Réseaux Sociaux
France Metal Museum sur :
|
CHRONIQUES
|
|
STONECAST
"Expand crimson chaos"
2026
(Pitch Black Records)
Discographie
The crossing (2004)
Stonecast (2005)
Inherited hell (2009)
Heroikos (2013)
I earther (2019)
Expand crimson chaos (2026)
|
Après plus de sept ans de silence radio, les Marseillais de STONECAST signent enfin leur grand retour. Fondée au début des années 2000 par le chanteur Franck "Kanon" Ghirardi et le guitariste Sébastien "Cazu" Casula, la formation phocéenne s'est patiemment forgée une réputation de fer sur la scène Heavy Metal hexagonale et internationale.
Leur parcours discographique, jalonné par les jeunes "The crossing" (2004), "Stonecast" (2005), le séminal "Inherited hell" (2009), le très acclamé "Heroikos" (2013), puis le massif "I earther" (2019), témoigne d'une évolution constante, faisant glisser leur Power/Heavy originel vers des contrées plus complexes, sombres et résolument progressives.
Au fil des ans, le line-up a connu d'inévitables remaniements, mais l'ossature historique est restée solide, épaulée depuis de longues années par le bassiste Lionel "Beev" Antonorsi.
Pour ce nouvel opus baptisé "Expand crimson chaos", publié le 26 Juin 2026 chez Pitch Black Records, le groupe a su s'entourer de collaborateurs de prestige afin de donner corps à ses ambitions. Derrière les fûts, on retrouve une performance titanesque signée Brent Smedley, batteur de renom connu pour son travail chez Iced Earth. Les solos de guitare flamboyants ont quant à eux été confiés à Thomas Tiberi du groupe Sunbeam Overdrive.
La production se révèle d'une clarté irréprochable ; l'album a été intégralement mixé et masterisé par l'expérimenté Christophe Boin au Recording Studio à Marseille. Ce soin apporté au son est immédiatement sublimé par l'identité visuelle de l'opus, dont la pochette percutante a été réalisée par le studio WolforDeer, célèbre pour ses collaborations avec des pointures telles qu'Asking Alexandria ou Papa Roach.
Loin d'être une simple collection de morceaux, cette nouvelle offrande s'articule comme une fresque conceptuelle explorant la résilience humaine, la déchéance et la quête de rédemption face à l'apocalypse.
L'immersion débute de manière surprenante par les nappes de synthétiseurs de l'introduction "Death", un morceau à combustion lente qui installe une atmosphère lourde et pesante. Le tempo est poisseux, et le chant, d'abord grave et posé, monte peu à peu dans l'intensité et les aiguës. Un Metal sombre pour démarrer une écoute qui ensuite bifurque drastiquement dans le style.
L'aventure lève véritablement l'ancre dès que résonnent les guitares acérées de "Walking dead", un titre à la rythmique motrice et au chant habité, qui nous prodique ici un Heavy Metal acéré très bon avec un rythme plus enlevé en mid-tempo.
La tension et la puissance ne faiblissent pas, portées par la hargne de "Blood red", qui continue dans son Heavy Metal aux guitares acérées et au chant rocailleux, avant l'intensité texturée de "A ce lieu", qui apporte une touche francophone bienvenue à l'ensemble.
Les structures se font plus sinueuses sur "Against the tide", qui offre pléthore de diversité. Une pièce de Metal guerrier, presque épique, déclinée comme une démarche cinématographique, qui fait son oeuvre et nous saisi, avec un petit côté Manowar. L'un des meilleurs titres à mes yeux.
Le groupe continue dans la théâtralité sombre de "King of hell", emmené dans un tempo hyper speed et un chant plus puissant et hargneux, à la limite de l'extrême caverneux. Puis le tempo se ralenti dans une rythmique Maidennienne, avant de proposer des passages guerriers et de reprendre le speed endiablé pour un solo énergique. Un titre à tiroirs, qui enchaine ses différentes parties.
Après son intro sombre et pesante, "Kneel or die" déploie son Metal plus direct en mid-tempo, avant d'accélérer le pas et de speeder les choses puis de revenir dans une ambiance plus Maiden des débuts, avec un chant varié et habité.
Après l'intermède énigmatique "00.00.01", la pièce maîtresse éponyme "Expand crimson chaos" explose, s'affirmant comme l'une des compositions les plus mûres et accomplies du disque, sublimée par une ligne de basse magistrale, une rythmique cavalcade implacable et un refrain d'une efficacité redoutable. Les guitares y sont magistrales, avec des harmonies et des riffs implacables. Second coup de coeur de l'album en ce qui me concerne.
En fin de parcours, l'album accélère nettement la cadence, canalisant la sève de géants traditionnels comme Judas Priest ou Iron Maiden à travers l'urgence de "Gundown the flag" et le final crépusculaire de "Nuclear winter", qui s'achève sur un solo de basse mémorable. Les possesseurs du format physique auront également le plaisir de prolonger l'expérience avec une version démo bonus de "A ce lieu".
Bien que la richesse des thèmes et les constants changements de structures puissent parfois déstabiliser la cohésion globale, surtout dans les premiers titres de l'album, l'opus brille par son audace. STONECAST propose ici un album de Heavy Metal sophistiqué, sans la démonstration lourde du Prog. Un Metal avec également une (très) légère touche de modernité, mûr et hautement cinématographique qui prouve que STONECAST n'a rien perdu de sa superbe ni de sa fureur créatrice.
|
|
Chronique par Duby
Juillet 2026
|
01 - Death (4:19)
02 - Walking death (4:23)
03 - Blood red (4:29)
04 - A ce lieu (3:32)
05 - Against the tide (5:50)
06 - King of hell (3:43)
07 - Kneel or die (5:07)
08 - 00.00.01 (1:13)
09 - Expand crimson chaos (4:22)
10 - Gundown the flag (3:33)
11 - Nuclear winter (5:34)
Paroles :
Indisponibles. Ajoutez les paroles
ICI
Musiciens
: Franck "Kanon" Ghirardi (Chant), Sébastien "Cazu" Casula (Guitare), Thomas Tiberi (Sunbeam Overdrive) (Guitare Solo), Lionel "Beev" Antonorsi (Basse), Brent E. Smedley (Iced Earth) (Batterie)
▲ HAUT ▲
|
|