France Metal Museum : Hard-Rock et Metal français

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Interview de Dany Terbeche, qui n'évoque peut-être pas grand chose pour la plupart, mais qui pourtant à été un déclencheur énorme pour la reconnaissance de notre musique. L'un des fondateur de la revue Enfer Magazine, organisateur du festival du Bourget, producteur de différents groupes (dont Trash), manageur.... bref, un passionné.

Interview réalisée fin 2008/début 2009 par différents protagonistes tels (par ordre alphabétique) Dare2003, Deacon pas, Etienne, Flo, Frank, Hailwood, Hugh, Laazrockit, Patrick, Philippe, Shandi, Syl, Sylve, Titi89, Unchained, Volumenbrutal et Duby.

Dany, qui n'est pas avare de détails, se livre et nous conte ici de nombreuses anecdotes et mises au point. Une véritable encyclopédie vivante !!!

Tout ceci à été possible grâce au forum du site HardRock80.com.


Peux-tu nous parler de la genèse d'ENFER MAGAZINE ?
Enfer Magazine est né dans la douleur, entre des financiers "moyen" pas très hard, et une bande de graisseux branchés à 100%, issue d'un fanzine déjà nommé ENFER. J'ai été contacté pour faire prendre la mayonnaise et mettre en place la chose techniquement.

           

Mon nom a été cité dès la première réunion. Après avoir débuté comme chanteur en 1962, ce n'est pas jeune... J'ai à la fois managé des groupes, organisé des concerts et surtout le premier festival qui a eut lieu aux Halles de Paris, avec en tête d'affiche DEEP PURPLE. Puis il y a eu Alexis KORNER, le protest song Ferré GRIGNARD, mais aussi SUN RA, et même un meeting de la Black Panther Angela DAVIS. Dans le même temps à l'époque, il y avait un mouv français dont émergeait les VARIATIONS, BACCHUS, APPLE PIE, ALICE etc...

           

Côté médias, BEST et ROCK & FOLK. Pas le pied pour le Hard, et encore moins pour les groupes de chez nous, alors c'est le système "D". Il faut tout apprendre, faire les affiches et même les pochettes de disques. Ayant aussi organisé avec Adrien Nattaf le premier concert de Soft Machine dans une simple salle de cinéma, qui aujourd'hui se nomme le BATACLAN. C'est pour toutes ses raisons je crois, que j'ai été contacté pour créer ENFER MAGAZINE.


Du festival du BOURGET ?
Pour le festival du Bourget, je connaissais les Khiloffer depuis déjà longtemps. Ils organisaient bon nombre d'événements musicaux en tout genre et prenaient souvent des paris sur des artistes en devenir, à avoir crus en Venom, Metallica, Tokyo Blade et consorts... C'est en dinant un soir à la maison que l'idée est venue d'organiser le festival du Bourget. Il nous a fallut un an à seulement 6 personnes. Pour 75% des artistes, ce fut assez facile car les Khiloffer avaient déjà des contrats d'exclusivité sur le territoire. Quant aux plus jeunes groupes, j'étais pour une partie leur représentant en France, pour les autres, en Europe ou dans le Monde. Au départ, peu de gens y croyaient, mais le truc, c'est que nous avions le site, donc beaucoup d'agents d'artistes ont répondu par la négative. Ce n'est que deux mois avant, que nous avons reçu des propositions de toutes parts. Certains offraient de jouer gratis, et pas des moindres !!! Mais nous avons tenu le coup et pas oublié les premiers refus et les quolibets. Si nous avions pris tout le monde, le festival aurait duré une semaine à raison de 8 groupes par jour !

En backstage, je garde en souvenirs de grandes émotions, car tout le monde était pote. Metallica, toujours sympas, et il y avait encore Cliff à la basse. Ozzy, toujours aussi imprévisible. Tokyo Blade, une grande fierté pour moi ce jour là ! De plus, nous partions en tournée aux States quelques semaines plus tard. Il y avait aussi Rhett Forrester, avec lequel je venais de finir "Gone With...", Jack Star de Virgin Steele, qui à fait les guitares, mais aussi Carl Canedy et Garry Bordonaro des Rods... Le dimanche vers 13h, j'ai demandé à tous les artistes qui se trouvaient sur le site de venir faire une photo autour de mon fils, fan de Hard et âgé de douze ans. Cela reste le big souvenir. Bien sur, il y a eu quelques "petits" problèmes, mais dans l'ensemble, ceux qui sont venus me disent aujourd'hui que c'était un grand événement... Mon grand regret : j'avais fait en sorte que l'on organise un "boeuf monstre", mais à cause d'une annonce stupide faite sur scène par Jean-François "Jeff" Bouquet qui a mis le feu, j'ai été obligé d'annuler ce qui aurait été pour moi l'événement de ce festival. Imaginez ! J'avais obtenu l'accord de faire jouer Lars avec Vivian Campbell (Dio), ou encore les mecs de Tokyo Blade avec les Français de TANKER, et à chaque fois les musiciens devaient se remplacer pour aller vers un final énorme, car je voulais que le maxi soit sur scène autour de Rhett Forrester, sur lequel je fondais beaucoup d'espoirs... Des anecdotes j'en ai des valises et des valises. Beaucoup me demandent d'écrire un livre aujourd'hui. Je vais au devant de mes 61 ans. Peut-être le ferais-je un jour, mais une chose est certaine. Je ne changerais rien et je remercie les dieux du Hard & Heavy de m'avoir laissé une place de choix une très grande partie de ma vie dans ce milieu et avec bonheur...


Tu n'imagines même pas le nombre de groupes que nous avons découverts grâce à Enfer et desquels nous sommes toujours fans aujourd'hui !
Ce magazine m'a permis des rencontres de rêve et pendant les 14 numéros durant lesquels j'ai été à sa tête. Je n'ai toujours eu en tête que le partage, que ce soit à travers les écrits, les concerts qu'il a fallut organiser, mais surtout de faire en sorte que des labels s'engagent, car les imports étaient couteux. Mon échec : les tractations avec les radios et télés pour nous donner des émissions un peu plus Hard, mais plus cela allait, plus ils étaient anti-Hard. Je ne saurais jamais pourquoi.

Nous avons tous été biberonnés avec "Enfer" ! Je me rappelle encore la première fois où j'ai vu le mag en kiosque, avec Def Lep en couverture, je n'en croyais pas mes yeux et ce, même s'il n'était pas très épais !
Def en couverture, c'était le premier numéro. Celui-là, je m'en rappelle comme si c'était hier...

Qu'est-ce qui nous vaut ton contact ?
Je suis venu sur ce site et allé sur beaucoup d'autres car en ce moment, plein de gens (des amis et autres) me disent d'aller voir celui-ci qui parle de TRASH ou celui-là d'ENFER. Il y en a qui citent le BOURGET pour juste mitonner, sans oublier TRUST, que j'ai l'honnête prétention d'avoir découvert... alors que sur bon nombre de sites, c'est tout le monde sauf moi... et puis, il faut aussi réparer certaines "bêtises" dites sur Tokyo Blade, ou encore les trucs bizarres sur les débuts de Metallica. Quand je peux, j'essaie de donner la version que j'ai connue ou vécue, mais surtout de rectifier le tir quand c'est bourré d'inventions.

Au sujet de TRUST, tu dis avoir découvert le groupe. Comment ça s'est passé ?
Je connaissais deux gars Marc Barrière et Bouffy - ce dernier vit aux States depuis plusieurs années - ils avaient une boutique de disques au pied de l'Olympia, ils s'occupaient d'une super boîte "Le Rose Bonbon" qui se trouvait sous l'Olympia et avaient une autre méga super boîte à Méru sur Oise qui se nommait "Galaxie Club", nos deux lascars se trouvaient derrière les platines et avec eux se trouvait régulièrement un certain Bernard BONVOISIN. Avec mon épouse et quelques amis branchés Hard et Rock nous rendions souvent visite aux copains et aux petits matins nous allions sur Paris prendre le petit dej, parmi la bande il y avait Bernard, qui dans la semaine tenait une poursuite à l'Olympia, dans le même temps Marc Barrière avait fondé un petit groupe de chabada dont il était le chanteur, il y avait le guitariste de R. GOTAINER et Bernard BONVOISIN à la batterie... J'ai commencé à fréquenter de plus en plus Bernard et régulièrement il venait à la maison avec sa copine de l'époque et il leur arrivait de plus en plus souvent de coucher à la maison, c'était une période de grosses rigolades, car Bernerd nous racontait des trucs qui se passaient à l'Olympia lors de certains spectacles, mais surtout dans les coulisses, petit à petit nous avons connu les copains ou amis de Bernard dont un certain Raymond MANA.

Bernard était super branché à cette période, pour écouter AC/DC ou STATUS QUO il fallait aller à Galaxie Club et avec Bernard aux platines ça valait le déplacement, imaginer 70 kids sur la piste avec une guitare imaginaire bougeant tous en rythme imitant le QUO, c'était génial, il achevait tout le monde avec une série de AC/DC.
Bernard portait comme tous les branchés de l'époque les cheveux super longs, un soir nous sommes arrivés un peu plus tôt car nous avions décidé de manger tous ensemble avant d'ouvrir le club, il manquait notre homme et lorsqu'il arriva ce n'était pas la forme il nous annonça qu'il devait partir sous les drapeaux et ne s'imaginait pas le crâne rasé, la soirée fut triste et chacun de nous lui racontait les histoires que nous connaissions au sujet de musicos qui étaient parvenu à se faire réformer.

Rapidement BERNARD a été rendu à la vie civile.
Il continuait à répéter avec son groupe de chabada, mais rêvait d'une autre formation dont il serait le chanteur, l'idée commençait à prendre forme, il en avait parlé au guitariste de GOTAINER et voyait d'autres musicos.
Nous avons recommencé à nous revoir, avec sa copine ils restaient de plus en plus souvent chez nous, puis est arrivé la déferlante punk, tous les groupes ne nous emballaient pas, mais il y avait un truc qui nous branchait dans l'attitude, mais le plus c'était les fringues.
Dans cette même période il y avait une série d'émissions télé sur l'histoire du ROCK animées par Albert RAISNER, j'étais le manager du groupe BANG et Mr RAISNER m'a demandé si le groupe était disponible pour plusieurs émissions, je n'allais certainement pas cracher dessus et pour ne pas faire un truc minable, nous sommes partis à Londres pour enregistrer plusieurs titres .
J'adorais Bernard et je l'ai invité à venir avec nous pour voir de plus près ces "punks", nous sommes arrivés dans le tourbillon extraordinaire des SEX PISTOLS, Bernard était preneur il ne loupait rien, lorsque nous sommes rentrés à Paris de la manière dont il racontait son séjour j'avais compris qu'il s'était passé quelque chose là bas.
Dès notre retour il n'avait qu'une envie chanter, il lui fallait monter son groupe, il a un guitariste, Raymond MANA sera le bassiste, il trouve un batteur, ça y est il à son groupe il le baptise TAXI.
Un soir il me demande si je peux lui fournir la salle de répétition que je louais pour Bang et profiter du matériel car son groupe n'avait pas grand chose comme matos, la sono m'appartenant pour le reste il fallait juste que je négocie avec les gars de Bang, en moins de temps qu'il faut pour le dire j'avais obtenu un oui clair et net, ensuite je suis allé voir Mme DARNEAU pour louer quelques heures supplémentaires pour TAXI.

En mai 1977, je rencontre Henri LEPROUX le patron du GOLF DROUOT, que je connais depuis déjà quelques années, Henri recherche comme pour chaque année "the groupe" pour le week end de la fermeture et de la réouverture de son club (pendant les vacances le GOLF DROUOT fermait ses portes) je lui dis que si ça l'intéressait je pouvais lui fournir BANG mais qu'en plus j'avais un nouveau groupe que je voulais absolument mettre en 1ère partie et qu'il ne serait pas déçu, l'affaire à été rapidement conclue les deux formations joueraient pour la réouverture du GOLF en septembre.
Le soir même j'annonce la nouvelle aux deux groupes, ils comprennent l'enjeu et savent que ce week-end de septembre sera important pour leur avenir.
Quelques jours plus tard Bernard et Raymond m'annoncent qu'il leur faut absolument changer de guitariste car celui qu'ils ont ne correspond plus a la direction musicale que le groupe veut prendre, dans le même temps ils auditionnent aussi d'autres batteurs.
Je ne vais plus à aucune répétition d'aucun des deux groupes ils sont grands et savent ce qu'ils veulent.
Pour cet évènement qui eut lieu en septembre 1977, j'avais invité les médias et en guise de souvenir fait imprimer et encadrer 300 miroirs offerts pendant les deux soirs.
Je passe toute l'après midi du vendredi avec Bernard, Thierry le rod basse de Raymond, Crouchtie qui s'occupe des ligths, mais aussi Michel, Omar.... et les autres roadies, nous nous sommes éclatés comme des gosses je crois que c'est une des journées où j'ai le plus ri dans ma vie, vers 17h nous nous sommes dirigés vers le GOLF.
Dès ce vendredi le GOLF est plein à craquer, plusieurs journalistes et photographes sont là, il ya aussi Georges LANG et certains de ces confrères de RTL.
Les roadies s'affèrent tout va bien, je vais voir Bernard j'ai besoin de lui parler, lorsque j'arrive à ses côtés il me dit aussitôt "tiens je te présente notre nouveau guitariste NONO" je dis bonjour à NONO, me tourne vers Bernard et lui dis vous montez sur scène dans une heure, mais que je trouve nul de présenter un groupe avec un nom aussi ringard que TAXI......
UNE DEMI HEURE PLUS TARD TRUST ETAIT NE AVEC UN CHANTEUR DU NOM DE BERNIE.
Ces deux soirs là TRUST avait mis BANG sous l'éteignoir et ce dernier ne s'en remettra pas.


Moi, j'étais trop jeune pour ENFER MAGAZINE mais j'ai acheté un max d'exemplaires par la suite en occasion. Le premier que j'ai acheté, il y avait Bon Scott en couverture et je crois une interview énorme du Nuge.
J'ai vu le dernier concert de BON au Mans en compagnie de TRUST au complet et de TRASH. Nous avions été invités par le groupe. Quel concert !

Premier éditorialiste d'un magazine de Hard-Rock !!!!!!! Ca ne nous rajeunit pas. Bravo pour cette initiative pour laquelle , nous devrions te décerner une médaille !!!!!!!
Je pense qu'il me reste deux ou trois jeux des 14 numéros auxquels j'ai participé. Ensuite, j'ai décroché et plus souvent lu Kerrang ou Hardshock. Plus tard, j'ai fais un petit mag gratuit pour les petits clubs de Hardeurs qui s'étaient créés dans toute la France. Seul Canal+ en avait parlé et en 1990, je ne suis pas sur du mois, j'ai fais un autre mag 100% Rock qui se nommait LINE UP, avec des anciens d'ENFER. Il y avait Bruno Bages, spécialiste du métal Sudiste, Eric Villalonga, photographe, son frère Eric, très ouvert, Philippe Bascou... nous nous sommes entourés de vrais "fêlés", découvreurs de talent. Je me souviens que nous avions fais un papier à partir d'une maquette de très mauvaise qualité, et comme avec Metallica dans ENFER, nous avions annoncé l'avènement de Red Hot Chili Peppers et bien d'autres... Le plus triste, un jour, nous avons reçu un disque d'Angleterre pour nous annoncer la sortie d'un LP de Zucchero. Quand nous avons téléphoné à sa maison de disque Française, elle n'était même pas au courant. Le disque ne plaisait à personne dans cette boîte... Etrange non ??? Nous avons arrêté LINE UP au n°13 ou 14. Pour le dernier numéro, nous avions faits un gros papier sur Stevie Ray Vaughan, qui venait de décéder. Ensuite, je me suis surtout plus impliqué dans mes 3 labels, ma société de tour management qui se trouvait à Londres, et de mqa, compagnie que j'avais créée avec Jack Douglas à Miami.

Ah LINE UP !!! Sans doute l'un des meilleurs mag jamais sortis... 12 numéros et puis s'en vont (bien dommage)...
Effectivement avec les gars qui sont partis avec moi lors de mon débarquement d'ENFER, nous voulions absolument continuer à faire découvrir des artistes mais comme il y avait toujours Enfer et d'autres mag, Métal, hard force, les incor...nous voulions nous démarquer et donc avons créé LINE UP, je ne regrette surtout pas cette formule car je déplorais la ségragation de plus en plus vive, qu'il y avait dans la famille-même du Hard, comment parler des HOOTERS ou de RED HOT sans se faire "insulter", pour nous ce n'était qu'une question de gout, effectivement je pense que les hardos ne peuvent pas cracher sur "Purple Rain" de PRINCE ni sur "Thriller" de JACKSON. Je ne parle pas de tout encenser PRINCE (et pourtant) ou tout JACKSON, le talent est là il existe c'est indéniable, je le répète ce n'est qu'une question de gout, dans chacune de nos collections discographiques il y a toujours des artistes qui d'après certains ne devraeint pas y figurer POURQUOI ??? Y a t'il une règle ????
LINE UP est né de cette idée, precurseurs avec ENFER, nous voulions l'être aussi avec LINE UP.
Je ne suis jamais nostalgique, le passé est le passé, seul l'avenir compte et je suis à l'écoute avant tout de ceux qui recherchent, les inventeurs, les innovateurs, ceux qui veulent dans le même temps en faire profiter les autres alors là OK, petite confession je ne me suis jamais entendu avec les gens de mon âge, ils connaissent tout, ont tout vu, tout fait, lis conseillent mais ne mettent ni la main à la pâte, ni à la poche pour financer un projet, là diffèrence avec les jeunes il y a du rêve et de l'utopie et parmi tout ça il en ressort toujours une idée, qui quand elle est bien ficelée, peut voir le jour, parfois on part d'un "truc" qui existe déjà mais qui n'est jamais exploiter à 100% , il suffit d'élargir l'idée et d'aller plus loin pour que celli-ci paraisse nouvelle.
L'arrêt de LINE UP était volontaire pour maintes et maintes raisons.

Lesquelles si c'est pas trop indiscret ?
Les raisons de l'arrêt de LINE UP cela tombe en même temps que LINK company, que SOUND SYSTEM, que ROCK WORLD, que LOOP RECORDS, ou encore le business aux States avec JACK DOUGLAS et consort...
Il y en a plusieurs parmi elles, des ennuis graves de santé, bouffer de l'avocat (aux States et Angleterre) matin, midi, soir et dormir aussi avec, je n'en pouvais plus, plus de show que du business, ne pratiquemment pas avoir vu mon fils grandir car trop souvent sur la route, des artistes qui demandent de plus en plus de monnaie et des disques qui coûtent une fortunes..... Il y a bien d'autres raisons ..... MAIS LA PIRE UN CHEQUE EN BOIS DE 180 Millions de francs. DE LA PART D'UN MEC QUI SE NOMME PIERRE PIRON ET QUI AVEC ACHETAIT 50% DE NOTRE HOLDING.

LINE UP, c'était vraiment très bien, même si musicalement ca lorgnait un peu trop vers le blues/rock/pub rock. J'ai souvenir d'un reportage sur le plan de ris orangis et son coté social qui n'est pas souvent mis en avant (ca devait etre pour l'ouverture du lieu non?) et de plein d'autres débats qui faisaient du fan de rock/hard autre chose qu'un porte-monnaie pour foulard à tete de mort ou drapeau d'iron maiden, je te redis merci donc !!!
Hé oui mais vous ne savez certainement pas tout, car j'ai effectivement été impliqué dans bon nombre d'événements, bien sùr que pour moi le simple quidam n'est pas un porte-monnaie, d'ailleurs, entre parenthèse, celui qui ne fait les choses que pour du fric, au départ il ne vise pas forcément la bonne cible et avant d'arriver à ses fins -pour celui qui a les moyens de recommencer- il si reprendra à plusieurs fois.
LINE UP a été créé avec une largesse d'esprit importante, exemple : dans l'équipe de journalistes, nous étions tous dingues de foot, nous participions souvent à des tournois de six, à chaque fois l'on rencontraient des kids qui adoraient le hard. Dans l'avion qui nous ramenait de Vitré après le concert "Just Say No", il y avait l'équipe de foot de Rennes, parmi les joueurs de l'époque il y avait Laurent DELAMONTAGNE, voyant toutes ces tignasses, il s'est bien douté qu'il se passait quelque chose, spontanément il est venu vers nous, et très vite nous avons découvert quel fan de Hard il était, nous voulions avoir son point de vue et lui avons demandé une interview, je pense que faire ça dans un mag HARD c'était impossible, par contre dans LINE UP si.

Il y avait aussi des rdv avec des mecs comme LAGAFFE (La Zoubida ou le lavabo) ou Marc TOESCA (top 50) nous étions écoeurés par ce que produisait ces deux lascards, j'étais parti pour les démolir faire des interviews trash, leur dire combien ce qu'ils faisaient ça nous gonflaient et que c'était de la merde. Pourtant si vous avez lu leurs interviews il n'en a rien été, car les deux ont su me convaincre, oui l'un faisait de la daube, l'autre présentait un top glauque à souhait, mais les deux avaient de bons arguments leurs positions étaient défendables etc... quand tu rentres au bureau et que tout le monde te dit alors ? Bein toi tu branches ton lecteur K7 et tu laisses tourner, il suffit juste de surveiller la tronche de l'équipe et tu piges que toute la bande réagit comme toi quand tu découvres les personnages, une forme de respect s'instaure et là tu dis tant pis si l'on passe pour des ringards, mais pour tous les gars qui pensaient comme nous avant coup, il faut quand même dire qui ils sont et ça ce fut très important, à la fois pour moi mais aussi pour l'équipe entière (maquettistes, photograveurs, secrètaires etc...)
Je n'oublie pas non plus que nous avons aussi pris des options politiques.
Pourquoi ? Là aussi facile de me suivre, je suis le cousin d'un étudiant dont le nom fut cité dans le monde entier parce que assassiné par la police lors des manifestations contre le projet Devaquet, j'avais signé un papier d'humeur intitulé "La police tue" et bien ce cousin se nomme MALIK OUSSEKINE.... Dans un des numéro de LINE UP, il y avait aussi une interview du champion Olympique MOUSS BADID paraplègique de naissance, lui aussi est un de mes cousins, figurez-vous que le jour de la reconstition du crime de MALIK lui ce "sale" magrhébin, il y avait mon autre cousin MOUSS lui ce "bon" maghrèbin qui faisait retentir la Marseillaise pour la première fois dans ces jeux qui se déroulaient en Espagne, ces deux évenements ont été diffusés au même moment sur deux chaines différentes, nous avons pu voir ça, gràce à deux téléviseurs branchés dans la même pièce, losrque tu es spectateur lié aux deux personnes, imaginez ce qui s'est passé à travers moi ce jour là, voilà en quelques mots d'où venait l'esprit de LINE UP.
Nous devions débattre de tout cinéma, bouquins, disques, concerts etc... En tout cas une chose est sure... pour du long terme j'aurais plus misé sur LINE UP que sur ENFER.


Tu as bossé avec Jack Douglas ?!!!

Oui, j'ai du rester son manager pendant une bonne dizaine d'années. Notre plus beau truc, qui malheureusement n'est jamais sorti : un album de Rick Duffay, celui qui avait remplacé pendant un temps Joe Perry chez Aerosmith. Grâce à Jack, j'ai connu un monde fou et beaucoup de musicos que j'idolâtrais. Nous avons fait ensemble pour notre compagnie une dizaine d'albums, plus des productions pour l'extérieur. Le souvenir le plus triste : Jack était en studio avec John Lennon le jour du drame. Il est le dernier à l'avoir vu vivant avant son agresseur. Il y a dans un coffre fort aux USA des bandes démos de John à l'insu de Yoko, que Jack ne veux pas dévoiler. J'ai eu l'occasion de les écouter... frissons garantis !


S'il y en a un qui doit beaucoup à ENFER Magazine c'est bien moi ! C'est quand même en partie grâce à eux (et aux radios locales de l'époque) quei je dois ma connaissance du Hard.

Tu fais allusion aux radios locales : à chaque fois que nous étions invités pour une soirée en direct, à la sortie, c'était comme pour les concerts. Il y avait plein de kids qui nous attendaient avec des mags pour les dédicacer. On ne se rendait pas compte de ce que nous venions de créer. De la folie. C'est certainement l'une des raisons qui nous a obligés à nous séparer. Il y avait vraiment des gars parmi nous qui avaient pris le melon. Surtout l'un d'eux. Des financiers l'avaient complètement disjoncté, il se prenait pour "GOD" !

 
Te reste-t-il des documents de cette époque ?

Je n'ai plus beaucoup de docs. Les mags que j'ai édités et des bandes de disques qui ne sont jamais parus, ce seraient des sacrés bootlegs. Je ne sais même pas ce qu'est devenu l'album que j'ai produit de Nono (Trust) et Stevie.


La joie à l'époque ou le premier Enfer Magazine est sorti ! Plus obligés de se farcir Rock'n'folk ou Best pour avoir de bons articles ! Que de découvertes ensuite...
C'était le pied de leur faire la nique, à la bourse des journaux au NMPP lorsque nous avons découvert la baisse de leurs canards c'était jouissif les deux équipes nous maudissaient, surtout que Rock & Folk était catégorique anti Hard.

Oui, avant qu'Enfer n'arrive, "Best" était ma bible, d'autant plus qu'Hervé Picart était le "monsieur hard rock" du mag, et qu'il aimait vraiment ça (Hard Rock tomes 1 & 2 + le livre de photos avec Jean-Yves Legras)...
Hervé était un pur. Dommage pour lui qu'il était à BEST. Il nous a fait un super papier pour TRASH et au début, il était avec Georges LANG à RTL, le seul supporter de TRUST. Le papier sur TRASH aurait du faire le double, mais le rédac chef à dit non...

N'aurais-tu pas quelques regrets quant à cette époque ? On te sent un peu blasé. As-tu encore ça dans le sang malgré ton âge ? Car quand on a vécu tout ça et fait toutes ces choses, je ne pense pas qu'on oublie...
Je n'ai aucun regret, le regret ça aurait été de ne pas réussir, mon seul regret c'est TRASH, lorsque j'ai fais écouter à JACK DOUGLAS la production que j'avais fait avec TRASH, il m'a dit nous signons tout de suite à n'importe quelles conditions je ne vais pas te bassiner avec tous les compliments que j'ai reçu ce jour, il ma simplement dit tu avais le groupe Français qui pouvait s'imposer au USA dans sa langue maternelle, je suis aussi auteur compositeur. Demain, je rentre en studio pour enregistrer trois titres avec JOHNNY le batteur de TRASH. Je crois que sur les trois titres, il y en a un que je pourrais présenter à David COVERDALE, sans prétention. D'ailleurs, au passage, j'ai refusé de vendre mes compositions que j'avais écrites dans l'album de TRASH pour être traduites en Anglais. Idem pour les maquettes que j'avais préparées pour le 2ème LP. J'ai interdit à la maison d'édition INTERSONG d'exploiter mes compos. Non, je crois que j'ai encore la patate, mais je pourrais t'en dire plus...

Tu es encore dans la musique actuellement ?
Non plus trop depuis une bonne dizaine d'années, je trouve que comme beaucoup de choses la musique à régressée, le RAP pas du tout mon truc et les jeunes qui chiales devant un micro impossible... de plus quand je revois des mecs qui ont la niaque, ils me disent qu'aujourd'hui il n'y a plus de déboucher pour ce genre de musique.... Logiquement je dois produire un voire deux LP l'année prochaine j'en saurai plus en février 2009...

As-tu repéré des jeunes groupes français qui t'ont branché, dans notre style de musique ? Parmi les groupes étrangers, quels sont les derniers albums qui t'ont le plus impressionné?
Je n'ai pas l'occasion de rencontrer des groupes le peu que je reçois me déçoit beaucoup, il y a les DUVALL qui viennent de faire la 1ère partie de la tournée EXTREME en Angleterre pour un groupe Français chapeau, d'ailleurs pour demain le prend le guitariste Laurent pour entrer en studio. Dernier album, pour la très grand qualité de la production PINK, très déçu par la direction musicale de KID ROCK, bien le dernier de KRAVITZ, le dernier album de WHITESNAKE bien mais la production pas d'argent derrière...sinon rien de bien transcendant je cherche

Je me souviens très bien de LINE UP, mag qui faisait une auto-promotion d'enfer pour les groupes de Link. Je crois bien que vous avez été les seuls à parler des excellents WARP DRIVE et aussi de DOC HOLLIDAY lorsque le groupe tentait un come back avec son album live "song for the outlaw live".
Normal, Link Company en France et LOOP Records dans le reste dumonde étaient aussi nos labels et nous avions signé dans nos catalogues WARP DRIVE et DOC HOLLIDAY, nous avions aussi signé DRIVE SHE SAID, WINTERS REIGN, GLORY, avec JACK nous avions signé et produit GYSPSY QUEEN et LAUREN SMOKEN... Nous avions aussi fait une superbe campagne "Just Say No" une campagne "anti drogue" reprise par nos groupes et d'autres aux STATES, dans chacune des pochettes intérieures il y avait le message et des dizaines de milliers de T-Shirts avaient été distribués, cela avait remporté un certain succès puisque l'info était remontée jusqu'à la Maison Blanche, du coup Président REEGAN a demandé de nous rencontrer c'est JACK et un associé Mister COLLEMAN SCHWARTZ qui ont été reçus. Ca nous a permis de passer la main et de refiler notre bébé à d'autres personnes qui avaient plus de moyens permettant un élargissement national et qui a notamment été repris aussi dans le sport.

Je crois que tu as bossé aux Etats-Unis pendant quelques années avec des musiciens, c'était quand exactement & où, sur la côte Est/Ouest ? As-tu eu l'occasion de côtoyer quelques artistes ou groupes américains mythiques, lesquels ?
Aux States nos bureaux se trouvaient à MIAMI, donc j'y étais souvent et le studio d'enregistrement se nommait Criteria studio là bas j'ai surtout Aérosmith, le plus souvent j'étais à NEW YORK c'est que se trouve la vraie scène Rock et Hard, Long Island bien aussi mais plus glam il y a beaucoup de "poseurs", Détroit pour l'originalité personne ne se ressemble il ya une grande rivalité mais très saine d'ou émerge des personnalités en tout genre, quand à L.A c'est le coté plastique, pour les journaleux il y a de tout j'y suis surtout allé pour des deals, j'ai retrouvé les potes de Metallica plusieurs fois, j'ai rencontré 1 de mes 3 groupes préférés BAD CO, AC/DC, CHEAP TRICK car nous devions enregistrer quelques titres avec Jonnny DEEP (l'acteur) qui chante super bien, sinon pour le reste ce n'était que retrouvaille, car déjà grâce à Enfer j'avais connus beaucoup de monde ensuite le fait de manager JACK + avec ROCKWOLD notre société de tour management qui se trouvait à Londres nous faisions tourner beaucoup d'artistes, donc je connais Robert PLANT, Gary MOORE, Ozzy OSBOURNE, les frères appice, Tim BOGGART, Motley CRUE, David COVERDALE, ACCEPT, Def LEPPARD, bien sur tous les groupes que j'ai fait signer sur le catalogue Bernett surtout par avance MERCI de ne pas confondre avec le label actuel c'est le même nom mais c'est vraiment la seule chose qui est comparable j'aasumme tout ce que j'écris concernant ce label, il y a aussi JUDAS, IRON, David Lee ROTH, MOLLY, LYNYRD.... Bref la liste est encore très longue je peux surtout ajouter que lorsque ce sont des groupes il y a eu des affinités très fortes avec des gars comme Pete WAY, Rudy SARZO, Ronnie James DIO, James, Lars et Kirk, mais aussi les 3 fêlés de VENOM, je n'oublierais jamais la tournée mondiale avec GYPSY QUEEN et les 3 concerts que nous avons donnés en Russie à LENINGRAD avec les formidables QUIREBOYS dont j'ai appris le triste décès du batteur, une splendide tournée Française avec MAMA'S BOYS et TOKYO BLADE avec monami très chère qui lui aussi est parti Tommy MC MANUS "I STILL LOVE YOU GUY" à chaque que Tommy savait que j'allais à Londres il venait me rejoindre et le soir nous sortions ensemble resto, boite et grosse rigolade, un soir pour se marrer nous sommes rentrer dans un club pour voir "Village People" quel horreur mais quel déconnade, Tommy est rentré à l'hôtel fracassé, avec les groupes français c'est avec TRASH et avec BERNIE et Raymond MANA de TRUST que j'ai le plus ri, des soirées à se rouler par terre....
Comme je l'ai dit je pourrais en faire un roman, car cette liste n'est surtout pas exhaustive...

Sinon, puisque tu as été sur la côte Est, as-tu été en contact avec KISS ?
J'ai surtout lier amitié avec Pete lorsqu'il était avec WAYSTED le chanteur FINN une voix exceptionnelle. KISS je les ai rencontrés plusieurs fois mais à PARIS surtout à l'espace BALLARD, une année Gene est venu avec une quarantaine de Vinyles deux titres pour offrir aux lecterus d'Enfer, déjà la "nana" qui s'occupait de Kiss chez Phonogram en avait taxé 20 pour quoi ??? Cet EP était génial les deux chansons étaient sur la même face et était pressé en mono ça veut dire que lorsque tu m'étais ton disque sur la platine tu écoutais une chanson et lorsque tu ramenais le bras au début c'est l'autre chanson que tu écoutais, un des trucs promo le plus génial que j'ai connu sur l'autre face la signature des gars était gravé dans le vinyle, les gars m'en avaient offert un avec mon nom de dessus mais ce collector était tellement convoité qu'on me la piqué, sinon pour Lick It Up ils m'ont offert un magnifique ceinturon que j'ai eu le droit de ne toucher que 5mn, car chez Phonogram il n'ont pas apprécié qu'il n'y ai pas eu de cadeaux pour les autres journaux... dont je ne citerai pas les noms. J'ai revu Gene lorsqu'il a créé son label, mais nous n'avons pas concrétisé. Cheap Trick pas de génial souvenirs eux aussi a cette période ils fréquentaient "les alcooliques anonymes" (drogues) donc plus de bizness avec leur manager mais rien n'a été signé, de plus ce jour nous avions aussi un meeting avec Simply Reed et Simple Mind qui voulaient que JACK les produise mais là aussi les deals n'ont pas eu lieu, en cette période à LA l'atmosphère était bizarre beaucoup de musiciens étaient en période de sevrage...

Quand on voit le Tee-shirt qu'il porte sur la photo du 5 titres de Waysted, on comprend qu'il avait des liens forts avec Enfer Mag.
C'est bien le Tee-shirt Enfer que les musicos portaient sur scène comme sur les pochettes de disques, en général ceux qui jouaient avec live portaient le mien, car qu'en j'allais les voir pour accompagner les journaleux je portais toujours le T-shirt et le blouson Enfer et à chaque fois je me faisais dépouiller, après j'emmenais toujours plusieurs T-shirts avec moi. Ce ne sont pas spécialement des groupes BERNETT qui portaient le tee-shirt Enfer je pense que ce n'était qu'une question de feeling, je n'ai jamais eu besoin de demander à un musicos de porter le tee-shirt Enfer sur scène, même si je reconnais que de voir Rudy Sarzo, Pete Way, Dee Snider etc... jouer avec le tee-shirt de ton mag devant des milliers de personnes ça ne laisse pas de marbre.
 

Tu as suivi ce que Pete a fait ces dernières années, avec UFO ou autres ? Toujours en contact ?
Non depuis le 14 février 1991 je me suis reconstruit à travers une autre passion, du boulot et mon épouse à qui je dois énormément donc plus de relation même avec PETE que j'adore vraiment, petite anecdote, lorsque Pete Way est venu jouer à PARIS je crois en 1ère partie de DIO, il n'a pas voulu suivre ce que sa maison de disques avait prévu il m'a dit qu'il préférait rester avec moi, je devais repasser chez moi il m'a répondu je te suis, arrivé à la maison Christiane mon épouse avait préparé à manger ne sachant pas ce que j'allais faire comme d'habitude elle avait anticipé, mon fils alors âgé d'une dizaine d'année s'avance vers la bande pour dire bonjour, je vois comme une lueur dans les yeux de Pete il se tourne vers moi et me dit ce soir je préférerais manger chez toi avec les musiciens si ça te dérange pas et après nous irons directement à BALARD, il me demande ou se trouve mon téléphone et s'il pouvait téléphoner aux States, là il téléphone à sa fille, je comprends qu'il ne la pas vu depuis déjà un certain temps.... Ce jour j'avais à Eric VILLALONGA journaliste à Enfer que c'est lui qui se chargerait de faire le papier sur WAYSTED mais plus particulièrement sur Pete et Finn, je vous le confesse aujourd'hui, l'interview que Pete à donné à Eric ce jour là chez moi je ne l'ai jamais fait paraître dans Enfer.... Le lendemain Eric a de nouveau rencontré Pete et c'est cet interview qui est paru dans Enfer
l'autre interview ce n'en était pas un, Eric à branché son magnéto quand Pete à raccroché le téléphone et sur la bande il y avait la confession d'un ami voilà pourquoi je ne l'ai jamais fait paraître... Aujourd'hui j'en suis encore ému...

Le Bourget, mon premier festival !!! Inoubliable car j'ai acheté mon premier et mon dernier faux billet !!!
J'ai rien bouffer pendant les deux jours !!!
Tiens c'est vrai qu'il y avait eu une fausse billetterie dont j'ai été accusé puisque c'est moi qui a fait les affiches, backstage, billetterie etc.., dès le premier briefing à 6h du mat bonjour l'ambiance, en fait c'était des Belges qui avaient fait scanner un billet et en ont fait imprimer un bon millier... je crois que ce qui a sauvé ma tête avant de découvrir les responsables, c'est que Christiane mon épouse travaillait en proche collaboration avec les KHILOFFER donc gérait plusieurs dossiers et que + de la moitié des groupes étaient sous contrats avec moi, soit de management, soit discographique, soit juste pour tournées ou concert sinon vu les circonstances du moment malgré mes deux mètres de haut + les deux gars de sécurités que j'avais emmené j'aurai passé un très mauvais quart d'heure

Je ne connaissais pas le système du EP dont tu parles, ça a l'air vraiment spécial !
Les EP ce sont des maxi singles format 33 tours surtout utilisés en UK et USA, cela permet surtout des remix longue version et en même temps de préparer la promo du prochain album à venir en incluant un titre inédit qui sera mixé différemment pour le LP dans le même temps on sent sert beaucoup pour des concours promo radios, presse, fanzines, on en donne beaucoup aux fans clubx c'est un petit plus pour le vrai fan de l'artiste dont il est vraiment 'fou".

Au fait, tu faisais quoi exactement aux Etats-Unis ? Du management, de la production, de la promo d'artistes ? Tu avais ta boîte, ou tu travaillais pour une maison de disques ?
Entre la France, l'Angleterre et les USA. Il y avait une structure dont dépendait 7 sociétés qui se regroupaient dans une Holding Company, la maison mère se trouvait à Paris, là il y avait, le Mag LINE UP, un atelier de photogravure pour le mag, les pochettes de disques et tout ce qui touche à l'imprimerie, il y avait le label LINK Company distribué par MELODIE et un sous groupe LOOP Record distribué par VOGUE, il y avait aussi notre maison d'édition SOUND SYSTEM, dans le même temps j'étais le manager de plusieurs groupes ou artistes. Cette petite machine employait un trentaine de personnes, car toute la comptabilité était aussi faîtes chez nous.
En Angleterre, nous avions deux bureaux à Londres même, l'un gérait les tournées et concert à travers le monde ROCKWORLD, l'autre bureau c'était pour le label LOOP Record distribué par EMI avec la compta et la promo nous avions entre 10 et 15 personnes selon les opérations.
Aux States il y avait un bureau à MIAMI, pour la production dont le "caïd" se trouvait être JACK.
Nous n'avons jamais dépendu de personne, j'avais au départ deux associé Suisse, puis au bout d'un an un seul, c'étaient des hommes d'affaires qui ne comprenaient rien au Rock encore moins au Hard, ils étaient tous deux très jeunes, vraiment très riches aujourd'hui je ne les vois plus c'est bien dommage car avant tout c'étaient des mecs formidables à qui le HARD doit beaucoup et je suis sur qu'ils ne s'en doutent même pas.

J'ai toujours eu des propositions de labels, maisons de disques ou d'édition en France mais j'ai toujours refusé car ici il ne donne jamais de moyen pour un vrai projet musical quel qu'il soit, Jean Jacques GOLDMAN m'a dit un jour que si je voulais produire un disque en France vu la qualité que je recherche je ne trouverai jamais les moyen dans une boîte déjà existante il a toujours eu raison c'est pour ça que d'abord il y a eu Enfer parce que l'on ai jamais mieux servi que par soit même ayant mis ça en pratique j'ai continué.


Par rapport aux modes, à la fin des années 80 et du hard qui nous réunit ici comment a t il ressenti tout cela dans son activité ?
Moi c'est simple j'ai arrêté la musique le 14 février 1991, d'abord parce que je n'étais plus fan je n'écoutais plus la musique pour le même pied, un jour nous étions invités avec JACK chez Yves BIGOT pour sa super émission sur Europe I, Yves venait de recevoir le dernier opus de PRINCE, il passe le disque en direct, à la fin de l'écoute il nous dit "alors que pensez vous de cette production car pendant l'écoute vous avez écouté religieusement mais tous les deux vous avez tout de suite pris des notes pourquoi ?" En fait c'est une déformation professionnelle je ne savais plus écouter un disque pour le panard, je ne voyais plus les artistes que comme des produits, de ce fait plus de relations amicales, des rdv, des meetings toujours entourés d'avocats. Je ne m'éclatais plus du business, il fallait de la monnaie pour faire tournée la grosse machine JACK dépérissait à cause de la came et j'étais impuissant face à ça et lorsque Christine sa compagne est tombé dedans alors je me suis dit que il était temps de mettre le mot END à l'entrée du bureau... Le plus dur ce n'est pas de ne plus être en contact avec les artistes beaucoup ont continué à me faire signe Carl CANEDY de RODS ou Rick MEDLOCK, BLACKFOOT aujourd'hui avec LYNYRD, voulant tirer un trait définitif, j'ai déménagé et j'ai changé tous mes n° de tel et Fax. Le plus dur c'est surtout tous ces personnes qui étaient toujours avec moi, tous ceux que j'ai la modestie de dire que j'ai formé et qui mon tournée les talons du jour au lendemain la je ne pige pas, seul Philippe BASCOU dès le début dans Enfer et ma comptable en chef sont resté à nos coté... que dire de plus.

Mais justement, qu'est ce qui a fait que tu as "basculé" dans la production plutôt que vers la scène elle même ?
J'ai été moi même chanteur. En 1972/1973 pou bouffé j'étais DJ dans un night club 100% rock à Boulogne Billancourt qui se nommait l'Alter Ego. Bernard mon manager me dit j'ai un rencard avec POMMIER de chez Pathé Marconi, il aime les maquettes et veux te voir car ta dégaine l'intrigue, nous organisons un show case pour l'équipe de Pathé.... Quelques jours plus tard POMMIER nous demande de recommencer l'opération car il vient avec Jean DAVOUST PDG de WARNER France et de plusieurs producteurs potentiels, le show case terminé je demande à mon manager d'avoir au moins les critiques à chaud, résultat génial mais trop en avance sur mon époque, que ce soit le style trop Hard pour l'époque et surtout la dégaine trop glamour... je demande "que veux dire en avance si ce n'est que d'avancer vers l'avenir", ayant à faire à ce genre de problème j'ai décidé de passer de l'autre coté pour ne plus entendre ce genre de connerie ni à mon égard ni pour les autres... Le management....puis le reste.

C'était vraiment une grosse structure, votre boîte... ça s'est développé comment? Les branches anglo-saxonnes ont pris plus d'importance ? Comment les gens du business voyaient-ils ton boulot depuis la France? des jaloux (sans citer forcément de noms) ?
C'est la structure qui nous a obligés à oublier le show pour ne garder que le business et aux States il n'y a que le fric qui compte il n'y a pas d'artiste juste un produit, à chaque concept il faut un plan technique et financier, tu te réveille avec clés avocats, tu bouffes avocats, tu dors avocats, tu vis avocats 24/24. Lorsque j'ai quitté les boîtes UK et USA, les structures sont restées SIMON PORTER mon ex bras droit est toujours en activité à Londres, quand aux bureaux américain nos news.
En France seul JEAN DAVOUST comme par hasard mais toujours demandé de le rejoindre chez WARNER, parmi les artistes extérieurs à nos boîtes, le seul que j'ai produit car il est venu me voir avec un vrai projet musical c'est NONO, je l'ai revu à la LOCO il y a environ deux mois, il m'a simplement dit j'aimerai que l'on se revoit un soir...

Tu es allé en tournée en Russie ?
La Russie c'était en 1989 avec GYPSY QUEEN et QUIREBOYS, seul groupe de hard venu avant je crois que c'était SCORPIONS. Ce fut une expérience bizarre.... mais très enrichissante, depuis mon passage en Russie j'ai appris à ne plus me plaindre et chaque jour qui passe je dis MERCI...

Tu as parlé tout à l'heure des démos dans lesquelles tu as tout de suite vu un potentiel; Et parmi les albums "concurrent"s que tu écoutais, qu'est ce qui t'a marqué? ou même vois tu des groupes qui avaient tout pour faire de grandes choses et n'ont pas pu concrétiser...
Oui et il y en a beaucoup je dirais même beaucoup trop ils n'auraient pas obtenu le succès de Metallica, mais certains avaient un bon potentiel... il est parfois dure de vivre à deux voir les couples tout simplement, alors quand il faut cohabiter à 4, 5, 6 ou plus et qu'en plus il se trouve que dans la troupe celui qui est le maître d'œuvre a un Ego surdimensionné comme c'est le cas dans GUN'S AND ROSES voilà le résultat

C'est la question que l'on pose à beaucoup de producteurs : qui as tu le regret de ne jamais pu avoir pu produire/signer ?
Peut être pas produire mais travailler avec BAD CO et FOREIGNER c'est sur... mais il y a surtout des titres qui eux sont un tout compo et production, là c'est de la magie tu peux prendre n'importe quelle version de LAYLA Mister CLAPTON c'est pour moi le summum, QUEEN "Save Me", BOOMTOM RATS "I Don't Like Mondain", THE TARNEY/SPENCER BAND "No Time To Lose" il y a des discographies complètes d'artistes dans lesquelles la magie ne s'est effectuée dans aucun des titres qu'ils ont enregistré, je ne parle pas du tube bien ou mal produit c'est la mélodie qui touche le bas de ta moelle épinière et la tu ne contrôle pas...
A chaque fois que je dois rentrer en studio c'est NOEL et à chaque fois je me demande si la magie va être là, JACK me disais que je l'avais atteinte avec TRASH il m'a plusieurs fois répétées que la chanson "l'accident" pouvait être produite différemment mais que c'était de cette façon et pas autrement qu'elle devait être produite, de même il ma toujours dit que je lui cachait quelque chose quant à la façon d'avoir produit le titre "Starlette de Cinéma" il est convaincu que nous avons créé un périphérique comme le faisait les BEATLES, je lui jurait que nom alors il me répondait ajoute ce titre à celui que tu cites à chaque fois...
Donc des regrets en tant que producteur je n'en ai pas, mais si aujourd'hui j'ai envie de retourner en studio c'est parce qu'un jour j'ai su dire stop pour aujourd'hui revenir comment ça sera mieux, pareil ou pas je le saurai après le 1er concept album de 2009.

Aujourd'hui, les descendants directs d'ENFER, c'est ROCK HARD, HARD ROCK, METALLIAN... Comment vois-tu le presse Hard en France ? las lis-tu parfois ?
La presse aujourd'hui ? Du mauvais papier ! Il faut remplir, il faut vendre, des questions du niveau zéro virgule faible... on se croirait avec Richard Virenque ou les guignols de l'info. La mise en page sans concept. Aujourd'hui, plus de vrai rédacteur en chef, ni de directeur de rédaction. Juste un nom en oubliant au passage que c'est un vrai métier, une profession. Il faut s'imposer pour attirer le respect. Ainsi, les gens viennent au devant. Là, c'est le contraire. Ce sont eux qui courent après les gens. De cette manière, ça ne fonctionne pas. Je dis toujours : il faut donner à manger aux gens qui ont faim pas à ceux qui sont repus. Pour ça, il ne suffit pas de dresser une table et d'y poser des plats.

Et si on parlait un peu de Bernett ? Si nous sommes des enfants de ENFER, nous sommes aussi des enfants de Bernett records et nous continuons d'écouter les groupes que nous avons découverts grâce au label (Tokyo Blade dont tu parles souvent, mais aussi des groupes comme Tank ou Raven).
J'avais (ce que je croyais être) un ami qui bossait chez Polydor et je cherchais des labels susceptible de mettre des groupes de Hard sur le marché, cet ami me dit qu'il partait pour un nouveau label et du fait j'avais le magazine pour support il signerait tous les groupes Hard avec lesquels j'avais contact ce fût aussi simple que ça. En plus par chance il y a eut la grosse déferlante METALLICA et VENOM, ensuite la chance a continué à nous sourire car nous sommes descendus au MIDEM, pour faire connaître le magazine aux différents labels étrangers et là bas grosse surprise pratiquement tout le monde connaissait Enfer, mais en plus les gars du métier savaient que j'avais un deal avec un label et que de mon coté j'assurais la promo des groupes (pour ne rien gâcher il y avait aussi l'émission de Tonton ZEGUT sur RTL) et je pouvais aussi faire tourner les groupes etc.... donc voilà l'histoire avec BERNETT, tout dépendait de ce qui se passait en amont avec ENFER.... lorsque j'ai quitté le mag, plus de deal et ce mec croyait qu'il avait tout compris, il a monté un autre label et pour emmener les groupes avec lui il a cassé BERNETT Records et fait croire aux groupes que j'étais embarqué avec lui dans cette affaire, son histoire n'a pas tenu, du coup vu l'ambiance les groupes ont quitté BERNETT après 1 ou 2 albums, les meilleurs sont passé chez des majors les autres retournés chez eux.
Pour ce qui est des pochettes c'est surtout via l'Angleterre que ça se passait, mais lorsque les artistes en sont à leur début souvent ils laissent les labels gérer à leur guise, car certains directeurs artistiques arrivent à faire croire que ça marche différemment dans le pays dans lequel ils se trouvent, souvent d'ailleurs cela se passe après coup lorsqu'il y a eu une erreur comme ce fut le cas avec la pochette verte de "Ride...." c'est tout simplement une erreur d'imprimerie une inversion dans les films... C'était soi disant mieux pour la France, normal le disque devait sortir, personne n'est allé vérifier à l'imprimerie, des milliers de pochettes furent imprimées, les disques mis en pochettes ensuite empaquetés et livrés, lorsque les exemplaires pour la promo sont arrivés c'était trop tard "Ride..." était en place dans les bacs.
Lorsqu'un groupe atteint la notoriété de celle qu'a acquise aujourd'hui Metallica, là on a affaire à une sortie mondiale qui se situe grosso modo dans la même période, il n'est pas possible d'avoir une pochette différente dans un quelconque pays.
Quant au prix bas c'est tout simple les deals ne coutaient pratiquement rien, c'étaient soit des sous deals car plusieurs groupes signaient pour l'Europe, soit ils voulaient avant tout avoir un album en distribution pour se faire connaître en général ces genres de deals se limitent à un album rarement deux. C'est parce que c'est deals étaient peu couteux qu'il était possible de mettre des disques sur le marché à un prix abordable.

Tu disais être en train de préparer un album avec les frère VAN HOOLAND. Depuis TRASH et KLAXON il me semble, on n'entendait plus parler d'eux.
J'ai retrouvé les frères Johnny et Thierry grâce à mon fils via internet car ils ont chacun un blog, j'ai retrouvé Johnny il y a environ 6 mois nous habitons pratiquement cote à cote les retrouvailles furent très émouvantes Johnny joue toujours de la batterie et son jeu est devenu extraordinaire, Thierry vit en Corse là bas il a un groupe, il sera à Paris avec nous en février car Michel le chanteur qui continu aussi la musique habite au Canada et viens nous voir donc en février, ça va être très fort de se retrouver tous les 4, avec le reste du groupe il n'y avait pas les mêmes rapport c'était en réalité des pièces rapportées, le clavier, l'autre guitariste et le bassiste n'ont jamais joué sur l'album, les seuls vrais musiciens qui ont joué sur l'album de TRASH sont Johnny, Thierry et Michel.
Pour en revenir aux frangins VAN HOOLAND effectivement nous prévoyons de rentrer en studio début d'année 2009 nous avons déjà environ une vingtaine de chansons dont 3 complètement terminées de la veine de TRASH.

Un album dans la veine de TRASH !!! çà c'est excellent ! le titre "l'accident" est vraiment superbe, et les autres de toute façon ne dépareillent pas.
"Ma dégaine" : notre titre préféré en repet. Quand nous avons joué ce titre aux studios Marcus de Londres, il y avait le groupe SWEET qui enregistrait en même temps. Les gars voulaient jouer avec nous, mais malheureusement ils ne pouvaient pas rester plus longtemps... Quelques semaines plus tard, un des leurs nous a téléphoné pour nous dire d'écouter "Rosalie" de Bob Seeger. Je t'avoue que nous sommes tombés sur le cul. Nous connaissions Bob Seeger, mais à l'époque ou nous avons composé les chansons, Thierry et moi-même, nous écoutions surtout Foreigner, Bad Co ou Aerosmith. S'il nous est arrivé de subir une influence, nous ne l'avons jamais recherchée, bien au contraire ! Si Johnny ou Michel nous disaient que ça leur rappelait quelque chose, ça sautait illico presto.
Les ricains et Anglais eux, étaient intéressés par "Prisonnier" pour la ligne de chant par rapport au rythme et par "Starlette de Cinéma" pour les arrangements.
En France c'est "l'accident" est le titre qui a le plus souvent été élu dans les charts des radios libres de l'époque.

Metal Attack est sorti quelques mois après ENFER MAGAZINE. Comment avez-vous perçu ce "concurrent" Comment s'est passée la "cohabitation" ?
Que dire si ce n'est que ce sont les journalistes qui m'ont appris la nouvelle puisque le rédacteur en chef du n°1 d'Enfer qui avait pour pseudo albumine et qui nous a lâchés aussitôt après, a convoqué toute l'équipe dans un bar pour leur présenter le projet Métal Attack dans le but de les débaucher d'Enfer, les garçons m'avaient prévenu et je leur ai conseillé de s'y rendre pour mieux me renseigner et savoir à qui j'avais à faire, albumine ne me paraissait plus fiable, donc je ne me faisais aucun souci, de plus les journalistes ont été contactés un par un, c'est aussi un par un qu'ils sont venus me prévenir, dès ce moment je savais que je n'en perdrais pas un seul et je ne m'étais pas trompé.
Ce qui avait choqué les gars c'est le ton et les propos utilisés pour présenter le projet, qui était surtout comment détruire Enfer Magazine (d'ailleurs dans l'interview de J.F. Bouquet dans Métal Muséum il dit "...comment contrer Enfer Magazine...") cela résume l'ambiance nauséabonde de l'époque, j'aurais tant aimé (surtout pour les kids) que J.F. ou albumine me passe un coup de fil et je suis sûr qu'en marchant main dans la main, nous aurions obtenu ce que nous aurions voulu, vis à vis des compagnies discographiques, organisateurs de concerts, etc..., cela a joué contre les deux magazines, ceux qui avaient besoin de nos services ont su nous faire chanter, par exemple pour le prix des pages de pub ou encore pour être le soi-disant "sponsor" d'un concert etc...
Je vis bien la compétition c'est stimulant je suis de nature à mieux vivre avec le stress, donc l'arrivée de Metal Attack n'aurait dû qu'être bénéfique, surtout qu'après cette réunion les garçons étaient chaque jour de plus en plus motivés, ils redoublaient d'efforts, ils étaient sur tous les fronts, normal on leur avait dit en pleine face on est là pour détruire votre "bébé", moi je jubilais, je n'avais rien fait, voilà que je laisse partir des gentils journalistes et on me rend des lions. Ce jour là le proverbe "tel est pris qui..." s'affirmait.
C'était tout bénéf pout le Magazine qui venait faire d'une pierre, deux coups.
Aujourd'hui je le dis encore je n'avais aucune haine au contraire à l'époque je disais merci albumine, merci Jeff, je le dis toujours.
De mon coté j'ai super bien vécu ça, car l'avance que nous avions sur Métal Attack nous l'avons toujours gardée, de toute façon quand tu as confiance en ton équipe et que celle-ci te la renvoie, ce qui fut le cas jusqu'au n° 13 (la suite vous la connaissez) et bien là je peux dire que rien ne pouvait nous arrêter, nous savions que nous étions dans le vrai et les kids nous le faisaient savoir.
En réalité je n'ai jamais considéré Métal Attack comme un concurrent, certainement à cause de cette réunion, je pense que si j'avais reçu un coup de fil, pour me dire directement on veut détruire Enfer Magazine, j'aurais pris la chose à cœur, en me disant attention en face il y des gens sérieux qui jouent carte sur table, par contre j'ai plutôt du dédain pour les gens qui jouent petits bras.

Albumine, qui avait un temps participé aux débuts de l'émission PROHIBITION sur Radio 7 avec Jeff... Je me suis toujours demandé si Albumine n'était pas responsable du magasin JUKE BOX, Avenue du Maine à Paris.
Albumine c'est effectivement JUKE BOX avenue du Maine, il n'a participé que dans le 1er numéro, il avait demandé à en être le redac chef, mais n'a jamais agi en tant que tel, il a juste fait un truc vers la fin du canard concernant une discographie, ce dont je me souviens c'est qu'il devait y avoir une suite et qu'il n'y en a jamais eu.

Ce que tu racontes entre ENFER et METAL ATTACK, a peu près la même chose s'est passée entre les groupes français. Certainement pas tous. Avec le recul, j'ai souvent l'impression que ce qui a "tué" le hard en France, c'est cet esprit de compétition, qui peut être moteur suivant comme il est exprimé, mais énormément destructeur aussi. Qu'en penses-tu ?
Oui, tu as complètement raison, il y a un mal bien Français. La compétition n'est jamais saine. A vrai dire chez nous, nous ne sommes jamais en compétition, nous sommes en "guerre". Le pire, c'est qu'il y a des gens qui font des choses pour les autres et qui n'attendent rien en échange. Les trois quarts du temps, ils n'obtiennent même pas un tout petit merci, mais en échange, ce sont eux qui en prennent plein la figure. Pourquoi ???

me fait penser au rôle des radios dans la diffusion de la musique. Il est clair que maintenant c'est l'animateur qui est mis en avant et non le style musical lui même. Les playlist sont marketés et ne sont plus choisies par passion de l'animateur à part sur quelques radios plus confidentielles. Cela ne date pas d'hier, certes, mais cela devient la normalité. Comment se passaient les relations avec les networks radiophoniques justement? Tu as cité quelques animateurs dans tes différentes interventions. Et aux US ?
Il y a bien longtemps que la programmation des radios françaises est bouffée par le fric, le copinage ou l'intérêtt, il y a une trentaine d'années quand tu arrivais en radio pour présenter le dernier single d'un de tes artistes pour le promouvoir, tu ne pouvais pas arriver juste avec le single dans les mains, il existe des histoires incroyables à ce sujet en particulier sur Claude CARRERE le big boss de la compagnie de ce nom, il y a eu une surenchère incroyable et ça a complètement mis hors course les petits labels et les indépendants. De même pour booster les ventes de disques ou truquer les hits parades les mecs usaient de "plans" inimaginables tous plus incroyables les uns que les autres.
Pour les States je ne vais pas te parler de ce que je ne connais pas, grâce à ta question je viens de réaliser que j'ai dû regarder la télé qu'une ou deux fois très tard dans la nuit et idem pour les radios.
En ce qui concerne le show bizz tout passe par des pros spécialisés en ceci ou cela c'est le cas pour la promo, là bas c'est très pointu, grace à JACK j'avais eu la chance de travailler directement avec les bureaux de LEBER & KREBS (Aérosmith).
Là bas lorsque tu arrives avec un "produit", il y a toutes les équipes autour de la table, car tout le monde travaille en chœurs, non seulement il y a les équipes promo, radios et télé, mais il y a aussi le tour manager car si l'artiste tourne dans tel ou tel état, il faut axer la promo dans ce coin en priorité, parfois il faut aussi passer le relais à une autre équipe qui a les connections dans ce lieu, ainsi vu la grandeur du pays les plans de promo ce n'est pas du gâteau.
Rien que pour la promo radio il y a une quantité astronomique de réseaux, il y a les Schools radios déjà parmi elles il y a les blacks radios, sans parler de slogans racistes, une façon de classer les styles car si tu veux écouter tout et que de la soul ou du funk tu vas automatiquement sur une black radio, aujourd'hui c'est le cas en France avec les chaînes câblées il y a une chaîne Black Music ce n'est pas une référence raciste mais en zappant sur cette chaîne tu sais rapidement quel genre de musique tu vas trouver et si tu cherches du Hard ce n'est pas là que tu vas en trouver, ainsi tout est classé de cette manière en radio US, par exemple si tu vas au Texas (beuuurkhhh appréciation personnelle) tu as des spécialistes de la country music, jusqu'aux spécialistes de la country pure et dure bien fâchos.

N'aurais-tu pas envie de faire revivre ce mag mythique ?
Non, c'était une période faste, le mag est vraiment arrivé dans la bonne période, c'était la libérisation du HARD aujourd'hui c'est celle du rap, il y a beaucoup moins de hardos donc moins de public, d'ou le difficulté de le faire vivre.
De plus l'ENFER d'aujourd'hui ne pourra jamais ressembler à l'original, ne serait-ce que par l'esprit de conquête de l'époque première.

... mais en plus il y a bien d'autres raisons pour que cela ne puisse jamais recommencer... il ne faut pas être nostalgique ce fut déjà presque un miracle pour que ce journal apparaisse sur le marché, car sinon jamais il n'y aurait eu de Métal Attack ou de Hard Force, ni de Bernett et consort... il fallait que la première pierre soit posée, et sans modestie aucune, je suis fière d'avoir été celui qui a tout déclenché et donc ça continu ici sur ce site et ailleurs d'une autre manière mais ça continu quand même.
Il y aurait une chose possible ce serait que quelqu'un ou un groupe de lascards puisse organiser une espèces de colloque ou des états généraux sur le Hard & Heavy, il faudrait dans un premier temps pouvoir réunir entre 50 et 100 personnes, journaleux, musicos, assoc, labels indépendants, programmateurs de radios, organisateurs de concerts, etc....
I°) Faire l'état des lieux.
II°) Analyser si le contexte est propice.
III°) Proposer des actions.
IV°) Plans d'action à la recherche de partenariat si des actions sont retenues.
V°) Créer des commissions de travail....etc
Tout est possible, "quand on veut on peut" Si l'homme est monté sur la lune alors tout est possible, le vouloir d'une vraie équipe bien structurée, engagée, déterminée avec un but bien précis et un minimum de moyen, c'est de l'or en barre....pour ENFER mag c'était le cas.
Et dans un tel engagement vous pouvez compter sur moi, mon engagement, ma contribution, morale - physique - matériel et financière, ainsi que mes connaissances et mon savoir faire.
ALORS ??????????


je crois que Bad Co fait partie de tes groupes préférés : tu as écouté l'album de Queen + Paul Rodgers, "The cosmos rocks" ?
Oui je suis un malade de Bad Co, Free (que j'ai fais venir au Golf Drouot avec Bernard GUILCHER à l'époque celui-ci écrivait dans Best, c'était en 1968/69) et surtout MONSIEUR PAUL RODGERS.
Hé bien figure toi que le Père Noël à déposé le CD à la maison, c'est tout bonnement génial, du grand RODGERS, j'y retrouve à la fois du BAD CO, du FREE et du RODGERS solo, je me souviens avoir chroniqué "Cut...." c'était le pied, "Cosmos Rocks" apporte aussi de la nouveauté "We Believe" ou "Trought The Night" par exemple dans cette dernière je retrouve l'influence de Roger Taylor (référence THE CROSS). "Trought The Night" démontre à quel point Paul est un grand chanteur malgrè une teciture limitée il étale un talent monstrueux.
Pourquoi QUEEN + PAUL ROGERS ??? Je ne trouve pas une goutte de QUENN dans ce CD et de plus John DEACON n'a pas ou peu participeé il est juste remercié au même titre qu'un certain Paul KOSSOF. Peut être que de mettre QUEEN en gros sur la façade ça peut faire plus vendre, je n'aime pas ce principe et c'est dommage pour ceux qui tomberont dans ce piège, seront ils déçu ou bien pour certains feront ils la découverte d'un grand chanteur.
Brian MAY est tout simplement génial il a su se mettre au service de la musique, grandiose.
Une petite frustration pas suffisamment d'infos par chanson surtout qu'il y a une liste "Spécial Thanks" sympa mais qui n'explique rien...
Sure que si j'écrivais encore dans un mag, c'est bibi qui se serait tapé la chronique.

J'ai découvert ENFER avec le N° 4 BIS en Août 83... J'ai grandi avec ce mag, qui m'a tout appris sur les bases du Hard Rock et du Metal... Je n'aurais qu'un mot à dire : MERCI !
Je ne me souviens pas pourquoi un N° 4 bis et pas directement un n°5 des fois on fait des choses bizarres, par contre ce dont je me rappelle bien c'est qu'à cette période dans les bureaux du Mag ça chauffait de partout, des d'infos, cassettes maquettes audio ou vidéo, bootlegs, vinyles arrivaient de partout et en quantité il fallait dépouiller, faire des priorités impossibles de parler de tout le monde, les sommaires auraient pu contenir le double, avec le recul je n'ai aucun regret quant aux choix que nous avons faits c'était une époque de folie, de grande fatigue, mais c'était bon de ne plus se sentir seul presque honteux de dire "moi j'écoute du Hard". Du jour au lendemain, le cheveux se portait plus long, le perfecto ne restait plus dans l'armoire pour ne servir que lors des concerts, le pantalon se portait moulant et finissait en fuseau, de couleurs vives avec des rayures (si vous saviez comme je trouve moche cette mode actuelle du big froc, à croire qu'il y a un bag pour faire dedans pendant 15 jours) il y avait de la folie, les headbangers devenaient une famille.... j'en ai mille et mille bons souvenirs en avoir le cafard, surtout que j'écris ces quelques lignes pendant que tourne le CD de QUEEN + Paul RODGERS.... Un petit frisson d'ENFER vient de me croiser...

N'oubliez pas, avec moi et non derrière moi il y avait quand même une sacrée équipe, même si je le confesse il n'y a plus rien entre eux et moi, le seul avec lequel j'entretiens encore des relations c'est le brave PH. BASCOU, et si j'utilise le mot brave il y a une très bonne raison.


Tu as quelques pistes pour promouvoir le hard en France : tu as réfléchi dernièrement à ces "Etats généraux du hard" ? Renoué avec des contacts ? Lesquels, dans quels médias & secteurs ? Tu serais prêt à t'investir jusqu'à quel point ? ...et comment un site web (comme ici par exemple) pourrait t'aider ?
Non je n'ai aucune idée de ce qu'il faut faire, ni aucun contact, car du moment ou des états généraux ont lieu, les décisions se prennent démocratiquement, c'est l'assemblée qui décide, pour inviter des personnes il faut proposer ça par des sites etc...., pour avoir une salle là je sais faire pas de problème, s'arranger pour héberger les gens qui viennent de loin pas de soucis, pour la nourriture et boissons idem, l'ordre du jour facile si dès le départ 4 ou 5 personnes se sentent investis, on organise 2/3 réunions de préparation, c'est important car ce sera la base, le noyau de départ et dès les premières réunions il y en aura qui seront déçus en espérant mieux ou se sentiront tout de suite dépassés, d'autres s'investiront aussitôt et trouveront leurs place facilement. C'est sur que sans états des lieux il ne pourra rien se passer, mais une fois celui-ci fait' s'il en résulte un manque.... du style ce qui se passe aujourd'hui en presse ne convient pas, et qu'il faut créer nouveau mag, si c'est prouvé alors pourquoi ne pas se mettre à la tâche, mais avant que ne paraisse le 1er numéro, il y a du pain sur la planche, ça ne se fait pas d'un coup de baguette magique. C'est une idée comme ça, mais il peut y avoir bien d'autres choses à faire...pour le coté technique pas de problème, je sais comment se fait un mag, comment on organise un concert, comment on enregistre un disque, que l'on fait une pochette, une affiche, une billèterie, idem pour contacter les gens ou compagnies avec lesquels il faut travailler etc... Le seul truc et cela ne concerne que moi, si je devais m'investir ce serait avec de nouvelles têtes...

C'est sur que les choses ont bien changé et que l'Enfer des années 80 ne pourrait avoir de descendance en ce moment où la presse papier meurt à petit feu. Quelque part, l'héritage d'enfer est dans la multitude de sites de passionnés traitant de l'actu et l'histoire du hard rock et du metal...et d'autres musiques.
Mais justement Dany, si Enfer traitait de pas mal de "mouvances" du hard rock, j'ai l'impression qu'elles se sont multiplié depuis et même ici il y en aura toujours pour renier tel metal extrême ou tel hard trop fusion ou trop pop. J'imagine que des choix de traiter tel ou tel album à la limite du hard n'était pas évident à l'époque...alors maintenant ça serait presque pire, non ?
Avec Enfer justement j'avais composé l'équipe de manière à traiter toutes les mouvances, B.BAGES le sudiste de service et le Hard des pays latins, le Trash B.LABATIE, les ouverts E.VILLALONGA et Ph BASCOU, le Hard FM B "Tequila", le Français et autres GARCIA et TOUCHARD etc... Donc pas vraiment de souci, de toutes façons tant que j'étais à la tête du Mag, il n'y avait pas à choisir, tout ce qui touchait au métal devait être traité, nous avons toujours fonctionné en équipe mais j'en étais "le patron" car parfois il fallait trancher, mais en aucun cas je n'ai penché vers mes goûts persos, par exemple je n'aime pas Maiden ou Judas est ce que pour ça je devais en priver les autres...Je pense au contraire que tout le temps que je suis resté à ENFER j'étais très ouvert et que je le suis toujours resté pour preuve ceux qui connaissent LINE UP.... Le seul problème qui aurait pu apparaître c'était avec les chroniques de disques mais les parutions n'étaient pas si multiples et si ça avait été le cas alors nous y aurions consacré plus de pages.
Je ne comprends pas les œillères de certains dans la famille du Rock et Hard en général, la daube elle existe surtout ailleurs, je n'aime pas Maiden mais à choisir entre le rap, la variété ou autres, non là je dis VIVE Maiden, le principal c'est qu'aujourd'hui nous avons le choix dans le HARD et c'est tant mieux .
Ce n'est pas parce que je n'aime pas que c'est nul, ce n'est qu'une question de goût, je préfère être tolérant que sectaire, j'ai la même philosophie dans la vie....sauf vis à vis des fachos.

Au sujet de l'interview de Gérard Manvu sur le site Metal Intégral de notre ami Raskal. C'est très amer et ça balance grave. Limite, ça casse le rêve. Moi qui suit encore très fleur bleue à mon âge, ça fait même mal aux tripes... Qu'en penses-tu ?
Si il y a un mec qui "pue" c'est bien celui là, le pire frein que j'ai trouvé, l'égo surdimensionné que je n'ai jamais rencontré. Je viens de la lire, toujours aussi nul ce type. J'ai déjà lu des trucs sur ENFER même lorsqu'il y avait des sottises rien de bien méchant mais là j'hallucine...C'est vrai que dans la connerie, le mensonge et la mythomanie, ce mec est licencié en la matière, impossible de faire plus fort. Il n'a jamais participé à la construction d'aucun des ENFER et il était en prison lorsque le premier n° est paru, dans l'ours (le cadre un peu mais sans plus) j'avais effectivement écrit 40 000 ex mais : - I° nous n'avions pas les moyens financiers d'en imprimer 40 000 ex, - II° j'étais super bien entouré et conseillé, à mes cotés j'avais entre autres Monsieur ROCHETTE qui gérait moult mags et journaux en tous genres, sachant que nous n'avions aucune promo, il m'avait conseillé de ne pas en tirer plus de 25 000 ex, car les NMPP n'avaient jamais encore traité ce modèle de "papier", ils ne savaient pas ou ils allaient et donc qu'ils ne mettraient en place qu'une vingtaine de milliers d' ex, - III° les retours et donc les ventes encore qu'approximatives ne peuvent se connaître qu'au troisième numéro.

On annonce une mort du CD audio dans les 5 ans à venir. Le téléchargement légaux et illégaux, les sites d'écoute en streaming, les labels en ligne et autres nouveaux modes de diffusion de la musique fleurissent. Si une maison de disque devait miser sur un de ces modes, lequel verrais tu ?
Honnêtement je ne peux répondre, car tout va très vite et donc nous ne savons même pas si demain il n'y aura pas encore autre chose. Tu sais au tout début de LINK j'étais le tout premier à avoir le DAT, aujourd'hui c'est une pièce de collection, pourtant ce n'est pas si vieux, il faut voir aussi les studios à quel point ils ont changé, alors sur ce futur je ne prends aucun pari.
J'ai surtout peur pour la musique tout simplement.

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Quelque chose à ajouter ?
Juste pour vous dire qu'aujourd'hui je retrouve difficilement l'esprit qu'il y avait dans les vinyles de l'époque et aujourd'hui j'écoute surtout des vieux classiques, bien entendu ayant fréquenté pendant des années les studios je fais très - peut être trop - attention à la production. Donc je pense sincèrement qu'avec l'avènement du trash métal je ne serais plus un bon juge pour donner mon avis sur tel ou tel groupe ou sur tel ou tel disque, ce que je sais toujours faire c'est monter de A à Z un mag, un concert ou un évènement, rentrer en studio pour produire une galette, détecter un groupe qui saura faire une grande carrière, les artistes sur lequel j'ai dit "c'est un truc énorme dès la 1ere écoute", c'est TRUST dès le 1ère répet à Argenteuil, Metallica sur une démo à chier mais le talent était déjà là, RED HOT CHILI idem sur une cassette de beurkkkk, ZUCCHERO au service international de chez WEA il ne savait même pas qu'il était signé chez eux (quel misère pour l'artiste) et GREEN DAY.
Une chose est certaine je serais à nouveau en studio avec des musicos en février 2009 si ça se passe bien il y aura une suite, serons avec moi en studio les frères VAN HOOLAND, ce ne sera pas un groupe mais un concept avec plusieurs musiciens de tout âge, ce sera bien sur du Rock plutôt Hard, ce sera un truc de qualité pas question d'enregistrer en une semaine, c'est le temps minimum qu'il me faut pout trouver le son de batterie et là je dis que BAD CO reste encore et toujours les maîtres en la matière à ce sujet...

Un grand MERCI à vous tous de ne pas oublier ça fait chaud de savoir que tout cela n'a pas été fait pour rien, de savoir que j'ai participé à donner un peu de bonheur ici ou là me convient.


Dany : un grand merci pour ta gentillesse et ta disponibilité exceptionnelle !


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