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CHRONIQUES |
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SOUTH OF HELL
"Hellfernùm"
2026 (Great Dane Records)

Discographie
Hellfernum... (2006)
Rising of hate (2015)
Hellfernùm (2026) |
Quand l'aigle à tête blanche, symbole américain, rencontre le faucon pèlerin de Savoie, ça
se passe dans le Sud de l'Enfer. En effet, SOUTH OF HELL, groupe issu de la région de
Chautagne dans l'Ain, joue un Death Metal Old-School, à la sauce américaine de Morbide
Angel ou de Death, avec la précision de l'horlogerie qui a fait les heures de gloire de leur
région.
Et cela fait vingt-deux ans que ça dure. A la base, le groupe est créé en 2004 par trois amis
d'enfance, fans de Metal. Deux ans plus tard, ils sortent une première démo de
quatre titres, portant déjà le nom de l'album. Il a fallu attendre neuf ans pour écouter leur
premier album "Rising of Hate", paru sur le label américain Sliptrick Records.
Il en faut de la patience pour les amateurs de SOUTH OF HELL, puisque les Savoyards font également
leur retour sur les planches du Muscadeath de Vallet en septembre 2025, avec un line-up tout
neuf. Ainsi sort "Hellfernùm" le 31 Janvier 2026, en CD Digipack, sur le label nordiste
Great Dane Records, qui a auparavant produit Carcariass, Dylath-Leen, Exocrine, Stortregn,
Gurlkhas et No Return.
Le choc des cultures americano-savoyardes se fait aussi dans la production puisque le
Belleysan Ludovic Tournier s'est chargé de l'enregistrement ; quant à la masterisation, elle a
été confiée à un maître en la matière : Monsieur Alan Douches (nommé parfois Douglas) a
masterisé l'ouvrage dans ses studios de West West Side de New York. Et ce n'est pas
n'importe qui... On lui doit la remasterisation de l'oeuvre de Death en 2011, et sa collaboration
avec Cannibal Corpse, Creeping Fear, mais aussi Belphegor, Incantation... rendant ainsi
l'authenticité du style.
L'artwork par contre est 100% frenchy. Greg de Rituals Art, fier de sa région et spécialiste
de représentations montagneuses, offre une vision de ce qu'est S.O.H : Un inquiétant
peuple des cimes.
La musique de SOUTH OF HELL est donc un Death Metal Old-School mais dans lequel chaque
membre inscrit ses influences. On y retrouve des touches de Black et même de Doom.
On sent que la délicatesse n'est pas le fort de SOUTH OF HELL dès les premiers riffs de
"Discdere". La première guitare balance des accords répétitifs, la batterie de Pierrot martèle
avec force, mais le plus flagrant dans toute cette violence est la voix. Maël Serventon, connu
également sous le nom de Heruforod, a un chant qui sort du plus profond des organes,
sachant faire des variations du plus grave à un aigu, sans en être agaçant.
"Holy death" offre une intro inquiétante, tant le rythme est lent. Le growl est monstrueux et la
guitare crée une ambiance pesante. Nous sommes, ici, en présence d'un titre de Blackened
Death, tant l'éther est délétère, avec des cordes plus Death.
Alors que "Decadent brutality" est dans le plus pur style Brutal Death, avec son chant
scandé, un growl plus puissant et profond, et de courts accords répétés, ce pourrait être un
titre de Massacra.
De petites guitares aériennes annoncent la décharge qui entame "Darkness of soul". La violence
musicale laisse place à un rythme plus lourd magnifié par la
guitare qui plombe littéralement l'atmosphère.
"..." est un court intermède fait d'orchestration qui pourrait se résumer à une chute libre.
Mais le Death De S.O.H. revient en force avec "Voice of war". Les riffs font headbanger, le
refrain, qui n'est que répétition du titre, est un cri guerrier. Cette voix guerrière est une
déflagration, les couplets n'étant que désolation.
"Clarity of shade" se caractérise par de petits arpèges coincés entre de gros riffs. Les sticks
s'abattent sur les toms de façon chirurgicale. Le titre montre des changements de rythme et
d'ambiance, allant de "légèreté" à pesanteur extrême. Tandis que "Mecanix of
unconciousness" présente toutes les caractéristiques d'un bon Death à l'ancienne : toujours
cette ambiance lourde et une rapidité d'exécution du jeu de guitares et de batterie.
Le titre donnant son nom à l'album est un monstre de par sa durée (plus de huit minutes
pour du Death, c'est très long) mais également grâce à son contenu... Tout y passe... De
bons riffs bien gras, des changements de rythmes à outrance, une courte ligne de basse
mise en avant et toujours ce chant caverneux, flippant entre moments calmes et frénétiques.
SOUTH OF HELL joue avec nos sentiments les plus sombres pendant ce "Hellfernum".
Et le quintet continue d'enfoncer ses riffs puissants dans nos chairs, en martelant ses
strophes pendant "Macabre gearing". La double pédale ainsi que tout le jeu de batterie sont
puissamment mis en avant.
Et si l'auditeur envisageait une fin paisible, c'est raté avec "Hates comes from god"...
Pendant onze titres et presque quarante-cinq minutes, avec ses petits riffs malsains, de plus
gros destructeurs, sa batterie tempétueuse et un chant absolument extraordinaire,
"Hellfernùm" n'est pas une suite de compositions mais plutôt une traversée des cercles de
l'Enfer de Dante.
Au fur et à mesure de l'avancée de l'album, SOUTH OF HELL se montre froid,
hideux, nous rendant finalement nauséeux, juste pour la bonne cause.
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Chronique par
Blut Sauger
Janvier 2026 |
01 - Discdere (4:05)
02 - Holy death (5:48)
03 - Decadent brutality (5:01)
04 - Darkness of soul (4:25)
05 - ... (1:07)
06 - Voice of war (3:17)
07 - Clarity of shade (4:18)
08 - Mecanix of unconsciousness (3:28)
09 - Hellfernum (8:06)
10 - Macabre gearing (3:39)
11 - Hates comes from god (3:16) |
Paroles : Indisponibles. Ajoutez les paroles
ICI  |
Musiciens
: Mael Serventon (Chant), Yves Farges (Guitare), Nicolas Lacroix (Guitare), Dalgrïn (Basse), Pierrot DeMarco (Batterie)
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