent une seconde partie dantesque. Le bouchon de champagne saute pour le très Death et épique "A gathering for all wasted souls"... Double pédale et riffs frénétiques sont les maîtres-mots de ce titre ultra-rapide. Suivent deux morceaux aux titres en latin : "Larvatus prodeo" (Je sors masqué) et "Ad nauseam" (Jusqu'à la nausée) dans le même cépage que le précédent, mais tirant vers un chant horrifique.

"Hunting the hunter" démarre à cent à l'heure. La composition et le chant font penser au travail de Michael Amott jusqu'à la deuxième partie, pendant laquelle le rythme se trouve plus saccadé, passant d'un Death mélodique à un ether plus Black. "Homo patiens" est plus calme, mais d'un calme flippant. La batterie prend rapidement le pas pour placer le chant inquiétant, passant de l'acharnement poétique à l'énervement euphonique.

L'album s'achève sur son titre le plus long. Autant dire que l'on s'attend à un final tout en excès : "Verses of the final purge" est un déferlement dans lequel tous les intervenants sont mis à l'honneur avec des changements de rythmes, rendant l'atmosphère une dernière fois pesante.

HELLIXXIR nous propose un nouveau cocktail, le "Beyond the frame" : dans un shaker, mettez une dose et demie de Death, une mesure de Black pour la nouveauté, une lichette de guitares Heavy pour la tradition, et un soupçon de growl et de chant crié, et délectez-vous de ces treize lampées qui feront exploser vos papilles acoustiques.

Et même si HELLIXXIR ne se range dans aucune case, comme dirait Alfred de Musset : "
Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse".
Chronique par Blut Sauger
Décembre 2025

01 - Genesis (0:28)
02 - The sun will no longer rise (5:55)
03 - An overview of the great beyond (6:15)
04 - Far away from my previous life (4:37)
05 - Worst day of your life - Best time of my day (5:50)
06 - Birth of the goodness (4:07)
07 - Prelude to the shrouded path (1:34)
08 - A gathering for all wasted souls (6:47)
09 - Larvatus Prodeo (5:09)
10 - Ad Nauseam (5:41)
11 - Hunting the hunter (4:48)
12 - Homo patiens (4:02)
13 - Verses of the final purge (7:11)

Paroles : Indisponibles. Ajoutez les paroles ICI Cliquez pour ajouter les paroles

Musiciens : Alexandre Manin (Chant), Matthieu Laforêt (Guitare), Laurent Couarraze (Guitare), Alexandre Moulin (Basse), Romain Charbonnier (Batterie)

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