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PARALLEL
MINDS
"Headlong disaster"
2015 (Brennus Music)

Discographie
Headlong disaster (2015)
Unplugged disaster (2015)
Spanish disaster (2015)
Last fight (2016)
Every hour wounds... (2019)
Echoes from Afar (2022)
Cairn (2026) |
Avoir des nouvelles de Stéphane Fradet, chanteur de son état dont nous avions
pu apprécier le talent au sein de FALKIRK, secondé par le guitariste Grégory Giraudo, que l'on connait pour son
travail au sein de COEXISTENCE est gage de qualité.
Ils se sont
attelés à donner vie à un nouveau projet musical : PARALLEL MINDS. Deux ans de
travail intense pour composer un univers musical ancré dans le Power Metal, mais
puisant dans des influences allant de Nevermore, Symphony-X à Pink Floyd, tout
en prenant le meilleur entre ces deux extrêmes.
Se sentant enfin prêts, ils font
appel à un véritable "cogneur", et pas n'importe lequel puisqu'il s'agit de Franky Costanza,
batteur de DAGOBA, BLAZING WAR MACHINE et bien d'autres projets musicaux... un batteur connu
et reconnu à la frappe alliant puissance et technicité.
Stéphane et Grégory ont écrit toute la musique et les paroles du répertoire de
PARALLEL MINDS. Grégory s'est également occupé de la basse. Ainsi, le trio investit et
enregistre au "Cheese studio" et "Serial Drummer studio", Grégory, décidément
très prolifique, se chargeant du mixage. Pour le mastering, ils font appel à un
monsieur plutôt reconnu dans le milieu : Jacob Hansen (Volbeat, Doro, Epica,
Kamelot, U.D.O...) qui s'occupe du fruit de leur travail acharné au "Hansen
Studio".
Stéphane Fradet a voulu mettre tous les atouts de son côté pour la
sortie de ce premier album, s'occupant du livret du digipack regroupant les
textes des chansons sur fond d'apocalypse, thème récurant de cet opus, avec une
photo du groupe signée Roxane Veinessière.
Pour l'artwork du digipack, il s'est
adjoint l'aide d'Alexandre Bonvalot pour un rendu efficace et d'une
beauté des plus macabre. En effet, la cover représente des êtres humains en
train de se consumer dans des flammes d'un oranger criant l'enfer ! Le ciel
est constellé de vaisseaux. Une image apocalyptique des plus saisissante.
PARALLEL MINDS est enfin prêt à propager dans le monde son "Power Heavy Metal
mélodique", signant pour se faire avec Brennus Music chez lequel sort en
2015 le bien nommé "Headlong disaster" contenant huit chansons plus les "covers".
"I am" débarque dans nos écoutilles, introduit par un larsen maîtrisé mais
surtout par la déferlante de la machine de guerre de Franky. Le son est
monstrueux à l'image de cette rythmique marteau-pilon fracassante ! La voix
puissante de Stéphane survient. Le gars possède un grain de voix
varié. Il nous en donnera un grand et long aperçu tout au long de l'album. Sa
faculté de jouer avec sa voix nous donne l'impression d'avoir affaire à
plusieurs chanteurs ! Les chœurs sont monstrueux, notamment sur la partie
"gloria...". Les riffs de guitares sont une réelle tuerie. On pense à Nevermore,
voire Iced Earth pour les parties les plus sombres. La richesse de PARALLEL
MINDS est sa diversité et son habileté, tout en produisant un Heavy puissant,
alternant passages mélodiques et breaks ravageurs. D'entrée l'auditeur est
impressionné par le spectre de l'étendue vocale de Stéphane, par les guitares
alliant fluidité et puissance, par la rythmique rageuse, la frappe de Franky et
une basse loin de faire de la figuration !
On enchaîne avec "Into the void", résolument Power à l'image de
ses riffs puissants. On ne peut s'empêcher de penser à Pantera ! Stéphane
alterne chant rageur, agressif et mélodique, d'une extrême efficacité. Que
dire des solos remarquablement exécutés par un Grégory des plus inspirés. Du
grand art !
"Reborn through hate" montre une autre palette du Metal de
PARALLEL MINDS. Plus mélodique, résolument Heavy, rempli de changements de tempos, un refrain d'une
extrême beauté dans un registre aigu, que n'aurait pas renié Gamma Ray ou Helloween. Un refrain qui vous rentre dans le crâne pour ne plus en sortir, vous
poussant à accompagner de votre voix celle de Stéphane. Sans renier les deux
précédentes, j'ai un petit faible pour cette chanson. L'apport de chœurs en fin
de morceau apporte un plus non négligeable.
Le trio s'attaque ensuite au mythe de Babel au sein duquel
le roi Nemrod décide de construire une tour immense pour que son sommet atteigne le trône de
Dieu. Mais Dieu fit échec à cette entreprise en introduisant la "confusion" (la
diversité) des langues.En somme, le mythe de la Tour de Babel met en scène des hommes qui essayent, non
seulement d'assouvir leur désir de gloire et de puissance mais qui, surtout,
essayent pathétiquement de se transcender, alors même qu'il leur est impossible
de se détacher de leur essence : ils ne sont que des hommes, pas des Dieux. Pour
cette audace, Dieu les punit en les "confondant" à travers leur moyen
d'expression : la langue. Pour parapher ce récit, les trois musiciens privilégient
un peu plus l'orchestration, déjà omniprésente tout au long de cet opus. Son de
cloches, voix de la populace, vent du désert... sont autant d'éléments
composant l'intro de ce "Migdal Bavel (Myth of Babel)", première vrai pièce
maîtresse de cet opus, puisqu'elle dépasse les huit minutes au chrono. Une
première approche dans le monde du progressif... Ben pas vraiment ! L'entame
du morceau se veut très mélodique, sur une rythmique bien pesante. La guitare de
Greg nous ensorcelle et nous entraîne dans cette tour maudite. Stéphane fait
une nouvelle fois un travail magistral avec sa voix, rehaussée par des chœurs de
toute beauté.
Le titre monte crescendo, à l'image de ces étages qui s'amoncellent
pour rejoindre le "trône de Dieu". La voix de Stéphane se fait plus grave, la
rythmique plus lourde et la guitare plus jouissive... On se laisse embarquer,
"bercer" par l'univers musical de PARALLEL MINDS, les yeux fermés. Le temps n'a
plus de prises ! La beauté des notes nous subjugue et nous envois
littéralement dans un autre monde, porté par ces chœurs envoûtants de toute
beauté qui concluent le morceau, surpris qu'il finisse déjà. Totalement
embarqué, les 8 minutes 28 passent à vitesse grand V. Saluons une nouvelle fois le
travail magistral des musiciens sur l'orchestration et les diverses ambiances de
cette superbe chanson.
Le titre éponyme de l'album "Headlong disaster" survient. Petite surprise vu son
entame calme tout en douceur, avant que la batterie n'emballe le tout, rehaussé par
un cri de Stéphane. Le tempo s'accélère et le propos se la joue plus dans le
speed, délivrant une certaine urgence, cassant régulièrement le tempo de breaks
quasi calmes et de refrains résolument mélodiques, avant de relancer la machine à
"fond les ballons" ! PARALLEL MINDS alterne le chaud et le froid avec une
maestria déconcertante. Les parties de guitares et soli sont une nouvelle fois savamment
exécutés. D'où la question du live : vu la richesse musicale du trio, il est
incontestable qu'il faut faire appel à un bassiste et un autre gratteux pour défendre
le répertoire sur les planches !
"Ghost of Sparta" poursuit le travail de sape, proposant un Heavy puissant
flirtant avec le thrash. Le morceau fait un travail impressionnant sur les voix,
avec des chœurs rageurs qui devraient faire leur petit effet en live. Chaque musicien
s'en donne à cœur joie. Chaque instrument est à la fête !
"A 1000 minds away" adoucit le propos sous forme de ballade plutôt bien réussie
et qui fera chavirer le cœur des demoiselles. Au passage, nous pouvons apprécier une
autre facette du large panel de la voix de Stéphane. Nous avons affaire à une
ballade dite Power, la rythmique et le chant n'hésitant pas à se durcir pour
illuminer la chanson.
Les musiciens tentent la gageure d'emporter le suffrage de l'auditeur avec un
morceau avoisinant les vingt minutes ! A l'image des œuvres de Pink Floyd
mais dans un registre bien Heavy. "Hyperion", tel est son nom, est une
pièce
ambitieuse, qui se déclame tel un bon livre en 7 chapitres ! PARALLEL MINDS nous embarque dans un voyage envoûtant et fascinant. Après une intro au piano style musique classique
("Consul overture"), une multitude de chœurs nous saute aux écoutilles ("Hyperion hymn"), la rythmique
l'accompagnant se veut résolument Heavy, glissant dans la partie suivante
("A handful of Pilgrims") sur laquelle Stéphane la joue grave sur le premier couplet
et beaucoup plus mélodique sur le suivant. PARALLEL MINDS nous propose un récit et
pour se faire, pour suivre les diverses péripéties de cette histoire, la musique
varie au rythme de l'intrigue au même titre que la voix. Le chapitre suivant "Lord of pain"
est introduit par un solo de guitares des plus diabolique ! La batterie marque le changement de tempo.
Le propos et la rythmique se veulent plus lourds. On discerne des cris de douleur. La rythmique s'emballe, la voix
se fait plus hargneuse, plus grave. Les chœurs omniprésents adoucissent et donnent
de la mélodie au côté noir de ce chapitre. La guitare et ses soli servent de
charnière pour passer à un autre chapitre. "A.I's Technocore and the outers"
nous fait découvrir une voix robotique, que l'on retrouve couramment dans l'œuvre
de Saga, évoluant vers une partie plus douce à la guitare acoustique avec la voix
suave de Stéphane. La musique se durcit crescendo, une rythmique met en
valeur les soli magistralement exécutés de Greg avant que ce chapitre ne s'achève
sous les chants de multiples chœurs... L'ambiance s'adoucit une nouvelle fois
avec "Aenea" et un duo guitare acoustique et solo mélodieux,
laissant la place à une rythmique pur heavy toujours bercée par le soli de Greg.
Survient la partie que je préfère de ce périple "End of the retz".
Super passage heavy très mélodieux et un chant remarquable et attachant. Greg nous bonifie
tout cela d'un soli des plus barré ! Mais d'où les sort-il !? Nouveau passage
calme à la guitare acoustique pour incorporer la conclusion de cette épopée "So
spoke the poet", qui voit un superbe travail des voix se superposant d'un
bel effet, alors que la musique monte crescendo... me rappelant par moment le
travail d'un certain Queen ! Une épopée qui finit en apothéose et laisse
l'auditeur sur le cul. Et on est surpris d'avoir été embarqués dans ce voyage
musical sans voir passer les presque vingt minutes de notre temps !
PARALLEL MINDS nous propose en guise de bonus deux covers, mais en se les
appropriant sans en dénaturer l'original, proposant une relecture plutôt
réussie, que ce soit sur le "Coming home" de Scorpions ou encore "Only
the good die young" d'Iron maiden. Ce dernier titre est déjà une surprise, mais la
version proposée est des plus intéressante. Je vous laisse la satisfaction de la
découvrir !
Au final, PARALLEL MINDS nous propose un premier album de Power Heavy Mélodique
des plus intéressant. On peut toutefois se poser des questions pour la suite
de l'histoire. Car vu la richesse musicale proposée ici, il est évident que les
musiciens devront chercher un deuxième guitariste et un bassiste pour défendre
ce répertoire sur scène. Tout cela bien sûr dans l'optique où Franky reste bien
aux côtés de ses collègues pour les suivre sur les scènes. En attendant les
réponses à ces questions, je ne saurait trop vous conseiller cet album, qui se
veut un mix entre Pink Floyd, Queen et Nevermore, et beaucoup plus encore... A
Découvrir d'Urgence ! |
Chronique par
Dom Baillon
Juillet 2015 |
01 - I am (5:17)
02 - Into the void (5:26)
03 - Reborn through hate (4:40)
04 - Migdal bavel (myth of Babel) (8:28)
05 - Headlong disaster (5:03)
06 - Ghost of sparta (5:37)
07 - A 1000 minds away (4:25)
08 - Hyperion (19:49)
09 - Coming home (Scorpions cover) (4:39)
10 - Only the good die young (Iron maiden cover) (4:40) |
Paroles : Indisponibles. Ajoutez les paroles
ICI  |
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Musiciens
: Stéphane Fradet (Chant), Grégory Giraudo (Guitares/Basses), Franky Costanza
(Batterie) |
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