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CHRONIQUES
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SINS OF SHADOWS
"The last frontier"
2026
(Autoproduction)
Discographie
Sins Of Shadows (2014)
Today's the day (2016)
The masters' way (2020)
Imperium (2023)
The last frontier (2026)
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Depuis plus de dix ans, SINS OF SHADOWS trace sa route dans le paysage Metal français avec une constance rare et une vision artistique affirmée. Fondé en 2013 en tant que projet studio par le guitariste Nicolas Jacon et la chanteuse Elena Peñalver (ex INK CITY), le projet se construit patiemment, EP après EP ("Be" en 2014 et "Today's the day" en 2016), jusqu'à devenir un véritable groupe à part entière, animé par une ambition musicale qui dépasse largement les frontières du Heavy traditionnel.
Dès les premiers titres, SINS OF SHADOWS revendique ses racines : Iron Maiden, Megadeth, Saxon, mais aussi les géants du Power et du Prog comme Symphony X ou Iced Earth. On retrouve chez eux cette science des harmonies jumelées façon Thin Lizzy ou Helloween, ce goût pour les riffs galopants, mais aussi une approche plus moderne, plus dense, qui donne à leur musique une intensité très actuelle.
Leur premier album, "The master's way" (2020), marque un tournant. Avec l'arrivée du bassiste Sébastien Normand, le son gagne en profondeur et en cohérence. Le disque pose les bases : un Heavy mélodique, énergique, parfois progressif, porté par une écriture soignée et une production entièrement maison.
En 2023, "Imperium" confirme la montée en puissance du groupe. L'arrivée du batteur Rodolphe Plachesi solidifie la section rythmique, tandis que la présence du chanteur invité Eric Casteglia apporte une couleur vocale différente, plus dramatique. L'album, inspiré par les écrits de Spinoza et Frédéric Lordon, se distingue par son approche personnelle et conceptuelle. On y sent une volonté d'aller plus loin, de dépasser les codes du Heavy classique pour explorer des terrains plus philosophiques et émotionnels.
Avec "The last frontier" qui sort le 05 Mai 2026, SINS OF SHADOWS ouvre un nouveau chapitre de son histoire. Ce nouvel album marque l'arrivée du chanteur Tasos Lazaris, dont la voix puissante et expressive apporte une nouvelle dimension au son du groupe. Ce nouvel album est un voyage à travers les neuf titres qui composent ce disque annoncé comme le plus incisif de leur carrière.
L'album s'ouvre sur une claque. "The void" plante immédiatement le décor : riffs tranchants, batterie martiale, ambiance galvanisante. Le groupe y explore un vide intérieur presque cosmique, porté par un refrain massif et des guitares magistrales à la fête. Les fans de soli incisifs et de twins à la Helloween vont être aux anges ! Une entrée en matière qui montre que SINS OF SHADOWS a gagné en agressivité sans perdre son sens de la mélodie.
Le micro est sur cet album porté par un Tasos Lazaris magistral. Son chant puissant et haut perché ravira à nouveau les fans de la citrouille. Une tessiture parfaite pour le style musical prodigué ici.
Titre éponyme et véritable colonne vertébrale du disque, "The last frontier" mêle énergie Heavy Metal et envolées épiques. Les harmonies de guitares, héritées de la tradition NWOBHM, se déploient avec une ampleur énorme et transportent la composition aux mélodies parfaites. Une belle oeuvre musicale dans un mid-tempo efficace.
Plus agressif dans ses guitares, "Walls of past" navigue entre nostalgie et colère contenue. Les riffs y sont plus lourds, par moments presque Thrash, tandis que les lignes mélodiques et le refrain apportent une lumière Heavy Metal. Le tempo s'accélère légèrement. On retrouve ici l'influence d'Iced Earth dans la dynamique rythmique, mais avec une sensibilité propre à SINS OF SHADOWS.
Probablement l'un des titres les plus émotionnels de l'album, "Tell me"" joue sur la tension entre douceur et puissance, avec un couplet plus posé qui explose dans un refrain vibrant et énergique. Tasos Lazaris y brille particulièrement, capable de nuances autant que de puissance brute. Les guitares, une nouvelle fois, apportent des lignes prenantes. Encore une réussite.
En morceau fédérateur taillé pour la scène, "Rise again" respire la résilience et la détermination. Les guitares galopantes rappellent Iron Maiden, mais le groupe injecte une modernité rythmique qui évite tout pastiche. Un titre plus direct, avec toujours des guitares harmoniques à la fête.
Interlude instrumental, "Prologue" sert de respiration avant la seconde partie de l'album. Guitares scintillantes, expressives, claires et Aigües... Cette courte pièce prépare parfaitement le terrain pour la suite avec un "As darkness falls" combinant riffs massifs, atmosphère oppressante et refrains mélodiques. On y retrouve l'influence de Testament dans la lourdeur, mais aussi celle de Symphony X dans les arrangements plus travaillés... tout cela acoquiné avec un Maiden et un Helloween... et un aspect épique pas dégueux... Le résultat est parfait...
Plus sombre dans ses ambiances, "The end of the road" est également plus Maiden dans le style, surtout dans le chant. Les soli sont particulièrement inspirés. Ce titre, le plus long de l'album, est encore une fois une belle pièce de Metal inspiré.
L'album se clôt sur une pièce instrumentale courte mais poignante. "One last journey" sonne comme un adieu, ou peut-être une promesse. Les guitares y dessinent une mélodie simple, presque nostalgique, qui laisse l'auditeur suspendu entre mélancolie et espoir.
Avec "The last frontier", SINS OF SHADOWS signe un album parfait pour les amateur de Power Metal et/ou de Metal puissant et mélodique. Il synthétise tout ce qui fait la force du groupe : harmonies de guitares inspirées, énergie Heavy Metal assumée, dimension émotionnelle forte, mélodies imparables, chant superbe... et une production qui gagne en maturité.
Si le groupe cherchait à franchir un cap, cet album en est la preuve éclatante.
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Chronique par
Duby
Mai 2026 |
01 - The void (4:03)
02 - The last frontier (5:22)
03 - Walls of past (4:24)
04 - Tell me (4:52)
05 - Rise again (4:33)
06 - Prologue (1:16)
07 - As darkness falls (4:55)
08 - The end of the road (5:39)
09 - One last journey (2:20) |
Paroles : A lire
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