MOTION WAVE – When the lights turn off (2026)



CHRONIQUES


Pochette du "When the lights turn off" (2026) de MOTION WAVE

MOTION WAVE

"When the lights turn off"

2026

(M&O Music)

Discographie

Father and child (2022)
When the lights turn off (2026)

Formé en région parisienne, MOTION WAVE a fait ses premiers pas discographiques avec l'EP "Father and child", paru en 2022. À l'époque, le groupe évoluait dans un registre situé entre Hard Rock, Grunge et Stoner.

Les cinq morceaux de ce premier effort avaient permis au quatuor de s'attirer des retours favorables grâce à une approche directe héritée autant de Queens Of The Stone Age que de The Cult ou Black Sabbath.

Quatre ans plus tard, le groupe revient avec un nouveau line-up et un EP cinq titres, "When the lights turn off", qui sort le 6 novembre 2026 via "M&O Music".

Sans renier ses racines Stoner et Grunge, MOTION WAVE injecte dans cenouvel album davantage de nervosité dans son écriture. Les atmosphères paraissent plus denses, plus urbaines aussi.

L'ouverture avec "Down all the way" nous emmène dans la lourdeur des guitares, qui accompagnent une tension palpable qui ne relâche jamais vraiment son étreinte. Le chant clair apporte une dimension émotionnelle bienvenue et évite au morceau de n'être qu'un simple exercice de puissance, dans un style à la Angel City mais en plus moderne.

La plongée se poursuit avec "The depths in me". Les textures de guitare y prennent une importance particulière, construisant un climat oppressant collant au chant oscillant selon les passages entre aspect retenu et énergie. Un break aux atmosphères moderne apporte une légère respiration avant de reprendre une tension plus lourde.

On retrouve avec "Tuen off" la synthèse la plus aboutie de toutes les influences du groupe : l'épaisseur du Stoner, la mélancolie du Grunge et un aspect plus popesque dans son entame, avant de continuer vers une tessiture plus Big Rock. Ce n'est pas révolutionnaire, mais suffisamment maîtrisé pour retenir l'attention.

Avec "Burn in hell", le groupe apporte ses riffs à la fois gras et doux. Au lieu de se contenter d'empiler les décibels, MOTION WAVE s'efforce de construire une véritable dynamique, donnant à cette colère une cohérence bienvenue. Le solo de guitares est grinçant à souhait et très expressif, comme sur tous les morceaux d'ailleurs.

L'EP se referme sur "24/7", avec des guitares toujours aussi grasses sur les rythmiques, toujours dans un esprit très Angel City. Ce morceau au parfum d'urgence permanente résume assez bien l'état d'esprit général du disque, entre Hard Rock, Rock Hard et Stoner.

Sans chercher à réinventer les fondations du Rock lourd contemporain, MOTION WAVE livre avec "When the lights turn off" un EP plus mature, plus sombre et surtout plus affirmé que son prédécesseur.

Certains passages gagneraient encore à afficher davantage d'audace, mais le groupe compense largement par une sincérité palpabl. Un retour convaincant qui confirme que les Franciliens ne comptent pas se contenter du rôle de simple espoir de la scène alternative française.

Chronique par Duby

  • 01 - Down all the way (4:12)
  • 02 - The depths in me (3:10)
  • 03 - Turn off (4:11)
  • 04 - Burn in hell (4:15)
  • 05 - 24/7 (4:12)

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Musiciens : John (Chant), Victor (Guitare Lead), Gio (Guitare Rythmique), Billy (Basse), Olivier Auzeklis (Batterie)
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