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CHRONIQUES |
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THE BLACK ENDERKID
"Symptom of decline"
2024 (Tentacles Industries)

Discographie
Symptom of decline (2024) |
THE BLACK ENDERKID est créé en 2020 par Gaétan Ponzio alors qu'il n'a que 14
ans ! Peu à peu les chansons prennent forme et l'univers musical se peaufine.
Un univers à part, résolument Metal et moderne. THE BLACK ENDERKID brandit la musique comme arme et
comme moyen d'affirmer ce que Gaétan était, ce qu'il est, ainsi que ce qu'il veut
devenir.
Ce projet est un terrain d'expression par lequel il se construit et
grandit. Des envies et besoins qui s'expriment très vite et prennent forme avec
un premier album "Symptom of decline", qui sort le 03 Avril 2024 via "Tentacles
Industries" (Cenotaph, Massacra, Mercyless...).
Il est paré d'une pochette plutôt énigmatique à l'artwork réalisé par Christophe Dessaigne (Midnight Digital).
Cet opus renferme 9 chansons à se mettre entre les
esgourdes.
Il est composé, arrangé et enregistré en compagnie de Tom Abrigan (Sunbeam Overdrive, ACOD live...) puis masterisé par
Brett Caldas-Lima au "Tower Studio" (Chimaira, Septicflesh, Between The Buried
And Me...). Rien que ça ! Il aurait été mesquin que la production soit moyenne
pour un album de si grande qualité décrit comme du "modern game core" par le
jeune initiateur.
Le rendu musical est multi-facettes et sombre. Il
aborde en effet des thèmes lourds et des styles musicaux différents allant du Metal au Hardcore, voire Death, Prog et Atmosphérique, même si l'intro ambiancée
"S.O.D." est plutôt orchestrale (et très bonne).
"The final breath" nous plonge directement dans un Metal-core rythmé par
l'alternance de Growls, chants clairs et parties instrumentales. Le morceau est
composé comme s'il avait été écrit pour un générique de jeu vidéo ou d'un film
d'action.
"Six feet under" est surprenant par sa rapidité du jeu des deux guitares.
L'intensité de l'album monte crescendo, et malgré une intro plutôt apaisante,
celle-ci est à son paroxysme dans "Newborn plague", tout comme
sur "The other side" et "My beloved killer".
Après une petit bruitage à la Mario Kart, "Broken skies" passe rapidement à une
ambiance plus violente, Princesse Pitch passe le relais à Simon "Ghost" Riley de
Call of Duty. Le chant ici est plus scandé et la batterie de Guillaume claque
comme une AK47.
Des effets transcendent les ambiances, comme des chœurs monacaux ("Newborn
plague"), des claviers presque électro, modernes et pesants ("My beloved killer")
ou les musiques de jeux vidéo ("Broken skies").
Les guitares sont saturées à souhaits et savent se faire doucereuses ou
incisives, sans oublier les soli plutôt bien exécutés, à l'image de celui de
"The other side".
La variété musicale est donc de mise, mais au niveau du chant également puisque
nous pouvons avoir à faire à du Growl, du Death, du Hardcore voire du chant
clair ou moderne à la Splipknot.
Le chemin des possibles est donc sans limite chez
THE BLACK ENDERKID, qui laisse libre court à son talent de composition et
d'interprétation,, avec de bonne lignes mélodiques, comme ce refrain parfait sur
"The final breath".
Les changements de rythmes sont légion sur les compos, avec des rythmes
lancinants ("The other side"), déstructurés et qui vous prendront à maintes reprises
à contrepied, appuyant plus encore un aspect Prog indéniable. L'instrumental "Apocalypse
protocol", résolument moderne, en est un parfait exemple et surprend nos oreilles par un son
futuriste. La musique fait place à l'image : les distorsions nous laisse
imaginer les météorites tombant sur Terre.
Titre logique après le précédent,
"Born to die" vient conclure l'album avec la
même force qui le caractérise.
Influencé par Trivium, la bande de Gaëtan Ponzio n'est en rien un clone. Ce
n'est pas un album de jeunesse. Longuement pensé, il est mature, travaillé avec
une production sans bémol. Les titres sont écrits pour être joués sur scène et
ça tombe bien, The Black Enterkid commence à tourner et franchement, aux vues de
leurs prestations, on miserait bien un ticket pour un passage au Hellfest 2025.
Si l'on considère qu'on peut toujours s'améliorer, THE BLACK ENDERKID deviendra
un grand, un très grand du style. |
Chronique par
Blut Sauger
Avril 2024 |
01 - S.O.D. (1:26)
02 - The final breath (5:41)
03 - Six feet under (4:32)
04 - New born plague (6:06)
05 - The other side (7:29)
06 - My beloved killer (5:57)
07 - Broken skies (4:14)
08 - Apocalypse protocol (4:44)
09 - Born to die (8:05) |
Paroles : Indisponibles. Ajoutez les paroles
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Musiciens
: Gaétan Ponzio (Guitare / Chant),
Tom Abrigan (Guitare / Backings),
Alexandre Giorgi (Basse),
Guillaume Bex (Batterie) |
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