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Pochette LOMOR
"Sabouk rouge"
2026
(Rockshots Records)

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Discographie

Perseverance of sickness (2022)
Live on Dock (2023)
Sabouk rouge (2026)

LOMOR est un trio de Thrash Metal incandescent originaire de La Réunion, formé en 2018 dans le quartier de Ravine des Cabris à Saint-Pierre. Le groupe s'est rapidement distingué par une approche old school assumée et l'usage du créole dans ses textes, une singularité rare dans ce style.

Depuis sa première apparition en concert privé pour l'anniversaire de Marko (Tattoo) le 4 juillet 2020, LOMOR a arpenté toutes les grandes scènes de l'île...

En 2021, le trio travaille toute l'année sur ses compositions en réalisant plusieurs maquettages des différents titres, afin de préparer son premier album "Perseverance of sickness", qui paraît le 9 décembre 2022.

Outre de nouvelles dates sur l'île, ils effectuent une tournée sur le continent, notamment en première partie de AKIAVEL et MASS HYSTERIA, et publient ensuite un live, "Live on Dock" le 21 novembre 2023.

Le second opus studio, "Sabouk rouge", sort le 6 février 2026. Il est masterisé par Kai Stahlenberg au "Kohlekeller Studio", à Seeheim-Jugenheim en Allemagne. Il a été entièrement enregistré en France au "Studio ArtMusic" aux Arcs-sur-Argens dans le Var. Ce studio est dirigé par Sébastien Camhi, qui a également supervisé les prises de son et participé au titre "Nevroz", qui termine l'écoute de cet album.

Dès le morceau-titre "Sabouk rouge", le trio ouvre l'album avec un titre qui nous met dans le bain : puissance dévastatrice, tension continue, progression maîtrisée. Le morceau installe un climat presque oppressant, dans un Speed endiablé. Riffs vifs, courts, rugueux, hypnotiques, accompagnent une rythmique irréprochable. Le tempo ralentit ensuite, proposant une lourdeur et une ambiance plus sombre sur un passage précédant un solo rugueux et un retour au Speed.

Avec "Tantine Lo Clou", LOMOR injecte une dose de Punk abrasif. Le titre est tout aussi frontal et nerveux, porté par un chant qui semble cracher chaque mot. On y perçoit une colère très ancrée, presque locale, où l'humour noir affleure sans jamais désamorcer la charge, tandis que "Meet your meat" condense l'esthétique du groupe en un peu plus de trois minutes : sec, direct, sans gras. La répétition des motifs et la densité du son créent un effet d'étouffement volontaire. Une véritable gifle sonore.

"Sabouk rouge" marque une étape importante dans l'évolution de LOMOR. Là où leur premier album misait surtout sur l'urgence et la rugosité, ce second opus montre un groupe qui affine son identité sans renier son énergie brute. Le trio conserve son ancrage Thrash, mais élargit son spectre : les riffs gagnent en densité, la batterie en articulation, et le chant, toujours porté par une diction créole incisive, s'impose avec davantage d'assurance.

Jusqu'à maintenant, LOMOR nous a proposé avec ses trois premiers titres un Speed endiablé. Avec "Sanctuary", le trio ralentit le tempo sans perdre en intensité. Le morceau explore un versant plus sombre et lourd, tout en conservant cette rugosité qui fait la marque de LOMOR. Le tempo d'entame est lent et l'ambiance glauque. Les passages plus étirés offrent une respiration relative, mais l'atmosphère reste lourde. Puis le rythme s'accélère, alternant ces différentes ambiances. Un titre plus complexe et également plus Heavy, mais tout aussi bon, variant intelligemment le propos.

Et le ralentissement et la lourdeur sont encore plus manifestes sur le début de "A shiny day for a vampire", qui continue toutefois sur un Speed endiablé, dans une veine Slayer ou Metallica de la bonne époque. Un morceau au fort impact, tandis que le plus Heavy "La haine" impose sa lourdeur. Le chant y est particulièrement incisif, parfois proche du parlé, comme un discours qui déborde. Les riffs semblent peser plus lourd, la rythmique appuie chaque mot. On y sent une sincérité brute, presque inconfortable, qui laisse une trace.

L'album frappe d'abord par son sens du rythme. Les morceaux alternent entre charges frontales et passages plus étouffés, presque suffocants, qui renforcent l'impact des accélérations. Cette dynamique donne à l'ensemble une tension continue, comme si chaque titre cherchait à repousser ses propres limites. Le groupe ne se contente pas de reproduire ses influences : il les digère pour en tirer une expression personnelle, où la colère se mêle à une forme de lucidité sombre.

"La pouss'" vient ensuite comme une décharge d'adrénaline. Court, nerveux, presque Hardcore dans son approche, le morceau va droit au but. Pas de détour, pas de décor : l'essentiel, livré avec une efficacité implacable dans une déferlante d'énergie. Puis le groupe adopte une tonalité plus menaçante encore avec "Panzram". Les riffs rampent, la rythmique écrase, la violence se fait plus froide, moins instinctive. La chanson évoque une brutalité clinique, qui contraste avec la rage plus viscérale d'autres titres. Le morceau est inquiétant... puis comme si le trio ne pouvait s'en empêcher, il accélère le tempo pour une vitesse d'exécution déferlant dans nos conduits auditifs.

La production, plus nette que sur "Perseverance of sickness", met en valeur la complémentarité du trio. La basse occupe un rôle structurant. Les guitares, tranchantes mais jamais surchargées, laissent respirer les compositions. Quant à la batterie, elle impose une présence physique qui donne à l'album son caractère massif.

S'amusant à détourner l'imaginaire du western pour le passer à la moulinette LOMOR, "The ugly, the bad & the bastard" frappe fort. Rapide, acide, le titre mêle énergie Punk et précision rythmique. On y sent un sens du sarcasme musical qui apporte une touche de relief bienvenue. Le riff de guitare, Heavy et hypnotique, nous accompagne tout au long de cet instrumental bien ficelé, énergique et varié, enchaînant savamment ses différentes parties.

L'écriture, elle, s'affirme. Les textes déployés en anglais ou en français, mais également portés par une langue créole rugueuse et imagée, renforcent l'identité du groupe. Loin d'un simple effet stylistique, ce choix linguistique donne à "Sabouk rouge" une couleur unique dans le paysage Thrash contemporain.

"Kit' ta mère" mélange agressivité et ironie, avec un refrain marquant à reprendre en chœur en concert. La structure, plus sinueuse, joue sur les variations de dynamique et confirme la maturité d'écriture du groupe. LOMOR ne se contente pas d'empiler des riffs : il construit ses morceaux.

Sur le plan sonore, la production de "Sabouk rouge" privilégie le grain, le volume réel plutôt que la perfection clinique, donnant au disque son caractère. LOMOR ne cherche pas à sonner plus gros qu'il n'est, mais à sonner vrai.

Enfin, "Nevroz" avec Sébastien Camhi referme l'album dans un sursaut de tension. Le featuring apporte une couleur supplémentaire, encore plus tranchante, qui se fond parfaitement dans la nervosité du titre. Court, convulsif, le morceau laisse l'auditeur dans un état de tension volontairement non résolue.

Avec "Sabouk rouge", LOMOR franchit un cap. L'album fonctionne par sa cohérence et confirme la solidité du trio dans son ambition artistique : proposer un Thrash Metal ancré dans son territoire, mais exportable et capable de dialoguer avec les codes du genre.

Plus abouti, plus cohérent et plus affirmé que son prédécesseur, il installe durablement LOMOR comme l'un des projets les plus singuliers de la scène Metal francophone. Un album sans artifices, porté par une sincérité rare et une énergie brute.

Pour les fans de Metallica, Anthrax, Slayer, ADX, Testament ou Kreator...
Chronique par Duby
Février 2026

01 - Sabouk rouge (5:13)
02 - Tantine Lo Clou (3:40)
03 - Meet your meat (3:16)
04 - Sanctuary (5:17)
05 - A shiny day for a vampire (5:14)
06 - La haine (5:06)
07 - La pouss' (3:07)
08 - Panzram (4:29)
09 - The ugly, the bad & the bastard (3:02)
10 - Kit' ta mère (4:24)
11 - Nevroz (Feat. Sébastien Camhi) (2:34)

Paroles : Indisponibles. Ajoutez les paroles ICI Cliquez pour ajouter les paroles

Musiciens : Eric "Babouk" Castelnau (Chant / Guitares), Mathieu "Micha" Michalina (Basse), Gurvan "Typhvs" Cambrai (Batterie)

Guest : Sébastien Camhi (sur 11)

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