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CHRONIQUES
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WARFAITH
"Necronomicat"
2026
(M&O Music)
Discographie
Blood and war (2013)
Wise man is dead (2015)
Pint of pils (2019)
Atomic hangover (2023)
Necronomicat (2026)
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Formé à Nancy en 2012, WARFAITH a d'abord évolué dans un Thrash Metal classique avant de développer progressivement une identité beaucoup plus personnelle, bâtie autour d'un univers où les chats, la bière et la culture populaire cohabitent dans un esprit à la fois déjanté et authentiquement Metal.
Après le EP "Blood and war" (2013), le premier album "Wise man is dead" (2015) permet au groupe de gagner en visibilité aux côtés de formations telles que Havok, Evil Invaders ou Dust Bolt.
L'orientation festive et féline s'affirme davantage avec le EP "Pint of pils" (2019), avant de trouver un équilibre plus abouti sur "Atomic hangover" en 2023.
L'album suivant, "Necronomicat", parait le 16 octobre 2026 via "M&O Music", les Lorrains signent leur troisième album studio et poursuivent cette évolution vers un Cat Thrash toujours plus assumé.
Le line-up présent sur l'album réunit Max au chant principal, Jojo et Charles aux guitares, Romain à la basse et aux chœurs, Clem à la batterie, ainsi que Nico Xanort au chant additionnel et aux backing vocals.
Si l'humour et la thématique féline pourraient faire croire à un simple exercice de style parodique, la réalité est tout autre. Derrière les références aux chats et à la bière se cache une formation qui maîtrise parfaitement les codes d'un Thrash Metal énergique nourri aussi bien par la Bay Area que par la vague revival des années 2000.
Allez ! On s'ouvre une bonne bière bien fraîche et on passe à l'écoute ! L'ouverture "Beer up yourself" concentre vitesse, refrains fédérateurs et riffs immédiats en un bon Heavy Thrash puissant et bien en place.
Dans la foulée, "Dancing with evil" maintient la pression avec une approche plus nerveuse, où les guitares s'entrecroisent avec efficacité, une ligne vocale scandée et des passages plus mesurés, cassant le rythme de belle manière. C'est du tout bon !
Le titre éponyme aligne ensuite une dimension plus groovy. Sans abandonner son agressivité, le groupe privilégie ici l'accroche et le balancement, une formule également exploitée avec réussite sur "Catcthulhu arise", avant un "One beer to rule them all", véritable hymne de Thrash festif et dynamique...
WARFAITH parvient à nous concocter des compos aux lignes mélodiques excellentes, avec des refrrains scandés à reprendre en choeurs. Chaque chanson possède la petite note qui fait la différence.
Dans un style plus sombre dans leur entame, "From beyond" et "Catcthulu arise" alternent les ambiances grâce à une écriture plus variée, résultant sur des titres moins directs et plus travaillés, mais tout aussi bons ! ET ces refrains hymnesques !
WARFAITH brasse son Thrash alliant groove du old school des années 80's à la vitesse du revival des années 2000's. Leurs riffs acérés comme des griffes emportent sans ménagement dans l'ivresse de leurs textes à la gloire des chats et de la bière.
Le très court "Burn the cross" frappe par son efficacité immédiate et son impact frontal, avant que les musiciens ne complexifient légèrement leur propos avec "Claws of the night", qui introduit davantage de technicité dans les arrangements et met en valeur le travail des guitaristes.
Des guitares constamment en action, proposant en sus de superbes riffs incisifs, de magnifiques soli inspirés et savamment construits. Bref, le duo de gratteux est au diapason...
L'intermède "Ghost track" vient calmer les tensions et prépare à l'arrivée de "Stout of heaven", en référence au mythique morceau de Slayer, comme une longue conclusion qui synthétise l'ensemble des qualités du disque : énergie, sens du riff, mélodie et capacité à maintenir l'attention sur une durée plus importante.
Avec "Necronomicat", WARFAITH réussit surtout à éviter le piège de la gimmick. Les chats, la bière et l'autodérision sont omniprésents, mais ils ne servent jamais à masquer d'éventuelles faiblesses musicales. Au contraire, ils viennent habiller un Thrash Metal solide, accrocheur et sincère, qui puise autant dans l'héritage d'Exodus ou Testament que dans l'esprit décomplexé de Municipal Waste.
Un troisième album particulièrement cohérent, qui confirme que les Cat Thrashers ont trouvé leur propre territoire au sein de la scène française.
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Chronique par Duby
Octobre 2026
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01 - Beer up yourself (5:00)
02 - Dancing with evil (4:29)
03 - Necronomicat (4:07)
04 - One beer to rule them all (4:36)
05 - From beyond (4:32)
06 - Catcthulu arise (4:40)
07 - Burn the cross (2:37)
08 - Claws of the night (4:26)
09 - Ghost track (1:24)
10 - Stout of heaven (6:36)
Paroles :
Indisponibles. Ajoutez les paroles
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Musiciens
: Max (Chant), Jojo (Guitare), Charles (Guitare), Romain (Basse), Clem (Batterie), Nico Xanort (Second chant/Choeurs)
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