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CHRONIQUES |
WOLFSPRING est le nouveau projet du prolifique
et talentueux guitariste Jean-Pierre Louveton, au CV déjà très
élogieux, "excusez du peu ! " : de 1988 à 1992 il officie au sein du groupe
de Hard Rock ANESTHESIA, de 1991 à 1998 dans celui de LAZY LIZARD, qui verra son
style osciller de Hard à Rock, de 1998 à 2000 le groupe devient LAZY et sort un mini
CD, en 2000 il fonde NEMO, groupe de Prog/Hard au sein duquel il officie
toujours et avec qui il a publié sept albums, dont un live + un dvd, un nouveau
rejeton auditif est d'ailleurs prévu sous forme de double CD pour septembre 2013.
Pour être complet, citons aussi la participation de JP à l'album de variété "Itinéraire bis",
publié en 1995, ainsi que dans le groupe Electro-Pop "Bug" de 1999 à 2001, et que
parallèlement à son groupe principal, il a enregistré 4 albums solo depuis 2002
sous l'appellation JPL.
Malgré tout cela, à croire que notre guitariste se sentait
restreint dans le monde de NEMO (Ndr : oui je sais, trop facile !), et avait envie
de partir vers des contrées plus féroces, plus métalliques, tout en gardant le
côté prog.
Ainsi accompagné de son compère NEMO-nien Guillaume Fontaine aux claviers, qui
participera aussi à la composition musicale de trois chansons, du batteur
Ludovic Moro-Sibilot et du chanteur Allemand Julian Clemens, il fonde son
nouveau projet et le nomme : WOLFSPRING. Il fait aussi appel à Will Mackie (Hoggwash/Sunchild/Caellysi
music) pour la transcription en anglais de ses textes que nous retrouvons au
final sur ce premier album éponyme.
Sous une pochette sobre, grise avec juste le logo du groupe, WOLFSPRING nous
propose huit chansons basées sur une thématique partant "de la chute d'une
société fondée sur la cupidité où l'individu piétiné perd sa propre identité",
avec l'image du loup transparaissant de-ci de-là. Musicalement, l'ombre Dream
Theater croisée à celle de NEMO transpire régulièrement au long de ces environs
56 minutes de musiques de grande volée.
Le livret nous propose les textes des chansons délivrées ici, accompagné de
quelques photos nous présentant les protagonistes de ce méfait, ainsi qu'une
illustration signée Didier Florentz représentant un loup garou des plus réussis.
JP est un compositeur né et cela commence tout en douceur pour monter
progressivement. La guitare est fluide, mélodique, et la voix de Julian se marie
admirablement à la six cordes, les changements de breaks sont nombreux. Les
solos sont efficaces et alternent avec les claviers. Le ton est donné et ne
retombera pas !!!
Avec "24/7", la plage instrumentale est longue et plaisante,
teintée par l'ombre de NEMO, dont les fans ne devraient pas se sentir dépaysés
!!! Suit "Carpathian wolves" premier instrumental de cet album.
La guitare s'y veut furieusement agressive, sur une rythmique l'accompagnant harmonieusement.
Même si JP se dit plus influencé Par Michael Schenker, David Gilmour et Steve
Vai, c'est plus vers le maître de ce dernier, Mister Joe Satriani que l'on
pense.
Douceur sombre mélancolique, voici venir "Train's gone".
L'atmosphère planante nous berce allègrement avant d'exploser en un mur guitaristique ! "Que
reste-il de notre vie quand le train est passé ?", même si la réponse n'est pas
là, le résultat est une superbe chanson. Les mélodies omniprésentes se marient
admirablement avec le côté sombre des propos ici contés. Puis que dire de la
musique ! JP est un véritable guitar Hero. Ecoutez au hasard le soli sur "Train's
gone" impressionnant de fluidité et d'efficacité !
"Now or never" tout en
douceur et en ambiance, à écouter les yeux fermés en se laissant guider, alors
que "Mutation" montre un chant encore plus sombre. Un morceau qui me fait penser à
du Saga de la grande période, les loups en plus. Ces derniers viennent chanter
avec Julian pour un rendu donnant des frissons.
Deuxième et dernier instrumental
"Howling with the banshee" n'apporte rien de nouveau. C'est aérien, tout en
nuance, en ressentis de finesses.
L'album se conclut avec la pièce maîtresse
qu'est "Our new mediaevil world" sur laquelle transparaît l'ombre croissante de Pink Floyd. Julian y donne tout son talent, alternant douceur, puissance
et agressivité. Evidemment la chanson est teintée seventies et les attaques de la
guitare de JP font encore mouche... me donnant envie de m'intéresser à sa
carrière solo, mais ça c'est une autre histoire...
Au final, WOLFSPRING nous propose un premier jet plutôt réussi et des plus
prometteurs pour la suite. En tout cas il y a ici un talent
certain, pouvant rivaliser avec n'importe quels combos internationaux !!!
Prometteur !!! |
Chronique par
Dom Baillon
Avril 2013 |
01 - The haunting (6'28)
02 - 24/7 (5'47)
03 - Carpathian wolves (4'57)
04 - Train's gone (7'19)
05 - Now or never (6'42)
06 - Mutation (5'54)
07 - Howling with the banshees (6'59)
08 - Our new lmediaevil world (12'25) |
Paroles : Indisponibles. Ajoutez les paroles
ICI  |
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Musiciens
: Julian Clemens (Chant), Jean-Pierre Louveton (Guitare/Basse), Guillaume
Fontaine (Claviers), Ludovic Moro-Sibilot (Batterie) |
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