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CHRONIQUES
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SWORN TO AVENGE
"Defy the fate"
2026
(M&O Music)
Discographie
Defy the fate (2026)
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Né en 2025, le duo franco‑américain SWORN TO AVENGE n'a pas mis longtemps à imposer sa signature : un Metal Hardcore dystopique, frontal, nourri par l'expérience cumulée de Saya et Shredder, deux artisans de l'underground qui ont passé plus de quinze ans à écumer les scènes et les studios.
Leur premier album, "Defy the fate", condense cette trajectoire en un bloc compact où chaque seconde semble guidée par une urgence viscérale.
Il sort le 11 septembre 2026 chez "M&O Music", et se compose de huit titres qui explorent différentes facettes d'un univers dystopique où la résistance, la colère et la lucidité se mêlent.
Le disque ne cherche jamais à séduire par la nuance : il avance comme une charge, animé par une tension permanente qui reflète l'univers contestataire et sombre que le duo façonne.
La production, assurée par Shredder, propose des guitares épaisses et nerveuses, qui s'installent au centre du champ sonore sans jamais étouffer le reste. La batterie, programmée mais juste, imprime un tempo cassant qui propulse l'ensemble vers une intensité continue.
Le mixage, précis et volontairement dépouillé, laisse respirer les attaques de guitare et les variations de la voix, évitant l'écueil du mur de bruit stérile. On sent la patte d'un producteur habitué à travailler dans l'urgence, mais soucieux de préserver la lisibilité de chaque élément.
Les choses démarrent avec "Dystopian game", qui mélange habilement Thrash, Death et Hardcore en un hymne puissant et fédérateur. C'est à la fois puissant et brut, tandis que "Eyes above" se fait plus lourd et Death, avec double chant féminin/masculin.
Le duo installe une tension continue. La voix de Saya, entre cris, Growls et inflexions Hardcore, porte les textes dystopiques avec une agressivité qui ne faiblit jamais. Le chant de Shredder, qui oscille entre Growls abrasifs et hurlements contestataires, apporte l'aspect Black, Death et Hardcore.
Les paroles, centrées sur la résistance, la déshumanisation et la lutte contre un système oppressant, s'inscrivent dans une continuité logique avec l'esthétique du duo.
Les morceaux alternent entre sections rapides, presque chaotiques, et passages plus lourds où le Groove prend le dessus, comme si chaque composition cherchait à traduire une forme de lutte intérieure, comme une opposition pourtant complémentaire...
L'écriture reste directe, fidèle à l'esprit Hardcore, mais enrichie par des influences Metal plus larges, qui empruntent autant au Groove qu'au Death moderne, dont le titre "Defy the fate" est un bon exemple.
Le titre "Disconnected" envoie ses changements de tempo et ses atmosphères opressantes, tandis que "Resistance", déjà dévoilé en single, s'appuie sur un élan rythmique brut et des riffs massifs qui semblent taillés pour le pit.
Les morceaux s'enchaînent sans chercher la respiration. Certains passages électroniques ou industriels, comme sur "Artificial chaos", apportent une légère accalmie, voire une tension perceptible, également accentuée par de légers violons dark ("Human grinder"), mais ces arrangements servent surtout à accentuer le contraste avant que la tornade ne reprenne.
Le duo joue sur une palette de riffs tantôt tranchants, tantôt plus gras, toujours soutenus par une batterie qui martèle sans relâche. L'ensemble forme un bloc homogène, volontairement inclassable, où les influences Hardcore, Metal extrême et (très) légèrement indus se mêlent sans jamais se contredire.
On perçoit parfois des échos de Hatebreed, Terror ou Earth Crisis, mais jamais comme une imitation : plutôt comme une filiation assumée.
Ce qui frappe, au fil de l'écoute, c'est la capacité du duo à maintenir une présence sonore massive qui ne faiblit jamais, malgré l'absence de section rythmique traditionnelle.
Les deux derniers titres "Resistance" et "Justice will prevail" terminent l'écoute et continuent dans cette même logique de sape, avec toujours ce mélange des genres complètement assumé et maitrisé, porté par des riffs tranchants et lourds.
Le travail de production compense intelligemment les zones habituellement fragiles chez les formations réduites, donnant à l'album une densité qui devrait prendre toute son ampleur en concert. On imagine sans peine ces morceaux fonctionner dans une salle compacte et moite...
"Defy the fate" n'est pas un album qui cherche la diversité ou la séduction. C'est un disque spontané, pensé comme un appel à la rébellion et porté par deux musiciens dont la rigueur se retrouve dans chaque détail.
Le résultat est brut, direct, sans compromis, et s'adresse clairement à ceux qui veulent du Hardcore dystopique sans fioritures.
Pour un premier album, la maîtrise est indéniable, et le duo pose les bases d'un univers qui ne demande qu'à s'étendre. Le destin est entre leurs mains...
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Chronique par Duby
Septembre 2026
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01 - Dystopian game (3:40)
02 - Eyes above (3:53)
03 - Defy the fate (4:28)
04 - Disconnected (2:03)
05 - Artificial chaos (3:54)
06 - Human grinder (3:12)
07 - Resistance (3:30)
08 - Justice will prevail (5:00)
Paroles :
Indisponibles. Ajoutez les paroles
ICI
Musiciens
: Saya (Screams / Growls), Shredder (Guitare / Chœurs)
Écoute de l'album 'Defy the fate' (2026) de SWORN TO AVENGE :
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