SEVEN METAL SINS – Legacy of chaos (2026)


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SEVEN METAL SINS

"Legacy of chaos"

2026

(Rockshots Records)

Discographie

Legacy of chaos (2026)

Né du côté de Oloron-Sainte-Marie sous l'impulsion de Stéphane Lacoude (ex BLIND PANTHER, ex ARSENIC, ex ETATS D'URGENCE, ex MANIGANCE) et Patrick Soria (ex EXVOTTO, ex KILLERS, ex ROXENE, ex MANIGANCE), le projet se construit autour d'un désir simple : revenir à un Heavy Metal direct, sans compromis, débarrassé de tout excès inutile.

Très vite, le line‑up se solidifie avec l'arrivée du guitariste Antton Iriart, du chanteur Claw‑G. et du guitariste Frédéric Auclerc, donnant au groupe une identité immédiatement reconnaissable : expérience, précision, et une vision artistique parfaitement assumée.

Les SEVEN METAL SINS surgissent avec une intention claire dès le premier album "Legacy of chaos", qui ne cherche pas à flatter la nostalgie mais à réinterpréter l'essence du Heavy Metal à travers un prisme résolument contemporain.

Le groupe signe lui‑même la production, tandis que le mixage de Jérémie Garat (Reseda Prod) et le mastering de Simon Capony (Basalte Studio) donnent au disque une netteté et une puissance qui renforcent chaque intention. L'artwork post apocalyptique de Marco Orlando, sombre et tendu, complète parfaitement l'ensemble.

Et c'est le 05 Juin 2026 via le label "
Rockshots Records" que sort ce nouvel opus, qui s'ouvre sur "The fall", une courte introduction qui installe un climat de basculement. Quelques notes suspendues, une tension sourde, comme si le monde retenait son souffle avant l'impact.

Puis "Scars of injustice" surgit : riffs acérés, rythmique galopante, chant incisif. Claw‑G. impose son timbre avec une autorité naturelle, tandis que les guitares d'Iriart et Auclerc se répondent avec une précision chirurgicale. Lacoude et Soria forment une section rythmique compacte, solide, qui propulse le morceau sans jamais l'écraser, dans un Heavy teuton à la Primal Fear...

Le tempo s'accélère en un speed endiablé pour un "No sanctuary", temporisant avec des passages plus retenus. Les riffs deviennent plus tranchants, et le refrain, plus mélodique, apporte une respiration sans affaiblir l'impact. Le morceau illustre parfaitement la capacité du groupe à maintenir une intensité constante tout en préservant la clarté de chaque ligne instrumentale, avec en sus un chant qui propose une tessiture à la Blind Guardian...

Nous restons dans un Heavy Metal tonitruant, rapide et incisif avec "Hypocrisy". Les mélodies sont excellentes et les guitares sont toujours en action : riffs incisifs, solo énorme au programme. Tout y est pour nous fournir un Heavy Metal de grande facture, avec en sus un soupçon très léger de Thrash... pour un titre qui traite de l'hypocrisie des puissants et la manipulation. C'est un portrait très sombre d'une société gouvernée par l'apparence, la duplicité et la manipulation émotionnelle.

De son côté "Eternal downfall" élargit le spectre, proposant un speed effréné dans son entame. Un titre plus ample, s'appuyant sur une progression ascendante qui gagne en intensité à chaque passage. Le solo central, particulièrement inspiré, montre la finesse d'écriture du duo de guitaristes. Un morceau qui marque durablement.

Puis arrive "Feel the steel", véritable déclaration d'amour à l'acier incandescent du Heavy Metal. Riffs entraînants, tempo énergique, refrain fédérateur : c'est le titre qui semble taillé pour la scène, celui qui déclenche instantanément les poings levés. Le groupe y montre son sens du fun, mais sans jamais tomber dans la caricature.

Déjà dévoilé en single, le titre suivant "Wolves of the last dawn" démontre une maitrisé évidente de la part du groupe : construction, intensité, clarté du propos... Les paroles évoquent un monde au bord de l'effondrement, un dernier souffle avant la chute. Le morceau incarne parfaitement l'esprit de l'album : un Heavy Metal moderne, tendu, qui parle de notre époque sans détour.

Sur le thème central de l'effondrement écologique et la responsabilité humaine, "Beyond the breaking point" déploie ses différents arcs musicaux, tendu comme un arc. La batterie y impose un rythme implacable, tandis que les guitares tracent des lignes incisives. Une décharge d'adrénaline pure.

Le groupe propose ensuite avec "Sun eaters" un grand moment de Speed Metal. Il alterne passages lumineux et zones d'ombre. Le chant y adopte un ton plus narratif sur des mélodies implacables presque épiques, tandis que les guitares développent des mélodies aériennes et un solo superbe.

La résilience est abordée avec "Rise of the phoenix" qui apporte une énergie héroïque. Court, direct, porté par des harmonies de guitares efficaces, il fonctionne comme un cri de ralliement, toujours dans un Heavy Metal tonitruant.

Enfin, "King of sorrow" clôt l'album avec une ampleur remarquable. Plus long que les autres, il prend le temps de développer une atmosphère mélancolique, dans une presque ballade. Les guitares y sont majestueuses, la rythmique solide, et le chant trouve un équilibre entre puissance et émotion. C'est une conclusion qui laisse une trace durable, un dernier regard sur le chaos avant de refermer le livre.

Gros coup de cœur en ce qui me concerne, que les amateurs de Heavy puissant et tonique, mais aussi fans de combos tels que Accept ou Primal Fear devraient apprécier !

À travers ces onze titres et ses 46 minutes de son, SEVEN METAL SINS ne se contente pas de rendre hommage aux fondations du Heavy Metal : le groupe les réinterprète, les aiguise, les projette dans un présent tourmenté.

"Legacy of chaos" est un premier album de pur Heavy Metal direct, intense, parfaitement maîtrisé, qui place d'emblée le groupe dans le paysage contemporain avec une assurance rare. Un disque qui regarde l'avenir droit dans les yeux.
Chronique par Duby
Juin 2026

01 - The fall (Intro) (0:57)
02 - Scars of injustice (4:35)
03 - No sanctuary (4:22)
04 - Hypocrisy (4:07)
05 - Eternal downfall (4:57)
06 - Feel the steel (4:20)
07 - Wolves of the last dawn (4:36)
08 - Beyond the breaking point (4:01)
09 - Sun eaters (5:00)
10 - Rise of the phoenix (3:55)
11 - King of sorrow (6:25)

Paroles : Indisponibles. Ajoutez les paroles ICI Cliquez pour ajouter les paroles

Musiciens : Claw-G. (Chant), Antton Iriart (Guitare), Frédéric Auclerc (Guitare), Stéphane Lacoude (Basse), Patrick Soria (Batterie)


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