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CHRONIQUES |
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SACRED SEAL
"Incarnation"
2015 (Autoproduction)

Discographie
Incarnation (CD 2015) |
La scène Metal grenobloise a toujours été
importante. Derrière les anciens que sont Nightmare, Lonewolf ou les plus FM
Urgent, une flopée de groupes ont pris le relais : Sanctuaire, Eltharia,
Elvenstorm, Whisky of Blood, Restful, Electric Shock, Chemical Wedding, Rising
Steel... Dernier venu formé en 2014 sous l'impulsion du guitariste Jeremy Caron
(Ex-Restful), SACRED SEAL est un groupe de Heavy Metal Moderne. Pour se faire,
il a fait appel à deux anciens comparses de Restful, le guitariste Yannick
Bazola et le batteur Laurent Ferrari, auxquels viennent s'ajouter Alex Stayne à
la basse et Nicky Daymond au chant.
Fort de musiciens expérimentés et d'influences variées, SACRED SEAL se compose
un répertoire solide, proposant un Heavy Metal moderne et puissant dans un style
qui lui est propre, grâce à la voix puissante de leur vocalise Nicky Daymond.
C'est au terme d'un travail acharné qu'ils décident de s'atteler à
l'enregistrement de leur premier album à peine un an après leur création !
L'album est entièrement autoproduit. Les musiciens de SACRED SEAL enregistrent,
produisent, mixent et masterisent les 12 chansons qui le composent. Projet
doublement ambitieux puisque le quintet s'attaque à la création d'un concept
album relatant "les différents défis et pièges que l'âme humaine doit
expérimenter pour atteindre l'éternité". Le chant de Nicky est enregistré au
Studio Hangar 38.
L'album "Incarnation" est disponible en septembre 2015.
Un album au visuel plutôt réussi. L'artwork est signé Madows. Le livret se
compose de quatre faces comportant photos des musiciens, renseignements et remerciements. On
peux toutefois déplorer de ne pas bénéficier des paroles des chansons, mais un
texte en anglais "Condemned to death" (condamné à mort) nous
permet toutefois de suivre ce concept album. Je vais d'ailleurs me servir de ce
texte pour vous présenter morceau par morceau cet album. Un petit désagrément à
signaler concernant le dos de la jaquette, sur laquelle nous trouvons les titres
de l'album. Certains sont tout juste discernables, cela étant dû au
choix de la couleur des lettres, pas assez visibles par rapport au visuel du
globe terrestre. Cela étant, ce détail ne nuit nullement à l'écoute de cette
première "Incarnation" auditive de SACRED SEAL.
Le groupe nous propose de plonger dans un
univers sombre sur fond occulte en douze étapes. Soit 12 morceaux évoluant
crescendo en force et en noirceur, telle l'âme, qui pendant sa vie terrestre,
généralement s'attache et s'asservit à la matière, au lieu de choisir la
délivrance...
"Condemned to death :
I've been living with this sentence over my head for years but I still can't
deal with it. When did my life overturn to the depthes was it when I first began
to answer your desire Kama ?".
"Kama" ouvre les hostilités. Après une petite intro nous dévoilant tout en
douceur et en finesse le talent des guitaristes, à tel point qu'elle n'aurait
pas dépareillée sur un album de Steve Vai. Le ton se durcit rapidement pour
plonger dans un Heavy plutôt mid tempo. L'ambiance est pesante et le timbre de la
voix de Nicky Diamond amorce ce sentiment. La chanteuse a d'ailleurs un grain et
une signature à part, qui donnent déjà son propre cachet à la musique du groupe.
Puissante, cette voix qui a des relents à la Dickinson, nous embarque dans
cette épopée. La chanson s'écoute avec ravissement, les guitares y
apportant leur lot de mélodies avec des soli parcimonieusement posés. Le tempo
s'accélère justement le temps de solos, avant une plage plus calme et que la
musique reparte crescendo. Les grenoblois ont travaillé leur sujet, la durée du
morceau avoisinant les six minutes l'attestant. Chaque musicien a du vécu et
cela s'entend, profitons en pour saluer notamment le travail de sape du batteur Laurent Ferrari.
"I thought I was lucid enough when venus star gave me an awareness of myself in
this passion that you call love ?".
Le son est plutôt bon pour un premier enregistrement et surtout pour un autoproduit.
Chaque instrumentation est discernable et bien mise en valeur. Tout
comme son prédécesseur "Venus" démarre tout en finesse. Mais plutôt que
d'évoluer tout de suite vers le Heavy, le groupe privilégie la douceur, avec le
chant de Nicky qui se veut plus mielleux, donnant à la chanson un côté
faussement Power ballade. Le ton se durcit progressivement, mais le maître
mot reste tout de même mélodie avec ce "Venus" plutôt attrayant.
"Then came the worries about the meaning of life, and that shinx's riddle never
leaved me alone".
Les grenoblois changent d'ambiance, œuvrant dans une atmosphère
plus sombre et optant pour des riffs oppressants et une rythmique plus lourde. On
flirte avec le Thrash, dans un registre plutôt mid tempo. Le tout porté par la
voix puissante de Nicky. Le refrain se veut plus mélodique avec un côté
lyrique, en parfaite opposition avec les couplets plus sombres. Un registre ou SACRED
SEAL excelle et ce "The sphinx's riddles" est plutôt réussis. Le
groupe ne se cantonne pas à jouer dans le même registre, faisant de chaque
morceau, un univers à part.
"The doors of antic mysteries remain obsture, so how can I perceive the future
an other way that evilution ?".
Avec "Evilution" le tempo s'accélère. Les riffs sont toujours plombants, mettant
nos nuques à rude épreuve. Des chœurs apportent des nouvelles nuances de
couleur au morceau. Nicky joue d'ailleurs avec sa voix tout au long du déroulé
de l'histoire. Les morceaux se succèdent dans un registre plutôt classique
avoisinant les quatre minutes, privilégiant l'efficacité.
"The quantum science will change all off us in into gods. but the beast will
devour our soul. I beated a headlong rush into drugs and alcohol falling into
the flow of oblivion".
Nouvelle ambiance plus lourde avec "Flow of oblivion". Après une mise en bouche
instrumentale pour poser l'ambiance, la rythmique s'alourdit pour
laisser Nicky mener les débats avec un côté déclamatoire, les chœurs apportant
une certaine saveur. Avec SACRED SEAL on ne navigue pas sur une mer de sérénité
mais dans un paysage sombre de lourdeur, une ambiance de tristesse et de
douleurs qui se conclut sous le bruit d'une explosion.
"And I met the devil in me, my ego, who made me praise me, myself and I".
"Me, myself and I" est le morceau que le groupe a choisit pour être le premier
extrait de cet album sous la forme de clip visible sur YouTube. Pas
vraiment un clip car son visuel se limite à la retranscription de la jaquette de
cet "Incarnation", privilégiant ainsi l'essentiel : l'écoute de la musique,
avec une entrée en matière rythmiquement lourde, style charge de cavalerie. La
musique évolue, laissant parler les guitares pour des soli
efficaces. Avant que Nicky vienne de sa voix solennelle déverser son message. A
signaler ce passage plus calme sur lequel la guitare à des accents hispaniques
et où la voix se fait susurrante. Place de nouveaux aux solos toujours magnifiquement exécutés, allant droit
à l'essentiel et évitant de s'éterniser en longueur, privilégiant l'efficacité des
mélodies au bénéfice du récit de la chanson. Ce "Me, myself and I"
œuvre dans un registre Power mélodique.
"I became free, breaking the chains of slavery, banning taboos, some say I'm
skyzophrenic but I remember when the great Nemesis gave me her dagger".
On poursuit dans la lourdeur avec le court morceau "Chains of slavery"
(deux minutes trente deux). Porté par la voix de Nicky, ce titre n'apporte pas
grand chose, manquant d'un refrain efficace et doté de trop
de linéarité vocale. Malgré que son écoute ne
soit pas déplaisante, "Chains of slavery" est vite oubliée...
"Ha ha ha ! It's no psychosis ! I'm the chosen one ! I have the mission to
punish the primal desire lust".
"Psychosis" poursuit dans un Heavy plus
traditionnel. Saluons une nouvelle fois le travail des guitares. Un beau boulot
est aussi fournit du côté des ambiances. Plusieurs changements sont proposés à l'auditeur,
mettant en avant tour à tour les guitares, la basse et surtout la batterie. La
voix Nicky se fait gémissante, alternant avec quelques rires... la folie n'est
pas loin !
"Everybody lives in the house of sin cause Judas's calling us".
"House of sin" est une réussite. Un morceau Heavy entraînant
comme on l'aime, allant droit à l'essentiel, avec de belles mélodies pour une
durée de moins de quatre minutes. "Judas's calling" est dans le même registre,
ponctué de superbes envolées rythmiques et rehaussé par un mur de riffs plombants.
Cela déborde d'une noirceur jubilatoire !
"Here I am alone with my reflection.
Awaiting no salvation over the abyss".
"Over the abyss" apporte sa touche de douceur. Les guitares sont mises une
nouvelle fois en avant avec une entrée en matière qui n'aurait pas dépareillée sur
n'importe quel album de Guitar Hero. La chanson évolue en Power Ballade, menée
par la voix de Nicky aux intonations à la Doro Pesch. Le résultat est plutôt agréable et l'exercice réussi
! "Over the abyss" se révèle un des gagnants de ce premier album décidément intéressant !
"... Still I reign on the electric chair... Be cursed by the holy see !".
"Holy see" conclut déjà ce riche et surprenant voyage musical dans les sombres
profondeurs de l'âme Humaine. Même s'il n'apporte pas grand chose, il se laisse écouter avec saveur.
Au final, ce jeune groupe nous propose un premier album qui
impressionne déjà par ses qualités. SACRED SEAL a opté pour sortir
une première œuvre ambitieuse sous forme de concept album. Même si le
résultat n'est pas parfait de par un manque de refrains ou de morceaux
vraiment marquants, ce "Incarnation" est malgré tout une réussite.
Un album de Heavy plaisant et varié, joué par des musiciens expérimentés. Voilà
un début de carrière qui démarre plutôt bien.
SACRED SEAL déborde d'un
potentiel énorme, d'une chanteuse au charisme fort et à la voix puissante, secondée
par des musiciens talentueux, qui font de ces grenoblois un groupe à suivre !!! |
Chronique par
Dom Baillon
Mai 2016 |
01 - Kama (6:03)
02 - Venus (4:17)
03 - The Sphinx's riddles (3:46)
04 - Evilution (4:01)
05 - Flow of Oblivion (4:18)
06 - Me, myself and I (5:48)
07 - Chains of slavery (2:36)
08 - Psychosis (4:21)
09 - House of sin (3:25)
10 - Judas's calling (3:51)
11 - Over the abyss (5:31)
12 - Holy see (3:39) |
Paroles : Indisponibles. Ajoutez les paroles
ICI  |
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Musiciens
: Nicky Daymond (Chant), Jeremy Caron (Guitare), Yannick Bazola (Guitare),
Alexis Stayne (Basse), Laurent Ferrari (Batterie) |
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