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CHRONIQUES |
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VECTOR
"Brain collector"
2026 (M&O Music)

Discographie
Death of my soul (2023)
Brain collector (2026) |
Ah... Les ruines de l'abbaye Saint-Bertin, le musée Sandelin et son pied de croix aux émaux champlevés, les marais dans lesquels on circule en bacôve pour cultiver le chou-fleur... Bienvenue à Saint-Omer dans les Hauts-de-France. Si cette petite ville est fière de son histoire et de ses traditions, elle a dans son enceinte une bonne dose de Metal novateur : l'exceptionnel festival Brutal Swamp, qui verra cette année la seule prestation française de Monstrosity, le label Drowning in Chaos et VECTOR.
Ce groupe audomarois créé en 2022, reste, certes, dans la tradition du Thrash/Death Old School, tout en y intégrant de la fureur de la nouveauté.
Après un premier EP "Death of my soul", paru de façon indépendante en 2023, Rémi au chant, toujours la casquette à l'envers et sa veste à patches, Aurélien et David aux grattes, Matthieu à la basse, ainsi que Jean-François derrière les fûts, se sont fait grandement remarqués en ouvrant le festival Haeresis dans une église désacralisée du bassin minier.
Ainsi, le quintet peut sortir ce premier album "Brain collector" le 13 Mars 2026 chez "M&O Music" du découvreur de talent Alexandre Saba (Loco Muerte, Hellixxir...). Le mixage et le mastering ont été réalisés par Laurent "Bill" Bocquet.
Quant à l'artwork, classique dans l'iconographie Thrash/Death, on le doit, tout comme le précédent opus, à Huk 300 ; entre tradition et innovation encore une fois, puisqu'il utilise ce qu'il appelle la technique du "cocacrylique" : après avoir passé plusieurs couches de peinture, Hughes renverse du Coca sur sa toile, l'oxydation crée des formes qui sont la base de son oeuvre.
L'opus sera déployé d'abord en CD, mais une campagne Ulule a été lancée pour que "Brain collector" soit également pressé en vinyle.
On commence l'album par le titre éponyme. Si, pour la plupart du temps, le morceau donnant son nom à la rondelle est un titre-phare, ici "Brain collector" n'est qu'une intro mettant l'auditeur dans l'ambiance inconfortable. Quelques notes telles le bouton d'une radio cherchant une fréquence, des bruits sourds tels des pas, un sifflement entre les dents d'une âme damnée et le bruit métallique d'une chaîne pourraient être le bruitage d'un film de la série Saw.
Une lead guitar qui répète une ligne de notes, des riffs en arrière-plan, une batterie martelante, on rentre directement dans le vif dès le début de "Spiral of ants". Le chant de Rémi est puissant et scandé, laissant au trois-quart du morceau la place aux instruments qui s'emballent pour un arrêt net sur cymbale.
"Bliss through butchery" commence par une musique émanant d'un mauvais poste de radio. Le kit de batterie est foudroyé, le chant est hyper speed, les guitares stridulent avant de calmer le jeu par des arpèges rythmés par les fûts pour reprendre de plus belle. La fin est à headbanger à en perdre les vertèbres. "Hidden below" continue sur les chapeaux de roues avec cette guitare aiguë et ce chant hymnique. L'ambiance est pesante à souhait avec ses riffs maintes fois répétés et sa fin horrifique. Dans la même lignée, "Anthropocene disgust" n'est que chant rapide et batterie. Le titre semble être un hommage aux grands du style, avec de belles parties de guitares.
Si la première partie de l'album paraissait plus Thrash, on s'oriente désormais vers du Death avec "Lepers from the depths" et ce chant mi-growl, mi-crié et des instruments plus mélodieux.
A cent à l'heure, "The carrion's age" voit le batteur Jean-François en fer de lance et la guitare d'Aurélien s'amuser en envolées lyriques. Les morceaux se suivent et se ressemblent... Ainsi Vector déroule avec "Gears of creation", "Flamethrower's benediction" et "Bring back the sun" sans baisse de régime.
Aussi, "The needle and the scythe" achève un album sur des variations de rythme sans pour autant dénaturer le son du groupe.
Au terme de presque quarante-cinq minutes, l'auditeur est abasourdi par tant de prouesses de guitaristes, de rapidité d'exécution de la batterie et un chant exceptionnel. Cependant, il peut être lassé par des similitudes des titres qui peuvent parfois être assez linéaires.
Mais ne faisons pas la fine bouche... VECTOR nous propose un bon album de Thrash/Death traditionnel avec un bon dépoussiérage du style. De plus, les onze titres sont bâtis pour être joués en live, alors, si VECTOR vient jouer près de chez vous, n'hésitez pas et foncez !
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Chronique par
Blut Sauger
Mars 2026 |
01 - Brain collector (0:56)
02 - Spiral of ants (4:19)
03 - Bliss through butchery (3:34)
04 - Hidden below (4:31)
05 - Anthropocene disgust (5:15)
06 - Lepers from the depths (5:05)
07 - The carrion's age (4:40)
08 - Gears of creation (5:34)
09 - Flamethrower's benediction (5:01)
10 - Bring back the sun (5:16)
11 - The needle and the scythe (5:23) |
Paroles : Indisponibles. Ajoutez les paroles
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Musiciens
: Rémi Duval (Chant), David "Biggy" Fasquel (Guitare), Aurélien Pauchet (Guitare/Choeurs), Erwan Balotaud (Basse), Jean-François Chapelet (Batterie) |
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