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CHRONIQUES |
En 2005, l'album Furious Zoo II était né de
l'insistance des fans de voir rééditer le premier "Furioso" alors épuisé.
Pour répondre à cette requête, Renaud Hantson a fait le choix de métamorphoser
en véritables chansons chantées, 12 titres instrumentaux composés à l'origine en
2003.
Le chanteur batteur compositeur l'avoue sans détour : "Je me suis retrouvé avec
douze chansons auxquelles j'ai rajouté les six titres du premier Furioso, ce qui
explique un Furious Zoo cuvée 2005 que j'ai toujours considéré comme bancal".
Le mot est lâché, et comment ne pas considérer ce Furious Zoo III, tout aussi
bancal que son prédécesseur lorsque l'on observe de près sa constitution : 8
nouveaux titres studio et 9 titres captés live au boucanier (un petit club de
Poissy) le tout allègrement mélangé.
La tracklist manque clairement d'unité mais toutefois pas d'intérêt, et je vous
propose donc d'y voir un peu plus clair dans ce joyeux foutoir, à commencer par
la partie studio.
On trouve évidemment du hard rock et du bon avec l'introductif "Cold like ice"
et "You're there", deux titres puissants aux forts relents 80's, presque heavy,
à la rythmique basse / batterie implacable (Renaud utilisant même la double
pédale à la fin du deuxième nommé) et aux guitares lumineuses, fruits de la
virtuosité d'un Benoît Cousin qui brille de mille feux.
Mais enfermer Renaud dans un style est impossible. Il y a aussi du blues sur
cet album, avec la ballade très typée "I love you" et l'excellent "Groovin'
with J.", qui quant à lui sort un peu des sentiers battus avec ses claviers
plutôt FM.
Parmi ces 8 nouveautés, il y a aussi des morceaux plus calmes comme ce "Feeling low", magnifique power ballade avec un côté soul pleinement revendiqué par
Renaud, ou encore ce "Who can tell" pas hard rock pour un sou, à l'ambiance
feutrée, guitare en son clair, batterie jouée avec les mains façon percus, où la
voix de Renaud fait son effet pour le plus grand plaisir de nos oreilles.
On ne manquera pas de signaler sur ces 2 titres plus calmes le remarquable
travail de Cédric Le Coz à la basse.
Si vous avez bien compté il manque 2 titres à l'appel... et quels titres !
Il y a tout d'abord cette reprise somptueuse du "Into the groove" de Madonna
qui donne l'occasion à Renaud de réunir le temps d'un titre ses deux mondes
musicaux.
Grâce à Cédric, ça groove sévère et c'est un régal auditif que cette cover, qui
a failli ne pas voir le jour, puisque le groupe envisageait dans un premier
temps
de reprendre le "Relax" de Frankie Goes To Hollywood.
Sans présager du résultat, on ne peut que se féliciter de ce revirement quand on
entend la qualité du titre de la Louise, qui pourtant a été enregistré au dernier
moment, comme quoi la spontanéité a du bon !
Enfin, il y a ce qui est pour moi le meilleur titre du CD et qui pourtant a bien
failli ne pas figurer sur l'album où il apparaît seulement en bonus track, j'ai
nommé "Dernier recours".
Voici un hard rock mélodique brillant, dédié à Laurent Bernat, co-fondateur de
Satan jokers et décédé en 2005 à cause de son penchant pour certaines substances
illicites.
Non seulement la musique est une réussite mais les paroles pleines de détresse
signées Hantson / De Mauleon sur le sentiment d'isolement face à la came sont
superbes, emplies d'émotion mais aussi d'un froid réalisme, en un mot touchante.
Parlons désormais de la partie live qui permet pour la 3ème fois en trois album
de re-réécouter les excellents "Don't you wanna rock", "Magic Tokyo girl" et
"Sex on the telephone line" ce que certains trouverons exagéré malgré la
qualité de ces morceaux mais fort heureusement ces versions live sont de très
bonne facture.
On notera aussi la présence de deux extraits de Furious Zoo II prouvant au
passage que si Renaud juge cet album bancal, lui et ses acolytes comptent bien
malgré tout défendre ces morceaux sur scène avec en particulier "What you are to
me" et "Believe it or not" qui passent plutôt bien l'épreuve.
Mais plus intéressantes encore sont les reprises qui parsèment ce CD et si je
vais glisser rapidement sur le "Hendrix medley" (très bon au demeurant), je
m'attarderai un peu plus sur les autres.
En effet, comment ne pas succomber aux parties de guitares enragées et à
l'énergie incroyable de ce "I might lie" empruntée à Andy Taylor (extrait de
l'album "Thunder" réalisé en collaboration avec l'ex Sex Pistols Steve Jones
en 1987) et joué pied au plancher sur un tempo bien plus élevée que l'originale.
En fan des 80's, comment ne pas apprécier ce "Needle in the groove" des cultissimes irlandais de Mama's Boys, joué impeccablement par le trio français
(avec une citation pour Benoît qui se révèle impérial sur ce titre).
Et puis, cerise sur le gâteau, il y a cette petite dernière, certe évidente,
extraite du répertoire de Satan Jokers, j'ai nommé "Pas de solution".
Bien sur certains auraient préféré un titre du 1er album des SJ mais voilà, le choix
du groupe s'est porté sur cet extrait du III (tiens tiens...) et bien leur en a
pris car l'interprétation est remarquable et en tout point fidèle à l'originale.
C'est d'ailleurs l'un des points positifs de cette partie live, la qualité
d'interprétation des musiciens et leur professionnalisme. Des qualités
indispensables dans une configuration power trio qui ne laisse guère de place à
l'approximation.
Au final, cet album qui alterne sans vergogne chansons en studio et titres live,
ce qui aurait d'ailleurs pu être un handicap à la base, s'avère en fait un
joyeux bordel "rock'n'roll" qui respire la joie de jouer tout au long des 17
titres qui le composent.
Bon, soyons clair, on ne tient pas là le digne successeur de
"Furioso" et il
nous faudra pour cela encore patienter mais ce III dépasse de la tête et des
épaules son prédécesseur, bien plus difficile à appréhender, et permet au groupe
de redorer son blason.
Enfin, et afin d'être vraiment complet quant à cet épisode Furious Zoo III, je me
dois de vous parler du DVD sorti lui aussi chez Brennus à la même époque et qui
me semble un complément indispensable au CD.
S'il contient lui aussi une partie live immortalisée au Boucanier avec une
tracklist un peu différente (dont une superbe reprise du "Promise her the moon" de Mr Big"), il convient de signaler les deux rubriques bonus :
- L'une live qui permet de visionner, outre des extraits de reprises ne figurant
pas toujours sur le CD, les interprétations live de "Just keep hoding on" et
"Get out" avec Zouille au chant, ainsi qu'une reprise improvisée du "Breaking
the law" de Priest avec Marc Varez (Vulcain, Blackstone) derrière les fûts.
- L'autre studio où l'on peut voir les trois musiciens en pleine séance
d'enregistrement avec Alfi Manas derrière la console, un document que les
apprentis musiciens sauront apprécier à sa juste valeur. |
Chronique par
Lolo36
Novembre 2011 |
01 - Cold like
ice (3:52)
02 - Into the groove (4:00)
03 - Groovin' with J (2:49)
04 - Don't you wanna Rock (4:23)
05 - I might lie (3:37)
06 - Needle in the groove (3:52)
07 - Magic Tokyo girl (3:40)
08 - What you are to me (3:01)
09 - Believe it or not (2:47)
10 - Feeling low (2:29)
11 - You're there (2:53)
12 - Pas de solution (4:19)
13 - Sex on the telephone line (4:58)
14 - Hendrix medley (Foxy lady / Purple haze / Spanish castle magic) (8:19)
15 - I love you (3:30)
16 - Who can tell (2:42)
17 - Dernier recours (3:35) |
Paroles : Indisponibles. Ajoutez les paroles
ICI  |
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Musiciens
: Renaud Hantson (Chant / Batterie / Claviers), Benoit Cousin (Guitares), Cédric
Le Coz (Basse) |
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