France Metal Museum : Hard-Rock et Metal français

Menu
Accueil
Biographies de groupes
Vidéos
Dossiers
Revues & Fanzines
Interviews
Émissions Radios
Bootlegs
Tickets de concerts
Affiches de concerts
Ils nous ont quitté
Chroniques
Paroles
Bibliographie
Vidéographie
Tablatures
Live reports
Petites Annonces/Aides
Liens Web
Fonds d'écrans
Contact
Bannières
FAQ
Contributeurs
Tutoriaux












Messages
Tous les évènements ICI

CHRONIQUES


# - A - B - C - D - E - F - G - H - I - J - K - L - M - N - O - P - Q - R - S - T - U - V - W - X - Y - Z - COMPILES

Pochette WARENNE
"L'arbre des ombres"
2026
(Autoproduction)

Site Facebook YouTube



Discographie

Demo (1995)
MMXIX (2019)
L'arbre des ombres (2026)

Né en 1991 dans le Nord de la France, dans le quartier de la Garenne à Arques, WARENNE débarque sur la scène locale avec l'énergie brute d'un groupe qui n'a rien à perdre. À l'époque, Roucas, Tabasse, Denis, Bouly et Den façonnent un Heavy Rock entre Arques et Watten, dans une ambiance où la sueur et les amplis poussé à fond, font office de signature sonore.

En 1993, premier coup de volant : David (Futur membre de PROJECT) remplace Tabasse à la guitare. Mais l'élan est stoppé net quand Den part enregistrer et tourner en Europe avec les Bretons de D.A.B. Sans local, WARENNE se met en veille. Une pause forcée, mais pas un abandon.

1995 marque le retour aux affaires. Nouveau line‑up, nouvelle dynamique, et surtout une première démo quatre titres qui pose les bases d'un univers sombre, médiéval, presque cinématographique. Sur scène, le groupe devient un habitué des bastions rock de l'Audomarois : le Domido, les Fraggles, le Vauban... WARENNE joue partout où ça sent la bière, le cuir et les retours de scène saturés.

En 1997, la vie rattrape les musiciens et le groupe replonge dans le silence. Mais personne ne raccroche vraiment : Den fonde TRI [BALLES], tandis que Ch'Car et Jérôme rejoignent SPIRIT, groupe culte de la région où Roucas avait déjà posé sa voix en 1986. L'esprit WARENNE continue de circuler, même sans le nom.

2010 : troisième résurrection. Roucas, Jérôme, Ch'Car et Den remettent la machine en route. Mais en 2017, nouveau coup d'arrêt, cette fois pour raisons personnelles.

Puis arrive 2019, et avec lui un WARENNE version 3.0 : Pascal "Bill" derrière les fûts, Jonathan en renfort à la guitare. Le groupe repart en mode commando, écume les scènes audomaroises, du "
Fils d'Odin" à la "Fête de la Moto de Mametz", et s'installe près de Lumbres. Cette même année, ils balancent en numérique "MMXIX", un album huit titres qui capture parfaitement leur retour en force.

En 2022, l'arrivée de David à la batterie scelle enfin un line‑up stable. Le son se durcit, les riffs s'affûtent, les concerts reprennent en 2023. WARENNE n'a jamais sonné aussi massif, aussi sûr de lui, aussi vivant.

Avec "L'arbre des ombres", qui sort le 12 février 2026, WARENNE balance un premier album d'une noirceur assumée. Un disque entier, tendu, forgé par des années de silence, de frustrations et de visions sombres. Le groupe - Roucas (chant), Dord's et John (guitares), Ch'Car (basse) et David Herent (batterie) - y impose un Metal francophone dense, viscéral, où chaque riff semble taillé dans la roche et chaque mot pesé comme une sentence.

Le morceau‑titre "L'arbre des ombres" ouvre l'album dans une ambiance nocturne, une tension rampante, une voix habitée : WARENNE installe un décor où superstition, peur et injustice se mêlent. La figure de la guérisseuse traquée devient symbole d'un monde qui brûle ce qu'il ne comprend pas. Les guitares sont expressives, saturées, et envoient de belles mélodies. La rythmique assied l'ensemble d'une force évidente. Un bon Heavy Metal agressif, et une entrée en matière sombre, narrative, totalement dans l'ADN du groupe.

Plus direct, plus lourd, "Les larmes de sang" frappe par son urgence. La rythmique martèle, les guitares lacèrent, et le chant se fait plus incisif. WARENNE plonge dans un imaginaire gothique et tragique, porté par une intensité qui ne faiblit jamais. Un morceau noir, dramatique, impeccablement construit, aux mélodies imparables et prenantes. Ce qui frappe d'emblée, c'est cette alliance rare entre puissance brute et sens du récit.

Avec "Narcissiques perversions", WARENNE quitte les mythes pour un enfer bien contemporain : la manipulation psychologique. Le texte, acéré, décrit la mécanique froide des prédateurs émotionnels. Musicalement, le groupe opte pour une approche nerveuse, suffocante, qui colle au propos. Basse lourde, riffs secs, atmosphère oppressante, ambiances changeantes, passant du mélodique doux au Heavy puissant et gras : un titre glaçant, sans échappatoire.

Le groupe renoue avec les récits anciens et ses drames collectifs sur un "Le concile de pierre" alternant lourdeur et tempo plus rapide. L'ambiance se fait plus mystique et le chant solennel. WARENNE excelle dans la narration dramatique. Un morceau qui déploie un univers complet en quelques minutes.

Le groupe plonge pour "La fureur" dans un environnement post‑apocalyptique. Couloirs sombres, paranoïa, menace invisible. WARENNE joue avec les codes du film d'infectés, mais avec une identité bien à lui. La batterie martiale, les riffs tendus, les solis et le chant habité transportent ce titre. Les différentes parties et ambiances s'enchainent de belle manière dans un Heavy torturé et moins direct, aux parties toutes différentes.

Le combo déploie un Metal francophone lourd, habité, où chaque mot semble pesé, chaque riff pensé pour servir une atmosphère oppressante et profondément humaine. Chaque morceau raconte une histoire forte et repose sur un équilibre entre riffs lourds, mélodies évocatrices et rythmiques solides. Les guitares de Jérôme et John sculptent des atmosphères variées, tandis que la basse de Ch'Car et la batterie de David assurent une assise robuste, parfois martiale, parfois plus aérienne selon les titres.

Les textes sont chantés en français, abordant différents sujets et thématiques. Le titre le plus engagé du disque se présente avec "Nécro‑Politique". WARENNE y dénonce la folie des nations, la violence institutionnelle et la logique absurde du "
tuer avant d'être tué". Le morceau avance comme un char d'assaut, riffs secs, refrain imparable et colère froide. Un titre lucide, sombre, implacable, toujours dans un Heavy habité, légèrement typé 80's.

La force de WARENNE tient dans cette capacité à mêler puissance et sens, à faire cohabiter la rugosité du Metal et la sensibilité de textes habités. La voix de Christophe "Roucas" Rebergue, expressive et tourmentée, porte des textes qui fouillent les zones d'ombre de l'âme humaine. Autour de lui, les guitares de Jérôme "Dord's" Dordenart et Jonathan "John" Darcy tissent un paysage sonore dense, parfois tranchant, parfois presque spectral. La basse de Christophe "Ch'Car" Caron et la batterie de David Herent ancrent l'ensemble dans une lourdeur organique qui donne au disque son poids émotionnel.

"Highlands" est une respiration mystique. Le groupe traverse la mer du Nord pour atterrir dans les terres celtiques. Mélodies hypnotiques, ambiance chamanique, guitares profondes : un titre enveloppant, presque onirique, qui respire la brume et les légendes. La seconde partie, plus Heavy, renforce encore son impact et sa puissance. Encore de belles mélodies prenantes...

Pour conclure, WARENNE s'inspire d'un fait divers extrême : un aventurier coincé sous un rocher, forcé de s'amputer pour survivre. Le groupe ne raconte pas seulement : il fait ressentir. "La vallée de la mort" est une marche funèbre. Guitares expressives, voix fragile et poignante. Une fin puissante, humaine, bouleversante.

"L'arbre des ombres" est un premier album cohérent et profondément incarné. WARENNE n'a peut‑être pas les moyens des mastodontes du genre, mais il possède quelque chose de plus rare : une identité claire, une sincérité totale et une vision artistique solide. Un Metal sombre, francophone, viscéral, qui marque durablement.

WARENNE vient de s'inviter parmi les groupes français à surveiller de très près.
Chronique par Duby
Février 2026

01 - L'arbre des ombres (4:50)
02 - Les larmes de sang (6:42)
03 - Narcissiques perversions (6:45)
04 - Le concile de pierre (4:46)
05 - La fureur (6:04)
06 - Nécro-politique (4:54)
07 - Highlands (6:13)
08 - La vallée de la mort (5:58)

Paroles : A lire ICI Cliquez pour lire les paroles

Musiciens : Christophe "Roucas" R. (Chant), Jérôme "Dord's" D. (Guitare), Jonathan "John" D. (Guitare), Christophe "Ch'Car" C. (Basse), David H. (Batterie)

Retour en haut de page

Copyrights France Metal Museum - Tous droits réservés