Chronique : "Lost in the cosmic cycle" – TRIMARKISIA (2026)


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TRIMARKISIA

"Lost in the cosmic cycle"

2026

(Autoproduction)

Discographie

The light keeper (2025)
Lost in the cosmic cycle (2026)

Il y a parfois de tout petits cadeaux qui font plus plaisir que d'énormes : un dessin des enfants, un bouquet de fleurs de son compagnon, un câlin de son chat et "Lost in the cosmic cycle" de TRIMARKISIA.

Un nom étrange, nous direz-vous ! La trimarkisia était une formation de combat utilisée par les celtes du Danube et les Galates, peuplade ayant migré en Asie Mineure. Cette technique mettait en avant un cavalier principal et deux domestiques. Si le premier était touché, le second prenait le relais et ainsi de suite.

Mais ici, pas de triumvirat mais un acteur unique. Malheureusement, on ne connaît pas grand chose de ce one-man-band orchestré par Wilhelm Osoba, également créateur d'un autre one-man-band de Black Metal Atmosphérique appelé MOSSYSTONE, l'albigeois fait évoluer TRIMARKISIA dans un Metal Noir mélodique, avec des touches de Doom autour de la nostalgie, la solitude et la mélancolie.

Après un premier single "Black mountain" en 2024 et un EP "The light keeper" en 2025, revoici TRIMARKISIA avec, donc, ce premier album "Lost in the cosmic cycle" sorti le 25 Avril 2026 de façon indépendante et disponible uniquement en version numérique sur le Bandcamp du groupe.

L'artwork est l'œuvre "
Mélancolie" du peintre-graveur symboliste Odilon Redon, né en 1840 et décédé en 1916, auteur de 4556 œuvres répertoriées. Un artiste et une toile idéale pour représenter ces cinq titres.

"The observer" ouvre la marche, avec un rythme plutôt posé et des accords de guitares doux. Le chant de Wilhelm est étiré, profond et transpose toute la détresse en une seule note. Le refrain est marqué par de gros riffs avant le cri horrifique reprenant le tempo modéré du couplet.

De son côté, "Addiction" part immédiatement avec un rythme plus rapide, mais offrant des séquences plus douceâtres, encore plus malaisantes, relayées par de très longues parties instrumentales relevant de l'onirisme. La musique s'arrête decrescendo, laissant ainsi les notes envahir notre esprit.

Le titre éponyme de l'album commence par une jolie balade de guitares, supplantée par ce chant très lent, guttural et toujours cherché dans le plus profond des entrailles. La batterie, très rythmique, semble prendre l'ascendant de temps en temps, tandis que "Lost in the cosmic cycle" est un morceau très changeant, bourré de contre-pieds musicaux, se terminant par une cavalcade.

Les premières minutes de "The last wanderer" laisse l'auditeur dans la torpeur, tant elles sont composées de blanches et d'un chant extrêmement lent. Le rythme s'accélère quelque peu à la moitié du titre, pour un lâcher de voix puissante, avant de ralentir sans perdre une miette d'intensité.

"Old memories" conclut l'album avec un clavier triste très nineties, d'une façon presque cinématographique, un peu quand le héros se retourne pour quitter la scène. Ses deux minutes dix-sept suffisent à remplir l'esprit de l'auditeur d'une profonde nostalgie.

Pendant plus de quarante-cinq minutes, Wilhelm nous fait passer par tous les sentiments que la faiblesse humaine comporte : de la tristesse, de la nostalgie, un peu d'aigreur mais aussi de l'évasion et du rêve.

TRIMARKISIA délivre ici un formidable album, animé et puissant, mais malheureusement, peut-être à ne pas mettre entre toutes les oreilles. Wilhelm Osoba est un artiste talentueux qui mériterait d'être davantage mis en lumière. Vivement le prochain opus !
Chronique par Blut Sauger
Juin 2026

01 - The observer (7:21)
02 - Addiction (9:07
03 - Lost in the cosmic cycle (7:25
04 - The last wanderer (8:24
05 - Old memories (2:17)

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Musiciens : Wilhelm Osoba

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