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CHRONIQUES |
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ÖLD BLACK
"D.T.R./R.T.D."
2025 (M&O Music)

Discographie
Rehearsal (2008)
E.H. (2010)
Just fucking Christ (2018)
Vagabönd öf hell (2023)
D.T.R./R.T.D. (2025) |
Amis des belles lettres, de l'art et de la poésie, bienvenue... Mais passez votre chemin ! Par contre, si vous aimez le son bien crade façon Motörhead première mouture (l'utilisation de l'Umlaut à outrance y fait sûrement référence) associé aux valeurs de Darkthrone, alors enfourchez vos bécanes... ÖLD BLACK déboule le 22 Septembre 2025 avec un nouvel album de Black'n Roll "D.T.R./R.T.D." chez M&O Music qui distribue déjà S.U.P., Mantrats, Death Structure, Corporal Punishment, les Loco Muerte...
L'univers du trio de Saint-Dizier, constitué de Old (chanteur-guitariste, auteur-compositeur), Randy (batteur) et désormais N (bassiste), tourne autour des rades miteux, des V-Twins, du blasphème et sacrilèges ainsi que des filles de joie. De vrais suppôts de Satan, ces trois-là !
Créé en 2006, ÖLD BLACK sort deux démos, "Rehearsal" et "E.H." respectivement en 2008 et 2010, puis un premier album en 2018, de manière indépendante et tout en finesse : intitulé "Just fucking Christ", il intègre de délicats items tels que "Thanks Judas" et "Hail Satanas". Enfin, l'année 2023 verra la sortie de l'EP "Vagabönd öf hell" qui leur a valu le surnom du trio.
Pour ce nouvel album, le titre peut paraître énigmatique. "D.T.R./R.T.D." signifierait (et on est bien au conditionnel) "Degrees To Radiant / Radians To Degrees", désignant le passage d'un état à un autre, la vie et la mort, le bien et le mal, la paix et le chaos...
L'artwork en grisaille hachurée se veut très tumultueux et est caractéristique de Art Of Sickness 666 qui nous dévoile trois motards de l'Enfer enlevant une fille après avoir incendié un lieu de culte... Un bon descriptif du combo. La moto fait partie de leur monde, à l'image de la pochette de "Vagabönd öf hell" et du pied de micro de Old. Et Art Of Sickness 666 n'est pas n'importe quel illustrateur puisqu'il a déjà réalisé des pochettes pour des groupes du monde entier, des Philippines, au Japon en passant par les Etats-Unis, l'Allemagne et l'Espagne.
Comment ne pas aussi bien commencer un album qui sent le cambouis, la crasse, la sueur et la bière qu'avec une ode aux filles de petite vertu ? "Tribute to prostitute" a une très belle intro : celle de la présentation du TiTTy Twister, une boîte de vampires-prostituées perdue dans le désert mexicain dans le film "Une nuit en enfer" de Quentin Tarantino. Et boum ! Trois riffs assez lents et la voix profondément Black de Old surgit. On imagine facilement l'ampoule malade éclairant faiblement les put**** affalées sur les sofas. Mais le titre se fait de plus en plus rapide, très Rock 'N Roll de par sa composition et Black par le chant. "Tribute to prostitute" est en fait deux morceaux en un. Pendant la dernière minute, la fin instrumentale change complètement de rythme.
On reste dans le loisir sexuel avec "Death prostitution" : une intro grandiose annonce un riff meurtrier. La batterie monte en intensité pour ce titre pur Black Metal, alternant entre rapidité et lenteur lourde, le tout ponctué par une voix poussée. Une nouvelle fois, cette beuglante est cassée en deux, la seconde partie est entamée par un "Ouh !", puisant dans les profondeurs du Rock.
"D.T.R./R.T.D." commence par une belle et délicate ligne de basse pour un début tout en finesse (!), d'une pesanteur absolue grâce, entre autres, à une double pédale plus qu'efficace. Et c'est parti pour une rapidité d'exécution de jeu de batterie, d'accords saccadés de cordes, pour à nouveau, un long final instrumental.
Après le titre éponyme de l'album, il fallait une référence au groupe. "Old Black" démarre avec une courte intro inquiétante, suivie d'une guitare qui l'est tout autant. Peu à peu, tous les protagonistes se mettent en place pour un mid-tempo mettant en avant cette voix si particulière. Le rythme s'accélère crescendo. "Old Black" est riche en intensité pendant ses belles sept minutes, s'achevant par les cris de Old et la basse.
L'auditeur se fait à nouveau déglinguer les oreilles avec "Debauchery". Avec un sujet toujours aussi distingué, le trio s'acharne sur ses pauvres instruments pour notre plus grand plaisir.
Ah ! Enfin un peu de blasphème avec "I am the new christ", qui reste dans la même veine que le précédent titre, avec en arrière-plan, la folie de Randy, martelant ses fûts. La scansion du refrain est presque solennelle, puis une porte grinçante s'entrouvre sur le dernier morceau de l'opus, "Total barbarism"... Tout un programme. La barbarie s'applique aux riffs, au chant et aux coups portés sur les toms. Ça joue fort et de manière puissante, sans scrupule, ni prétexte, juste pour de la violence gratuite.
Pendant près de quarante minutes de dépravation, Öld Black mêle guitares ravageuses et sonorités Black, créant ainsi un univers bien à part, unique, sale à souhait, mais tellement accueillant.
Rome antique demandait du pain et des jeux, César lui offrait. Sodom moderne revendique de la violence, de l'anti-christianisme, du crade et de sexe, Öld Black, avec "D.T.R./R.T.D." lui délivre tout cela. Hail to Vagabönds of hell !
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Chronique par
Blut Sauger
Septembre 2025 |
01 - Tribute to prostitute (5:46)
02 - Death prostitution (4:49)
03 - D.T.R / R.T.D (4:56)
04 - Old Black (7:28)
05 - Debauchery (6:46)
06 - I am the new Christ (3:39)
07 - Total barbarism (6:14) |
Paroles : Indisponibles. Ajoutez les paroles
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Musiciens
: Old (Chant, Guitare, Composition), N (Basse), Randy (Batterie) |
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