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C'est en 1996 dans le nord de la France qu'un
groupe voit le jour sous l'impulsion du guitariste Mikael Fitrzyk. Son nom ?
QUARK7. Deux albums seront autoproduits : "Fly away" et "Once upon a
time" en 1999.
En Février 2002, le groupe s'enferme aux "Melody
Studios" à Paris dans le but d'y enregistrer ce qui pourrait être défini comme
leur troisième album, bien que ce dernier sorte avec un nom de groupe différent
: INVICTUS.
Ce "Black heart" est enregistré avec
l'aide du producteur Didier Chesneau et de musiciens en guest tels Aymeric Ribot
(Claviers/Chœurs), D. Féron (Chœurs) et Sylvie Grare (Chœurs). Le mastering sera confié au célèbre Sascha Paeth.
Dans un même
temps, le groupe signe un deal avec le label "Limb Music Products", qui éditera
l'album en Mars 2003.
Histoire de nous mettre dans le bain avec
délicatesse, l'opus débute par la courte intro "Depression - Part 1". Un
instrumental légèrement prog au début, avant de continuer et d'intégrer quelques
instruments orchestraux.
Avec le titre suivant "Depression - Part 2",
les choses sérieuses commencent. Un titre speed d'une efficacité redoutable et
qui nous montre de quoi les INVICTUS sont capables. Un métal mélodique speed de
haute volée énergique à souhaits ou l'on peut noter la présence de légers
violons somptueux.
Mais la palette du gang ne s'arrête pas là. "Whispers",
avec ses chœurs féminins et une intro lourde, est plus varié. Légèrement prog,
il alterne les rythmes, passant sans vergogne d'un tempo lourd à un speed
endiablé. Une belle réussite qui diversifie les styles.
"Redemption" met la gomme. Ce morceau rapide au
refrain excellent est tout simplement superbe. Il allie énergie, mélodie et
refrain de fort belle manière. Un morceau comme j'aime !
La lourdeur est de mise dans le tempo de "Miracle", conduit par sa mélodie et ses nombreux chœurs et voix en canon. Une
réussite de plus.
C'est les cuivres qui font leur entrée sur "Burn
7", conduit de main de maitre par Frédéric Glo au
chant, dont il faut saluer la performance. Son timbre de voix est unique et loin
des chants habituellement plus aigus dans ce genre musical. Ce titre speed
propose un break tout en douceur avant de remonter en puissance et reprendre sa
mélodie initiale.
"The strongest" et ses violons omniprésents est pourtant plus conventionnel, l'apport d'autres instruments annexes
(à l'exception de ces violons) étant
beaucoup moins poussé que sur les précédents titres. Il en ressort donc un
morceau Métal énergique sur un mid-tempo qui nous propose par ailleurs un solo
dantesque.
Sur une ouverture guitare saturée avec écho
toute en mélancolie et qui nous gratifie d'un doux solo, "Since the day"
commence une ballade ou voix et piano seuls ont leur place. C'est LA power
ballade de l'album, qui peu à peu prend ses aises avant de monter en puissance,
comme toute ballade métal qui se respecte.
Après un tel déploiement de de douceur (toute
relative, je vous l'accorde), il est temps de remettre la patate, ce que "Wonderland"
se charge de faire. Un morceau rapide à la mélodie entrainante, appuyé de
quelques légers violons du plus bel effet.
Voilà un hymne avec "The ancestor", ou
la voix de Frédéric Glo fait à nouveau des merveilles. Sur un riff simple, la
composition est principalement conduite par le chant.
L'énergie est de mise sur "Car crash",
qui nous fait immanquablement penser aux Danois de PRETTY MAIDS. Encore un
morceau réussi... un de plus !
"The choice", comme tous les autres
titres d'ailleurs, possède son lot d'arrangements. Les violons sont encore une
fois un apport non négligeable, sans parler de la guitare. Mikaël Fitrzyk fait
des prouesses à ce poste et les soli qu'il nous envois sont superbes.
Cet album empli de guitares, au chant
exceptionnel vous l'aurez compris et à la rythmique en béton armé est une
franche réussite.
Les compositions, accompagnées de très légers
chœurs, violons, cuivres, synthés... ne perdent en rien leur énergie et leur
côté Metal.
Amateurs de speed métal à la MANIGANCE, INVICTUS
est pour vous !
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