France Metal Museum : Hard-Rock et Metal français

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Pochette PARALLEL MINDS
"Cairn"
2026
(Autoproduction)

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Discographie

Headlong disaster (2015)
Unplugged disaster (2015)
Spanish disaster (2015)
Last fight (2016)
Every hour wounds... (2019)
Echoes from Afar (2022)
Cairn (2026)

Année après année, les lascars de PARALLEL MINDS sortent leurs productions : "Headlong disaster" (2015), "Unplugged disaster" (2015), "Spanish disaster" (2015), "Last fight" (2016), "Every hour wounds..." (2019) et "Echoes from Afar" (2022).

PARALLEL MINDS propose un Metal à la croisée du Heavy Metal, du Power Metal, du Prog Metal, avec même parfois un soupçon de Thrash. Leurs albums imposent le respect et sont unanimement salués par la critique. L'annonce d'un nouvel opus est donc une bonne nouvelle, et c'est donc avec plaisir que nous accueillons "Cairn", annoncé pour le 10 Mars 2026.

Au cœur de cet album se dresse le symbole du cairn : ces amas de pierres déposés par les voyageurs sur leur route, métaphore de la construction de soi, pierre après pierre, et de la trace laissée pour ceux qui suivront... parfaitement représenté par l'artwork de l'opus...

De plus, "Cairn" réunit une constellation d'artistes venus des quatre coins du monde : l'intensité tribale et spirituelle d'Arka'n Asrafokor et Silveira Lakoélé Atalawoè (Togo), ainsi que des figures majeures de la scène française telles que Asylum Pyre, Muhurta et Stone Horns, pour un résultat d'une richesse sonore rare.

Avec "Cairn, PARALLEL MINDS signe son œuvre la plus ambitieuse et la plus accomplie à ce jour. Cet album de Heavy Metal moderne, dense et ciselé, allie puissance, émotion et maîtrise technique pour explorer un thème universel : la condition humaine face à la souffrance collective. Un voyage Heavy Metal à travers la souffrance, la résilience et la création.

Il y a des disques qui ne se contentent pas de raconter : ils témoignent. "Cairn", appartient à cette catégorie rare. L'album n'est pas seulement une succession de morceaux, mais un chemin balisé de pierres, un sentier où chaque titre est une borne mémorielle, un fragment de vérité posé avec soin. On y avance comme dans un paysage accidenté, traversé de cicatrices, de légendes, de batailles, de peuples déracinés. Et pourtant, jamais le groupe ne tombe dans la grandiloquence ou la posture. Leur Metal est dense, narratif, humain... et toujours ancré dans une rigueur musicale qui force le respect.

La brève ouverture "Cairn" prépare l'auditeur à entrer dans un territoire où chaque pierre a une histoire. On y sent déjà la gravité du propos, la volonté de poser un cadre, de tracer un cercle autour de ce qui va suivre. C'est une entrée en matière orchestrale, presque cinématographique, emplie de choeurs grandiloquents. Riffs acérés, rythmiques martelées, refrains qui s'élèvent sans jamais sombrer dans le sirupeux.

Le premier véritable morceau, également single de l'album qui fait l'objet d'un clip, "Sufero" surgit comme une déflagration. Les guitares avancent en blocs massifs, dans un Power Metal Metal fougueux et puissant. La batterie martèle comme un cœur qui refuse de céder. Le chant, tour à tour rugueux et clair, donne au morceau une dimension presque charnelle. On y sent la tension d'un être qui se débat contre ses propres chaînes non seulement pour survivre, mais pour laisser une marque, un phare pour ceux qui viendront après. Entre agressivité sans vergogne et profondeur symbolique, "Sufero" frappe comme un manifeste : avancer, résister, guider, quel qu'en soit le prix.

Après une intro ethnique sur "Orishas", le groupe ouvre une porte vers un ailleurs spirituel. Le morceau s'étire et se déploie comme un rituel. Les guitares tissent des motifs qui évoquent des forces anciennes. La batterie, lourde et hypnotique, agit comme un tambour cérémoniel. On est emporté dans une transe Prog Metal, où chaque note respire comme un souffle de révolte.

De par les thèmes abordés dans les chansons, des notes ethniques sont intégrées de-ci de-là. Ainsi "Bhopal" ajoute habilement des sonorités d'Inde, le titre abordant l'un des drames industriels les plus terribles du XXe siècle. Le morceau ne cherche pas l'esthétisation : il expose, il rappelle, il accuse. Les riffs claquent comme des alarmes, les rythmes saccadés évoquent la panique, la confusion, l'irréparable. Un passage plus narratif, presque documentaire, évoque les faits. "Bhopal est un morceau qui dérange, qui secoue, qui refuse l'oubli. Une réussite d'autant plus forte qu'elle ne verse jamais dans le sensationnalisme pour un Prog Metal abordable et jamais rébarbatif.

Sur plus de neuf minutes, "Trail of tears" raconte l'exil forcé des peuples amérindiens avec une dignité bouleversante. Le morceau alterne passages atmosphériques, montées en puissance, respirations douloureuses. Le refrain, chargé d'une tristesse noble, semble porter la mémoire de milliers de voix. C'est une fresque musicale, une lamentation, un hommage. Rarement un groupe de Metal ne parvient à toucher à ce point sans tomber dans le pathos. Ici, tout sonne juste. Les chants Indiens, les guitares, le chant tendre, douceureux, comme un chuchotement du coeur, avant une montée en puissance dans un Metal Prog de belle volée.

Changement de continent, changement d'époque, changement d'ambiance... mais pas de gravité. "Sekigahara" évoque la célèbre bataille japonaise avec une précision presque cinématographique. Les riffs sont tranchants comme des lames, les rythmes changeants évoquent les différents stades d'une attaque. Le morceau avance comme un récit de guerre, avec ses moments suspendus, ses éclats de violence, ses respirations tendues. On y sent l'honneur, la fatalité, la poussière du champ de bataille dans un Heavy Speed Metal tonitruant aux mélodies éclatantes, entrecoupées de parties plus Heavy Metal mélodique, voire modernes ou Prog hargneux. Les fans de ANGRA vont être aux anges !

Après les grands drames historiques, PARALLEL MINDS plonge dans les fractures intérieures. "Troubles est un morceau à la fois plus intime et plus grandiloquent... Les arrangements façon cornemuse, banjo et violons, procurent une ambiance intimiste et les vocalises harmonisées une chaleur perceptible. Un titre débutant en quasi acoustique, en toute intimité, avant l'éclat électrique et une musicalité énorme, procurant de grandes parties épiques que ne renierait pas un BLIND GUARDIAN...

Chaque morceau ouvre une fenêtre sur un pays, une culture, un peuple en lutte, en espoir et en renaissance. Guitares acérées, envolées mélodiques et orchestrations majestueuses tissent une fresque émotionnelle où se rencontrent rage, beauté et humanité.

Court, "Colonias apporte le calme et la douceur musicale. Guitares claires et chant, presque à cappella, chant hispanique apportant une immersion plus grande encore... pour une émotion perceptible. Comme un cri bref mais intense. Le morceau ne s'attarde pas. C'est une respiration, mais une respiration brûlante, presque suffocante.

Ce qui frappe d'abord, c'est la maturité de l'écriture. Le groupe revendique un album plus sombre, plus lourd, plus ambitieux : cela se traduit musicalement par un travail minutieux sur les textures, les dynamiques, les transitions, et une volonté d'éviter les structures trop prévisibles. On sent un groupe qui a peaufiné ses arrangements, peaufiné ses sons, peaufiné ses intentions.

Deuxième grande épopée du disque, et peut-être la plus complexe durant plus de 9 minutes, "On both sides" explore la dualité, les conflits internes, les fractures qui séparent les êtres autant que les nations. Le morceau alterne douceur et violence. Les passages instrumentaux sont particulièrement soignés, presque narratifs, grandiloquents, avec quelques orchestration. Le travail sur les voix et les choeurs est énorme. C'est un titre exigeant, mais qui offre une profondeur rare à ceux qui s'y abandonnent.

PARALLEL MINDS navigue dans une zone où le Power Metal, le Thrash et le Heavy Progressif se croisent sans jamais se cannibaliser. On sent un groupe qui connaît ses racines mais refuse de s'y enfermer.

Le final claque comme un avertissement. "Fear is the pandemic" déploie ses gammes dans l'urgence. Le rythme se fait rapide, le chant plus agressif, la basse plus tendue et les guitares sulfureuses... Tout cela dégage un aspect Thrash que les amateurs de TESTAMENT devraient apprécier. Une conclusion qui laisse une sensation de lucidité amère, comme un dernier regard sur un monde qui vacille.

"Cairn" n'est pas un album qui s'écoute distraitement. C'est un disque... que dis-je... une fresque musicale qui demande de l'attention, de la disponibilité, presque du respect. PARALLEL MINDS y sculpte un Metal narratif, engagé, profondément humain. Chaque morceau est une pierre posée sur un monument invisible, un cairn dédié à la mémoire, à la douleur, à la résistance, à la dignité.

Pensé comme un véritable voyage sonore et visuel, "Cairn bénéficie d'une production audio de haut niveau et d'un univers esthétique travaillé dans les moindres détails. Musicalement, l'album brille par sa versatilité. Du prog tranchant et nerveux à la Symphony X ("Sufero) au Thrash le plus brut et implacable inspiré de Testament ("Fear is the pandemic"), jusqu'aux envolées épiques dignes de Blind Guardian ("Sekigahara" ou "Troubles").

1 heure de musique. Une épopée. Une fresque historique. Un témoignage.
Chronique par Duby
Mars 2026

01 - Cairn (1:31) ft Johann & Lu [Asylum Pyre]
02 - Sufero (5:14) ft Johann & Lu [Asylum Pyre]
03 - Orishas (7:39) ft Rock [Arka'n Asrafokor] & Lakoélé Atalawoé
04 - Bhopal (5:41) ft Mathieu Gehin [Muhurta])
05 - Trails Of Tears (9:14) ft Michael Rose
06 - Sekigahara (6:28)
07 - Troubles (7:28)
08 - Colonias (3:56) ft Aileen & Gabriel Fradet
09 - On Both Sides (9:22)
10 - Fear Is The Pandemic ft Dev [Stone Horns]

Paroles : Indisponibles. Ajoutez les paroles ICI Cliquez pour ajouter les paroles

Musiciens : Steph Fradet (Chant Lead/Backing Vocals), Grégori Giraudo (Guitares/Backing Vocals - Lead Vocals sur "On both sides"), Fabien Peugeot (Basse), Eric Mannella (Batterie/Backing vocals)

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