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NO SLEEP TILL DAWN
"Undercover"
2026 (M&O Music)

Discographie
Invaders (2024)
Undercover (2026) |
NO SLEEP TILL DAWN, c'est l'histoire d'acharnés du Nord de la France, qui ont fait de Lille leur terrain de jeu sonore. Depuis 2017, la bande façonne un Stoner Metal rugueux, nourri de Punk nerveux et de Metal old school. Un mélange qui leur a valu une réputation appuyée dans l'underground local.
Ils ont écumé les caves, les bars et les scènes, multipliant les sessions et les sorties autoproduites, jusqu'à l'album "Invaders", édité en 2024. Cet opus avait déja marqué grâce à une musique qui repose sur un contraste permanent : lourdeur écrasante, textures psychédéliques, énergie brute et mélodies hantées. Un cocktail qui plonge l'auditeur dans un univers sombre...
Les lillois refont parler d'eux avec "Undercover", leur nouveau disque qui sort le 10 Avril 2026 et s'inscrit dans la continuité, tout en poussant encore plus loin l'intensité et la densité de leur son. L'objet est présenté par une pochette qui ne laisse aucun doute quant au contenu : un désert brûlant surmonté du logo du groupe...
L'album démarre avec "Not my son" au riff massif. La lourdeur nous assomme de son écrasante ambiance. La batterie martèle en force, la basse ronfle comme un moteur prêt à exploser, et la voix surgit avec une âpreté qui rappelle autant le Punk que le Metal des origines, à la fois sombre et habitée, oscillant entre voix claire et chant rageur. Ce premier titre agit comme une porte d'entrée brutale, un avertissement : ici, rien n'est poli, rien n'est lissé, tout est pensé pour frapper fort.
Le deuxième morceaux "Lost", renforce cette impression, tout en ralentissant néanmois le tempo pour laisser passer des atmosphères plus sombres, alternant avec des passages plus doux et retenus. Le groupe y déploie son goût pour les grooves hypnotiques, et ces boucles épaisses qui tournent jusqu'à créer une forme de transe. Les influences Stoner se font plus marquées, avec un grain de guitare qui évoque les pionniers du désert, mais toujours traversées par une urgence qui empêche toute complaisance.
Pour la suite, on repart avec "Blazing hell" dans la lourdeur absolue alternant passages calmes, chant clair et guitares retenues, avec d'autres au chant plus violent, guitares saturées et grasses. Une énergie Psychédélique et grasse se dégage de l'ensemble, dans une dynamique nerveuse, presque chaotique.
Un titre étouffant, lanscinant... presque Doom se dévoile avec "Fired", qui déploie ses gammes. Le gang y joue sur la répétition, s'appuyant sur des riffs qui s'étirent et se déforment, créant une atmosphère presque rituelle. La voix se fait plus spectrale, comme noyée dans la saturation, renforçant cette impression de noirceur.
La cinquième piste avec "Black blood", s'aventure dans une ambiance tout aussi lourde et étouffante, même si l'énergie et la rage du chant sont de mise. Les adeptes de tempos lourds et lents vont être aux anges ! Les guitares saturées prennent ici une dimension plus rampante, moins explosives, plus venimeuses. Elles évoquent une procession dans un désert nocturne, où chaque riff semble peser comme une incantation. La batterie, colonne vertébrale de l'album, conserve sa puissance mais adopte un martelement plus tribal, presque chamanique.
Avec des guitares saturées, une batterie tonitruante et des voix qui rugissent comme une tempête, le groupe délivre un son sans compromis, imprégné de rage, de liberté et d'authenticité brute. Leur mission est simple : vous tenir éveillés, vous faire ressentir, et faire trembler les fondations de chaque scène qu'ils conquièrent... et ils y parviennent... pour peu que vous soyez amateurs du Stoner Metal qu'ils pratiquent...
Les breaks et riffs y sont secs, tranchants, comme des coups de couteau dans la masse sonore. On sent la volonté du groupe de maintenir une tension constante, de ne jamais laisser l'auditeur se poser.
"Gone away" démarre calmement. Chant/Batterie. Puis la basse et une guitare minimalistes se greffent à la compo. Nous sommes ici dans le groove, porté par une batterie swinguante. L'intensité monte peu a peu. L'identité du groupe repose d'ailleurs sur les contrastes : des rythmes brutaux rencontrent des textures psychédéliques, et une énergie implacable se mèle à des mélodies hantées. Chaque morceau est conçu comme un voyage au-delà de l'ordinaire, dans cette zone crépusculaire entre la nuit et l'aube.
Le morceau suivant ramène un peu de lumière, ou plutôt une forme d'énergie plus directe. Le rythme s'accélère pour un "Headshot" aux guitares plus tranchantes. On imagine aisément ce titre déclencher un pogo compact dans une salle trop petite et surchaufée par les kids. Les riffs claquent, la batterie cogne sans relâche, et la voix semble portée par une rage explosive. C'est un morceau qui transpire l'urgence, comme si le groupe voulait rappeler qu'au-delà des atmosphères et des textures, leur cour reste profondément Punk.
Toujours dans le frontal, gras et rugueux, "Dogma" reste dans la nervosité et un rythme médium. La puissance écrasante nous saisie toujours. Le refrain fédérateur à reprendre en choeur fonctionnera sans aucun doute en live, tandis que "Echoes" démarre pied au plancher dans un style presque Hardcore/Thrash... sans en oublier pour autant les racines Stoner, et les ralentissements de mise... L'énergie brute et directe est bien exploitée ici !
Pour terminer l'écoute, c'est "Elder rage" qui nous est dévoilé. Guitare claire et sèche accompagne un chant calme. Tout démarre calmement. Tranquillement. L'énergie monte peu à peu explorant des textures plus planantes. Cette presque ballade dans sa première partie monte peu à peu. Après un solo, c'est l'énergie qui prend ses aises. Le trio y montre sa capacité à construire des crescendos, à jouer sur la tension et la libération, à faire monter la pression jusqu'à la rupture. C'est un morceau qui résume bien leur identité : sombre, massif, mais toujours animé d'une émotion brute.
NO SLEEP TILL DAWN est maître des ambiances Stoner psychédéliques, presque planantes par moments, nous plongeant dans une lourdeur écrasante. Le groupe nous montre sa capacité à jouer sur la tension. Une ambiance et un univers musical sombre, massif, mais toujours animés d'une émotion brute.
Avec "Undercover", NO SLEEP TILL DAWN signe un album dense, noir et sans compromis. Les Lillois y confirment leur statut de force brute de l'underground Stoner français, capable de mêler puissance, atmosphère et rage avec une cohérence rare. Un album qui frappe juste.
Ce disque est bien plus que de la musique : c'est une expérience, une descente dans les profondeurs du Stoner Metal, là où règnent les ombres et où les riffs dominent. Un voyage écrasant, sombre et immersif au coeur même du Stoner Metal, avec des riffs lourds et des grooves hypnotiques. Les lascards plongent l'auditeur dans un univers ou la puissance et l'émotion s'entrechoquent. Pour les amateurs du genre.
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Chronique par
Duby
Mars 2026 |
01 - Not my son (3:18)
02 - Lost (4:00)
03 - Blasing hell (4:47)
04 - Fired (4:02)
05 - Black blood (3:46)
06 - Gone away (3:03)
07 - Headshot (2:55)
08 - Dogma (3:06)
09 - Echoes (3:28)
10 - Elder rage (3:56) |
Paroles : Indisponibles. Ajoutez les paroles
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