France Metal Museum : Hard-Rock et Metal français

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Pochette MAGOYOND
"Zeppelin"
2026
(Autoproduction)

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Discographie

Musico-Therapy (2006)
M&Y (2008)
MAD Démos (2011)
Episode 0 (2010)
Episode 1 (2010)
Episode 2 (2011)
Episode 3 (2011)
Pandemia (2012)
Z (2014)
Zone zero (2016)
Znake - The game (2016)
Kryptshow (2019)
Necropolis (2022)
Zeppelin (2026)

MAGOYOND nous à proposé depuis 2006 pléthore de morceaux, que ce soit sous forme de Singles, EP, albums, sur le Net en numérique, ou en CD et/ou Vinyles... nous permettant de découvrir une identité personnelle et un univers riche très marqués, dont l'apogée a été dévoilée avec la sortie des albums "Pandemia" (2012), "Kryptshow" (2019) et "Necropolis" (2022).

Pour ce qui est des EP du groupe, ils sont nomenclaturés avec la lettre "Z" : "Z" (2014), "ZZ" (2016), "Znake : The game" (2016) et "Zeppelin" (2026) dont il est ici question, et qui sort le 30 Janvier 2026. Il y a de fortes chances que dans le futur, les chansons de "Zeppelin" fassent partie du prochain opus de MAGOYOND.

Pour faire simple, "Zeppelin" est le quatrième EP de MAGOYOND, faisant suite à l'Arc de la fin du Monde, composé des trois albums sus-cités.

Pour l'heure, ce nouvel opus comporte 6 nouvelles compositions, déclinées en version chantée, ainsi qu'en version uniquement instrumentale. L'objet est décliné en version CD, mais également en édition Double LP avec vinyles de couleur verte et pochette différente.

L'artwork est le travail du studio "
Arsenic & Boule de Gomme", à qui l'on doit entre autre l'artwork des précédents albums "Kryptshow" et "Necropolis", mais aussi "L'épouvantable encyclopédie des fantômes", ou encore "Spooky & les contes de travers" (Glénat). L'enregistrement et le mix sont réalisés par Aspic, tandis que le mastering est l'ouvre de Tony Lindgren (Opeth, Sepultura, Devin Townsend...) en Suède.

Dès les premières mesures, le son impose une esthétique plus aérée que les précédents opus. Le son a pris du coffre. Les arrangements orchestraux, déjà familiers des fans, gagnent ici en précision, en grandiloquence et en lisibilité. On sent que tout à été peaufiné dans les moindres détails, avec une volonté de donner de l'espace aux instruments et de laisser respirer les riffs. Les guitares sont plus tranchantes, la section rythmique plus lourde, et les orchestrations, marque de fabrique du groupe, s'intègrent mieux au mix. On sent une volonté de proposer un Metal plus frontal, sans renoncer à la dimension narrative qui fait la particularité de MAGOYOND.

D'ailleurs... c'est une intro narrative parlée qui démarre l'écoute avec "Le départ" pour poser l'ambiance et le contexte, avant d'enchaîner sans temps mort sur le titre "Zeppelin". Un Metal moderne principalement sur un tempo médium et lourd. La compo propose de belles orchestrations et différentes ambiances et enchaînements, dans un esprit cinématographique. Les orchestrations sont omniprésentes et le chant, en français, est habité par ses textes.

MAGOYOND, ce n'est pas seulement de la musique. C'est des ambiances et atmosphères, un univers complet, une histoire, une narration... :

"
10 ans après la fin du monde, la population de la cité-état de NECROPOLIS ne cesse d'augmenter. Hector ZAM, désormais empereur de la Cité des Morts, entreprend de démolir les barricades qui cloisonnent NECROPOLIS afin d'étendre son territoire. Face à cette menace, 3 titans - gardiens de notre planète - s'éveillent : Hélios condamne l'accès nord-est de NECROPOLIS par le volcan, Océan déchaîne les mers bordant la cité et Atlas s'assure qu'aucun monstre ne puisse fuir vers les terres du sud.
ZAM décide alors de s'enfuir par les airs avec une délégation de 10 000 zombies, embarquée dans son vaisseau amiral, le ZEPPELIN. Ainsi débute un voyage à la destination... incertaine
".

"Pavillon noir" démarre sur des guitares tranchantes forgées au papier de verre. Ça groove, ça swingue, puis le Metal prend ses aises avec un riff prenant et une mélodie de chant prenante. Sans oublier le refrain très bon, les orchestrations et les chœurs bien en place. Pour moi la meilleure compo de l'opus, dans un Metal à la fois moderne, orchestral et mélodique, entrecoupé d'ambiances et d'atmosphères bien retranscrites, tel un film à visionner sur grand ou petit écran.

Car la musique de MAGOYOND ne s'écoute pas, elle se vit. Le Metal Alternatif du groupe est digne d'un cabaret noir, théâtral, macabre et démesuré. Au fil des années, MAGOYOND a développé un style musical unique et avant-gardiste, mélangeant des sonorités Rock et Metal moderne à la puissance de l'orchestre symphonique cinématographique. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils gèrent leur affaire !

Le temps est compté, tel le balancier d'une horloge. MAGOYOND ralentit le tempo sur "Exil" pour explorer un registre plus émotionnel, presque mélancolique. Les arrangements orchestraux prennent ici toute leur ampleur, soutenant un chant plus posé et plus dramatique. Le texte évoque la fuite, la perte, la nécessité de quitter un monde en ruine, l'avenir incertain, les doutes... Une ballade sombre et puissante. Une compo qui monte en intensité et qui montre la maturité du groupe, où la mélancolie côtoie l'émotion.

Chaque chanson raconte une histoire, présente un personnage ou un lieu venant étoffer un univers en constante expansion. Les opus de MAGOYOND se présentent sous la forme de concept-albums cinématographiques : ainsi, chaque offrande possède une intro et une fin, chaque morceau possède son ambiance et son style musical, permettant une immersion plus importante dans l'univers. Il n'est pas nécessaire de suivre l'histoire générale pour en apprécier les morceaux.

La bande continue de jouer avec les codes du fantastique et de la série B, mais l'écriture gagne en nuance. Les textes jonglent entre satire, récit apocalyptique et humour grinçant. Le groupe semble avoir trouvé un équilibre entre la parodie et la dramaturgie, offrant des morceaux qui fonctionnent autant pour leur efficacité musicale que pour leur univers.

L'orchestral et les chœurs grandiloquents s'intercalent avec la lourdeur et le tempo syncopé et lent de "Leviathan". L'ambiance noire et sombre est presque palpable. La basse vrombit, appuyant une section rythmique irréprochable, et des guitares constamment en mouvements, pour nous exposer un Metal moderne presque glauque.

Metal alternatif, Metal avant-gardiste, Jazz, Orchestral, Symphonique... sont autant de styles abordés, à l'image des multiples références du groupe : Alice Cooper, Slash, Alter Bridge, Diablo Swing Orchestra, Devin Townsend, Tesseract, Periphery, Rammstein, Metallica, Rob Zombie, Hans Zimmer, John Williams, Two Steps from Hell...

Contrairement à ce que son titre pourrait laisser penser, "We come in peace" est chanté en français. Seul le refrain est dans la langue de Shakespeare. Les chœurs grandioses en fond apportent une grandeur au titre, qui apporte une ambiance plus guillerette, avec des cuivres qui font toute la différence... et toujours ces superbes orchestrations bien utilisées.

Après ces 6 titres, l'album propose les mêmes 6 compositions, mais uniquement instrumentales, sans aucun chant...

Le disque conserve l'ADN du collectif : humour noir, imagerie horrifique, sens du spectacle... tout en élargissant son spectre sonore avec une ambition plus affirmée.

Avec ce "Zeppelin", MAGOYOND poursuit son irrésistible avancée en véritable machine narrative, cinématographique, et désormais aérienne. Ce nouvel album s'impose comme une odyssée steampunk sombre, gonflée de riffs massifs, d'orchestrations tentaculaires et d'un sens du storytelling que peu de formations françaises maîtrisent avec autant d'assurance. MAGOYOND signe l'un de ses albums les plus ambitieux. Le groupe maîtrise son univers, le densifie, l'élargit, et propose une œuvre à la fois spectaculaire et immersive. Entre Metal théâtral, orchestrations massives et storytelling soigné, le dirigeable MAGOYOND s'élève haut - très haut.
Chronique par Duby
Janvier 2026

01 - Le départ (1:08)
02 - Zeppelin (4:21)
03 - Pavillon noir (3:53)
04 - Exil (5:01)
05 - Leviathan (3:26)
06 - We come in peace (3:51)
07 - Le départ (Instrumental) (1:08)
08 - Zeppelin (Instrumental) (4:21)
09 - Pavillon noir (Instrumental) (3:53)
10 - Exil (Instrumental) (5:01)
11 - Leviathan (Instrumental) (3:26)
12 - We come in peace (Instrumental) (3:51)

Paroles : Indisponibles. Ajoutez les paroles ICI Cliquez pour ajouter les paroles

Musiciens : Julien "El Mago" Escalas (Chant/Guitare), Arnaud "Aspic" Condé (Basse/Claviers/Arrangements), Victor "Vito" Bruzzi (Guitare solo), Bruno "Nobru" Guerzoni (Batterie)

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