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CHRONIQUES |
"Retour sur mes 15 ans, flashback dans le temps
Je n'étais qu'un enfant, cheveux dans le vent
J'avais mon hit parade de Led zep à Cochran
J'aurais donné mon âme pour le Jefferson Airplane"
Quand un coup de moins bien se présente, il est souvent bon de se ressourcer, de
revenir aux valeurs sures et à la lecture de ces quelques lignes, il semble que
les parisiens aient eu besoin de retrouver leurs racines musicales, leurs
influences.
En effet, après un "Transition" très réussi au demeurant et un "Big bang"
beaucoup plus poussif, où le groupe avait décidé d'innover et d'explorer de
nouveaux territoires musicaux avec plus ou moins de bonheur, il semble que
Daniel et sa bande se soient posés un certain nombre de questions.
Tout d'abord, les fans n'ont pas complètement adhéré à la démarche musicale
empruntée, entrainant un succès commercial moindre et de plus, à l'heure de
composer ce nouvel album, les parisiens se retrouvent une nouvelle fois à trois
puisque Marcos Arrieta, n'a pas jugé bon de poursuivre plus loin l'aventure.
Qu'importe, le groupe continuera donc en trio et ce sera Daniel qui assurera
toutes les guitares en sus du chant.
"Ou es-tu rock'n'roll, où es-tu rock'n'roll, qu'es-tu devenu qu'ont-ils fait de
toi ?"
Comme un brin de nostalgie, à l'heure où de nouveaux courants musicaux, tel l'électro,
commencent à rencontrer le succès.
Mais c'est avec un certain plaisir que l'on retrouve sur plusieurs titres, le
VULCAIN que nous avons aimé à ses débuts.
Au travers de titres, tels que "Monnaie", "Dans l'urne", "Goal" ou plus
symboliquement de la reprise du "Into the sun" de Grand Funk Railroad, on
replonge au milieu des années 80, à une époque où nos parisiens ne faisaient pas
dans la fioriture.
Et le groupe a semble t-il retrouvé la pêche. Il faut dire que le passage en
trio permet à Vincent et à Marc de prendre plus d'importance dans l'espace
sonore, et ce côté épuré sied à merveille au groupe.
La basse de Vincent est très présente et sur des titres tels que "Chemin de
croix", "Adrenaline", "Nikita" ou encore "Fléau", non seulement ça groove
sévère mais en plus ça s'entend, preuve que la production et le mixage n'ont pas
noyé cet élément capital du son VULCAIN.
Marc Varez, n'est pas en reste. Sa frappe sèche fait mouche sur des titres tels
que "Nikita", "Adrénaline" ou "Bienvenue" et son jeu de double grosse
caisse insuffle une bonne dose d'énergie à des compositions tels que
l'introductif "Bats-toi", "Chemin de croix" ou "Monnaie".
Vous l'aurez donc compris, Daniel peut se reposer sur une section rythmique
béton qui assume pleinement ses responsabilités suite au passage en trio.
Et le leader du groupe ne se fait pas prier pour profiter de l'aubaine et poser
ses riffs sur ce canevas. Et ça donne des titres excellents dans la veine de "En vrac" ou de "Adrénaline".
En ce qui concerne les textes, on oscille entre sujets légers tel que la moto
sur "Adrénaline", le sexe sur "En vrac" ou encore ce phénomène de société
qu'est le football sur "Goal", où Daniel nous montre qu'il maitrise le
vocabulaire footballistique avec aisance et cela donne vraiment des paroles
excellentes.
Mais notre homme sait aussi se faire plus grave au travers de textes sur le
racisme ("Fléau"), l'alcoolisme ("En retard"), sur le rôle néfaste des
banquiers et plus généralement de l'argent dans notre société ("Monnaie") ou
encore sur nos hommes politiques et le sens de notre vote ("Dans l'urne").
"Le blues est dans ma peau, sonnez guitares rebelles au gout de l'éternel".
Ce nouvel album serait donc un retour à la case départ ? En partie seulement,
car la période "Transition" - "Big bang" a permis au groupe de
considérablement s'améliorer techniquement et d'élargir sa vision musicale. Et
les gars ont eu l'intelligence de ne pas cracher sur ces acquis mais plutôt d'en
tirer parti.
Ainsi, des titres tels que les excellents "Nikita", "Bienvenue" et "Fléau"
présentent un VULCAIN dont le cœur balance entre tradition et innovation avec
des musiciens qui laissent parler la technique : un Vincent qui slappe sa basse
ou un Daniel qui fait siffler avec délices les harmoniques.
On obtient donc au final un très bon album de VULCAIN, marqué par un retour aux
sources certain auquel le passage en trio n'est pas étranger.
Cette formule présente l'avantage de mettre en valeur la section rythmique
tandis que Daniel en grande forme sur cet album, profite de ce soutient pour
placer ses guitares et sa voix, et nous montrer toute l'étendue de son savoir
faire.
Le groupe n'a cependant pas renié ses expérimentations musicales et sa
progression technique, ainsi il n'a pas tenté de "salir" exagérément sa
musique pour sonner comme à l'époque "Rock'n'roll secours" et il faut
certainement y voir là le signe de la maturité.
C'est donc un album de très bonne qualité que nous avons à nous mettre dans les
oreilles avec cet opus éponyme qui propose son lot de très bonnes compositions
et je ne saurais trop vous conseiller de le (re)découvrir.
Au fait ! Les citations utilisées dans cette chronique sont extraites du titre "Où es-tu", une ballade nostalgique du plus bel effet qui reste probablement le
titre qui m'a le plus marqué sur cet album et dans lequel nombre de vieux de la
vieille se reconnaitront assurément.
"Où es tu Rock'n'roll ?" et bien sachez qu'il coule toujours dans les veines
de VULCAIN et c'est plutôt rassurant ! |
Chronique par
Lolo36
Mai 2010 |
01 - Bats toi ! (3:16)
02 - En vrac (4:46)
03 - Chemin de croix (3:41)
04 - Nikita (3:02)
05 - Bienvenue ! (3:46)
06 - Adrénaline (5:16)
07 - Fléau (4:05)
08 - En retard (3:55)
09 - Où es-tu, R 'n' R (4:37)
10 - Monnaie (2:54)
11 - Dans l'urne (3:12)
12 - Goal (2:43)
13 - Into the sun (5:26) |
Paroles : Indisponibles. Ajoutez les paroles
ICI  |
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Musiciens
: Daniel Puzio (Guitare/Chant), Vincent Puzio (Basse), Marc Varez (Batterie) |
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