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TRUST voit le jour en 1977 en banlieue Parisienne, s'imposant comme le fer de lance du Hard Rock français, mêlant riffs hargneux et textes politiques vindicatifs.
Après le premier album "Trust" en 1979, puis l'explosion de "Répression" en 1980 la bande à Bernie et Nono se produit sur la tournée "Répression dans l'Hexagone", série de concerts donnés en fin d'année 1980 : Nice les 23 et 24 Octobre, Nantes le 29 Novembre, Lyon le 6 Décembre...
C'est dans ces salles que sont captés les enregistrements qui deviendront, douze ans plus tard, l'album "Live – Répression dans l'Hexagone", dont il est question ici, sorti en 1992.
Le disque est publié par "Epic/Sony", dans un contexte où TRUST n'a plus la même visibilité qu'au début des années 80, mais où la demande pour un témoignage scénique de cette époque reste forte.
Le mixage est réalisé au "Studio de la Grande Armée à Paris par Serge Pauchard, avec Bernie et Bobby Bruno aux notes de livret. La pochette reprend l'identité visuelle de TRUST période "Répression", dans une esthétique simple, sobre, centrée sur le logo du groupe.
Au moment de ce live, TRUST est alors composé de Bernie Bonvoisin au chant, Norbert Krief à la guitare lead, Moho Shemlakh à la guitare rythmique, Vivi Brusco à la basse et Kevin Morris à la batterie.
Une petite "Intro", qui n'est autre que le public, avant que "Darquier" ne débarque : tempo nerveux, guitares serrées, et un Bernie qui attaque bille en tête, fidèle à la veine dénonciatrice du morceau. On sent que le groupe est à son apogée. Nerveux. Fidèle... et qu'il croit en ce qu'il joue...
Bernie harangue le public : "On va te parler de la police... ce morceau s'appelle... ce morceau s'appelle..."... Le public répond aux injonctions de Bernie : "Police milice" !!! "... et putain c'est d'actualité !!!"... avant de reprendre le refrain en choeur. L'osmose est à son comble, l'interprétation impeccable et la tension omniprésente !
L'enchainement est direct, sans temps mort pour un "Monsieur Comédie" fidèle à l'original, alternant couplets tendus et refrains accrocheurs, où les guitares acérées s'expriment pleinement.
La suite, c'est un "Fatalité" rugueux qui s'allonge sur plus de cinq minutes, laissant à Nono des plages pour des lignes de guitare plus mélodiques, sans perdre la rugosité du propos.
Les brûlots se succèdent : "Préfabriqués" le fougueux, "Palace" où le public chante une bonne partie des paroles, et sa partie Disco ou Bernie se moque : "T'es disco ???". Le public de ce live, c'est de la dynamite !
Le "Le matteur" enchaîne. Le public et Bernie font un bon duo, chantant à tour de rôle. L'osmose est totale et le plaisir communicatif.
"On va te présenter un tout nouveau morceau ! Ce morceau s'appelle "Les brutes". Le titre figurera sur le prochain album "Marche ou crève" et c'est surement ici l'une des premières fois ou il est joué sur scène, fidèle à ce que nous découvrirons sur la galette quelques mois plus tards, apportant une dimension plus Heavy, avec un groove lourd, un refrain imparable et des breaks efficaces...
Puis arrive "H&D" : "On va parler des hôpitaux psychiatriques et des gens qu'on y interne trop souvent sans raisons" auquel succède "Toujours pas une tune". Ces compos du premier opus retrouvent sur scène cette énergie brute que les fans adorent, portée par la basse de Vivi et la frappe sèche de Kevin Morris.
Le chant est tout aussi agressif, les guitares toujours saturées et purement Hard. L'énergie déployée est au diapason et le groupe à son sommet.
L'ensemble est capté de manière directe, sans effets superflus : on entend les réactions du public, les respirations entre les morceaux, ce qui renforce le caractère documentaire de l'album.
TRUST ouvre ensuite une parenthèse en forme d'hommage avec "Problem Child" et "Live Wire", reprises d'AC/DC jouées en mémoire de Bon Scott, avant de revenir à son propre répertoire avec "Bosser 8 heures", transformé en véritable exutoire scénique, puis "Antisocial", qui clôt le disque dans une version compacte mais toujours explosive.
Cet album live est à ce jour le meilleur témoignage de TRUST sur scène, qui nous fait revivre et partager un groupe alors au sommet de son art. Indispensable !
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