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CHRONIQUES |
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THY APOKALYPSE
"Fragment Quatrième (Metacosmos)"
2025 (Bitume)

Discographie
Funeral shrine (2006)
Disciple of decadence (2009)
Fragment premier (Vision of apokalypse) (2009)
Wyrd (2011)
Fragment second (Vision du chaos) (2013)
Fragment troisième (2014)
The rest (2016)
Fragment troisième (2024)
Fragment quatrième (Metacosmos) (2025) |
En 1949, Georges Orwell sortait son œuvre "1984" dans laquelle on trouvait l'entité de Big Brother, aujourd'hui synonyme de tout ce qui porte atteinte aux libertés individuelles. En 1984, décidément ce fut une année déterminante, James Cameron nous mettait nez-à-nez avec le Terminator, un robot humanoïde créé par la société Skynet et faisant partie d'une armée métallique luttant contre l'espèce humaine.
Orwell et Cameron sont deux visionnaires. A la littérature et au cinéma, on ajoutera un troisième dans le domaine de la musique : Adunakhor Z, dit AdZ, le multi-instrumentiste de son one-man-band Thy Apokalypse. Et l'homme de Lisieux est non seulement doué de maestria en manipulant tous les instruments, mais il est également doué d'énergie débordante, avec deux autres projets personnels : Reflecting the Light créé en 2016 et Kaamosmasennus, sorti de terre en 2018 et dans lequel il figure sous son vrai nom, Julien Neuville.
Le Black Metal a bien failli perdre définitivement Thy Apokalypse, ce projet de 2005, basé sur un socle brutal, indus et misanthropique. Après avoir sorti une première démo Noisy, "Funeral shrine" en 2006 et le split "Disciple of decadence" aux côtés des Suédois d'Industrial Estate en 2009, Thy Apokalypse sort son premier album "Fragment premier (Vision Of Apocalypse)" ayant pour thème la guerre entre humains et robots (déjà!).
En 2013, "Fragment Second (Vision du chaos)" résulte de la confrontation entre la violence du Black Metal et des sonorités Indus et Electro. Le chaos est aux pavillons de nos oreilles en 2014 avec le "Fragment troisième" et son plus pur Black. Une dernière démo, "The rest" en 2016, comme un chant du cygne et Thy Apokalypse s'éteint en 2017 après 12 ans d'activité.
Il aura fallu six ans pour que ses batteries au lithium soient pleinement rechargées, en faisant le plein d'inspiration.
En 2023, Thy Apokalypse s'est régénéré et son cerveau naturel, AdZ, crée la suite de l'aventure. En 2024 Bitume Prods réédite, à l'occasion de ses 10 ans, "Fragment troisième" avec un nouvel artwork, ainsi qu'un mixage et mastering retravaillés. Une belle pré-annonce donc, pour la sortie de ce album "Fragment quatrième (Metacosmos)" qui sort le 16 Septembre sous forme de CD digipack et bien sûr disponible sur toutes les plateformes.
Pour illustrer cet album, la pochette évoque un paysage futuriste, sombre et froid. Cet avenir sans perspective d'amélioration convient parfaitement à la musique noire et Indus d'AdZ.
"Fragment quatrième (Metacosmos)" s'attaque aux intelligences artificielles, quittant le monde créateur pour un univers virtuel : le Metacosmos, tirant son inspiration du film "Her" de 2013, réalisé par le Canadien Spike Jonze dans lequel Joaquim Phoenix tombe amoureux de Samantha, une I.A., et de certains événements récents autour de ce phénomène. Cependant, il n'y a rien de bien romantique dans cette rondelle d'un peu plus de 34 minutes, composée de cinq épisodes traitant de l'absence de conscience, de la révélation de l'intelligence numérique, de la libération de l'esprit artificiel. Celle-ci mènera vers une lutte contre l'homme pour finir en une évasion vers le Metacosmos, un monde lumineux et un paradis artificiel.
Le premier acte "Consciousness" est une courte introduction à la musique synthétique, mystérieuse et calme, laissant place à une intensité de sons électriques de guitares et de batterie. Petit à petit, l'ambiance s'alourdit, aboutissant sur "Artificial" et son déchaînement de riffs et de blasts. Le chant en anglais, langage universel numérique, paraît anecdotique tant les notes sont puissantes. A mi-parcours, la force se fait plus grave, plus pesante... inquiétante.
"Artificial" est un titre à plusieurs facettes, révélant la puissance du monstre créé par l'humanité. Celui-ci brise ses câbles d'alimentation pendant "Liberation", avec la vitesse d'une information binaire. AdZ joue rapidement. Ce titre instrumental est un nectar noir. La même intensité est de mise pendant "War". La batterie évoque le combat, la guitare rend l'atmosphère écoeurante, le chant évoque la terreur. Le mid-tempo fait penser à un pas de l'oie martial. "War" a des similitudes avec "Les ténèbres modernes" de Neige et Noirceur, une valeur sûre.
La paix est enfin retrouvée avec "Metacosmos", le dernier titre qui occupe presque la moitié de l'album. Celui-ci se décompose en 3 temps. En l'écoutant, il nous est aisé d'imaginer les figures s'envolant vers cet Eden artificiel. Une cavalcade de toms et de double pédale accompagnent une guitare aérienne qui mèneront vers une ambiance spatiale calme et apaisante. Cet ether redouble d'intensité avec ses bruits sourds, pour repartir sur des accords de cordes venant conclure le titre présentant ainsi la magnificence du Metacosmos.
Le silence réapparaît. Thy Apokalypse nous abandonne après ce fracas numérique et électrique. AdZ nous délivre un concept-album court, très court, trop court mais d'une rare intensité et tellement sublime. Thy Apokalypse est enfin réactivé.
Ce texte a été réalisé entièrement par un I.A. : un Invétéré Amateur.
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Chronique par
Blut Sauger
Septembre 2025 |
01 - Consciousness (2:54)
02 - Artificial (5:25)
03 - Liberation (4:29)
04 - War (5:33)
05 - Metacosmos (15:52) |
Paroles : Indisponibles. Ajoutez les paroles
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Musiciens
: Adz (Guitare, Basse, Chant, Claviers, Programmation) |
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