STOCKS – Flashback station (2026)


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STOCKS

"Flashback station"

2026

(Bad Reputation)

Discographie

Enregistré en public (LP 1982)
Ca m'fait tout drôle (Promo SP 1982)
Cocaïne (Promo SP 1982)
Eclats de Rock (LP 1984)
Elle me voit pas (SP 1984)
Elle me voit pas (remix) (EP 1984)
Tellement seul (SP 1986)
On fait pas partie... (Split SP 2001)
Trois (2002)
Se faire la belle (Promo MCD 2002)
Trois (2CD 2025)
Flashback station (2026)

Quarante ans après avoir déboulé de la banlieue lilloise, STOCKS revient hanter les platines comme si le temps s'était contenté de marquer une pause. Né en 1978 autour de la guitare et de la voix râpeuse de Christophe Marquilly, le power trio s'impose d'emblée avec un premier album capté en public en 1982 à Lille, devenu aujourd'hui un disque culte.

Ce disque est une première : un groupe sort un album live pour premier opus. Ensuite, STOCKS enchaîne avec "Éclats de Rock" en 1984, avant un long tunnel ponctué de tournées américaines, de premières parties prestigieuses (Thin Lizzy, Molly Hatchet, ZZ Top, Rory Gallagher, Johnny Hallyday) et d'une première séparation.

Il faudra attendre 2002 pour un troisième opus, "Trois", puis de nouveaux silences, Marquilly se consacrant à d'autres projets pendant que la légende de ce "sudiste venu du Nord" continue de gonfler dans les mémoires.

Après une reformation ponctuée de concerts, le nouvel opus "Flashback station" est annoncé pour le 29 mai 2026 chez
Bad Reputation et distribué par Socadisc, marquant ainsi le vrai retour en studio après plus de vingt ans d'absence discographique.

Le groupe se présente désormais avec un nouveau line-up : Christophe Marquilly au chant et à la guitare, Fred Nicolle à la basse et aux chœurs, Fabrice "Fab" Trovato à la batterie, aux chœurs, aux arrangements de cordes et au graphisme de la pochette, ce dernier signant ainsi l'identité visuelle de ce come‑back.

Ce nouvel album, enregistré au
Totem Studios à Paris, démarre de belle manière. Dès que les premières mesures de "C'était mieux avant" résonnent, on retrouve ce grain de guitare râblé, ce shuffle à la AC/DC passé au filtre ch'ti, et cette façon de grogner des refrains qui sentent la route et les salles enfumées, suivit par un "Flashback" qui déroule un Boogie à la Status Quo, porté par un harmonica bien senti et un Groove de basse qui colle immédiatement au tout, en une osmose parfaite.

Quand les mélodies et le tempo se font plus posés sur des titres comme "Les yeux ouverts" ou "Je reviens vers toi", STOCKS laisse parler son versant Rock, avec des textes bien amenés, lucides sans être plombants. Sans oublier les guitares qui glissent sur des aspects Bluesy avant de se cabrer en solo.

Presque goguenard, "Rap'n'Roll" vient casser la routine par un clin d'œil plus joueur, où le trio s'amuse à tordre les codes sans jamais perdre le fil du riff.

Le disque ne se contente pas de regarder dans le rétro : il cogne aussi sur le présent. Quand Marquilly crache ses mots sur "Oligarque" ou "Ne touche pas", la section rythmique se fait plus lourde, presque menaçante, et l'ombre de ZZ-Top plane sur les riffs graisseux, sans que le groupe ne renie pour autant sa patte très française.

D'ailleurs, la relecture de "La Grange", adaptée en français, est à ce titre un vrai tour de force : respectueuse de l'original mais suffisamment habitée pour ne jamais sonner comme un simple exercice de style. Dans le même esprit d'hommage, "Tony Joe" déroule un mid‑tempo moite qui renvoie directement à Tony Joe White et à tout un pan de Swamp Rock, avec slide insinuante et groove poisseux.

Au fil des pistes, la nostalgie affleure sans jamais virer au radotage. Quand il évoque le temps qui passe ou cette impression que "C'était mieux avant", Marquilly ne se contente pas de ressasser : il constate, parfois avec tendresse, parfois avec une ironie désabusée, que le monde a changé plus vite que ses amplis n'ont refroidi.

Baignée d'un feeling à la J.J. Cale, "Ma copine solitude" installe un climat plus feutré, presque nocturne, où la guitare se fait murmurée avant de reprendre des couleurs plus électriques.

La conclusion instrumentale, "Rain on blood", surprend par son architecture : intro acoustique, doux violons, montée progressive, puis déferlante électrique qui rappelle que STOCKS reste avant tout un groupe de scène, taillé pour faire vibrer les planches plus que pour polir les charts. On y entend un trio soudé, qui occupe l'espace avec peu d'artifices mais beaucoup de feeling.

Au final, "Flashback station" n'est ni un simple album de retrouvailles, ni un disque de vétérans en pilotage automatique. C'est un retour en forme avec un groupe qui assume ses racines Blues‑Rock, ses influences sudistes et sa langue française sans chercher à se travestir, mais qui refuse tout autant de se momifier dans la nostalgie.

Les fans de la première heure y retrouveront ce son de Stratocaster patiné par les années, les nouveaux venus y découvriront un pan entier de l'histoire du Rock hexagonal qui refuse obstinément de rentrer au garage.
Chronique par Duby
Juillet 2026

01 - C'était mieux avant (5:18)
02 - Flash-Back (2:43)
03 - Les yeux ouverts (4:20)
04 - Ne touche pas (3:55)
05 - Ma copine solitude (5:54)
06 - Oligarque (4:17)
07 - La Grange (3:46)
08 - Je reviens vers toi (4:10)
09 - Rap'n'Roll (4:41)
10 - Tony Joe (3:45)
11 - Au temps qui passe (5:03)
12 - Rain on blood (4:56)

Paroles : Indisponibles. Ajoutez les paroles ICI Cliquez pour ajouter les paroles

Musiciens : Christophe Marquilly (Chant/Guitare), Fred Nicolle (Basse/Chœurs), Fabrice "Fab" Trovato (Batterie)


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