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CHRONIQUES |
Depuis plus de vingt ans, MESSALINE trace sa route dans le paysage Metal et Rock francophone avec une singularité rare : un goût prononcé pour les textes ciselés, une identité sonore en constante évolution et une fidélité absolue à une vision artistique qui refuse les compromis.
À peine remis des braises encore chaudes de l'album "Vieux démons" (2022) et du virage intimiste de leur EP live acoustique "Braconniers du silence" (2024), capté en première partie de Stephan Eicher, MESSALINE revient déjà au front avec un nouveau disque riche de 9 nouveaux titres, qui sort le 6 Mars 2026.
Ce nouvel album marque un tournant. MESSALINE y embrasse pleinement les vibrations Classic Rock 70's, convoquant l'ombre majestueuse de Deep Purple, la science mélodique de Blue Öyster Cult ou les grondements telluriques de Black Sabbath. Mais derrière ces influences assumées, le groupe conserve ce qui fait sa signature : une écriture en français, poétique, dense, parfois surréaliste.
"(alias lilith)" est un véritable concept-album, construit comme une enquête autour de la quête d'identité, des doubles, des faux noms et des zones d'ombre qui façonnent chacun de nous. Neuf titres, neuf atmosphères, neuf portes d'entrée dans un labyrinthe où les masques tombent et se recomposent. Une œuvre qui élargit considérablement le spectre musical du groupe, du Rock français racé à des couleurs Pop Metal plus lumineuses, en passant par des climats plus progressifs.
L'album est décliné au format CD, mais aussi en version LP Gatefold deux volets, avec un vinyle couleur et translucide. Il est enregistré au studio "La Soierie" à Jujurieux par Cyril Rebillard et Antoine Pillemy, et mixé dans ce même studio par Cyril Rebillard. Le Mastering à été confié à Arnaud Bascunana au "Studio 180" à Paris.
L'univers visuel occupe une place centrale. Le digipack trois volets renferme un poster grand format : les textes au recto et une illustration "King Size" au verso, conçue comme un tableau d'investigation rempli de symboles et de références cachées. Un QR Code permet d'accéder à un décryptage complet, transformant l'écoute en véritable jeu de piste, à mi-chemin entre album-concept et escape game.
Très Black Sabbath dans la rythmique, "Geisha" installe immédiatement l'univers sensuel et théâtral du groupe. Les riffs sont souples, et la voix navigue entre séduction et menace. On ressent une ambiance qui oscille entre douceur feutrée et éclats plus tranchants.
Cela continue sur un venin dansant. Un riff rond, presque Funky, accompagné d'un piano frétillant pour "Les piqûres d'Hadès", qui se teinte d'un swing fédérateur et d'une joie communicative. MESSALINE signe ici un titre efficace au refrain marquant, dévoilant un groupe qui assume pleinement son ouverture stylistique : un groove dansant, une noirceur festive, mordant tout en restant léger et aéré, avec un piano guilleret qui apporte plus de légèreté.
La suite, c'est une pièce plus mystérieuse au ton plus sombre et aux mélodies plus sinueuses. Dans une ambiance presque cinématographique, le groupe explore avec "Mordorée Lilith" un Classic Rock plus posé et feutré, porté par une basse qui serpente et une voix qui raconte. Un pivot émotionnel. Une montée lente, presque rituelle. Le chant est presque incantatoire, les guitares s'élèvent en spirales. C'est le morceau le plus mystique du disque, comme une invocation... une confession...
Fort d'un nouveau line-up (avec l'arrivée de Charly Schoepflin à la basse /choeurs et Agnès Gilbert aux choeurs, chant et percussions), tous les nouveaux morceaux d'Eric Martelat (auteur) et Mathieu Gilbert (compositeur) ont été retravaillés et arrangés collectivement. Il se dégage de ce travail une ouverture musicale Rock jamais atteinte auparavant par le groupe.
Ambiance maçonnique, symbolisme, quête de vérité cachée. Musicalement, "L'équerre d'Hiram" est un morceau solide, presque cérémoniel, avec un refrain qui monte comme un serment et des ambiance très DEEP PURPLE, avant un "Orion va se venger" court, rapide, incisif. Une montée en puissance cosmique où la mythologie se transforme en énergie brute. Le morceau file comme une comète, avec un côté Power Metal assumé.
Lourdeur d'intro. Très Black Sabbath dans ses guitares et ambiances, "Komandohero" est un titre très efficace, martial, presque guerrier. La basse martèle, la batterie avance lourdement. Le refrain marque avant "Papillon noir, l'un des morceaux les plus atmosphériques. Plus lent, plus mélancolique, avec une beauté sombre. Le groupe y montre une sensibilité plus nuancée, presque gothique, finissant dans une ambiance très DEEP PURPLE.
"Maistre Flamel" a une couleur plus légère dans ses mélodies, tout en restant solidement Heavy dans une ambiance seventies, avec un ton narratif qui fonctionne très bien, puis c'est le final avec "Constantinople". Long, ample, riche en images. On traverse les portes de la ville mythique, entre Orient et Occident, entre histoire et légende. Le morceau prend son temps, installe des ambiances, multiplie les tableaux. Une conclusion majestueuse, également plus limpide et légère.
Les neuf titres forment un éventail d'ambiances plus large que tout ce que MESSALINE avait proposé jusque-là, naviguant entre Rock français musclé, éclats Heavy aux riffs charbonneux, passages plus Pop Metal, respirations mélodiques où la voix se fait conteuse.
L'ensemble respire une maturité nouvelle : MESSALINE semble avoir trouvé la formule pour concilier ses racines Metal, son amour du Rock 70's et son goût pour les textes littéraires. L'album sonne comme une alchimie renouvelée
MESSALINE nous livre ici son œuvre la plus ambitieuse. Plus ouverte, plus narrative, plus riche en textures et en symboles, elle confirme que MESSALINE continue le virage stylistique entamé par le passé, se réinventant, au risque de décevoir certains de ses fans les plus aguerris... Pour ma part, je suis conquis !
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Chronique par
Duby
Mars 2024 |
01 - Geisha (5:09)
02 - Les piqûres d'Hadès (3:36)
03 - Mordorée Lilith (4:24)
04 - L'équerre d'Hiram (4:56)
05 - Orion va se venger (3:03)
06 - Komandohero (3:48)
07 - Papillon noir (5:11)
08 - Maistre Flamel (5:25)
09 - Constantinople (6:51) |
Paroles : Indisponibles. Ajoutez les paroles
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Musiciens
: Eric "Chattos" Martelat (Chant), Mathieu Gilbert (Guitares),
Didier Schoepflin (Basse/Choeurs), Alain Blanc (Batterie), Agnès Gilbert (Chœurs/Chant et Percussions) |
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